Vous nous avez posé de nombreuses questions sur cette vidéo, vue plus d'un million de fois, partagée des dizaines de milliers de fois, et diffusée avec différentes légendes sur Facebook et Twitter.
facebook.com/gjpourlepeuple…
Voici nos informations.
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La vidéo a été diffusée avec cette légende :
"La policière met une grenade lacrymogène dans la veste d’un #GiletJaune, celui-ci est gravement blessé"
C'est faux : la grenade n'est pas dans la veste et l'homme n'a pas de grosse blessure apparente.
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Elle a aussi été diffusée avec cette légende :
"Gilet jaune au sol grenade à bout portant une honte". Cela sous-entend que la police a délibérément cherché à viser un manifestant.
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Factuellement, que voit-on dans cette vidéo confuse : sur une route, une policière, bombe lacrymogène dans une main, tombe à terre en même temps qu'un "gilet jaune" qu'elle agrippe de l'autre. Une grenade explose à leurs côtés. Les deux personnes se relèvent peu après.
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Nous n'avons pu retrouver l'auteur original de la vidéo et donc avoir une version côté manifestants. Nous sommes preneurs de renseignements si vous connaissez l'auteur ou si vous étiez ce samedi 15 décembre vers le rond-point Rosa Parks de Sens.
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Car selon le service information et communication de la Police nationale (SICoP), c'est là que la scène s'est déroulée : la police a cherché à débloquer un rond-point, et face à quelques gilets jaunes "agressifs", a usé d'une "grenade à main de désencerclement" (GMD).
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"Au moment où éclate cette "GMD", cela propulse des plots en caoutchouc semi-dur, cela provoque des bons bleus plus une détonation assez importante, un effet de sidération, et il y a un peu de lacrymo pour piquer aux yeux", explique le SICoP
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Dans ce cas, selon le SICoP, "cette grenade est jetée de manière réglementaire : la doctrine d'usage c'est qu'elle doit être jetée au sol et dans un contexte où les policiers sont pris à partie. En écoutant, la vidéo, il n'y'a pas de doute."
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Mais "visiblement", toujours selon le SICoP, "elle explose trop près du mis en cause et de la policière. Ca peut s'expliquer par trois choses : soit elle est mal lancée, soit il y a eu un rebond, soit elle a été poussée."
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Selon le SICoP, "l'individu n'a pas été blessé. Il a été placé en garde à vue pour rébellion. Dans le cadre de sa garde à vue, il a pu demander à voir un médecin mais nous ne savons pas s'il en a fait la demande".
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Dans la vidéo, la policière se plaint d'une douleur à la jambe après l'explosion : "Elle a été transportée à l'hôpital pour une abrasion au tibia", selon le SICoP
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L'Inspection générale de la police nationale a-t-elle été saisie ? "Non, il n'y a pas de saisine de l'IGPN car il n'y a pas de faute dans le cadre d'emploi" de la grenade à main de désencerclement selon le SICoP.
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Si vous avez plus d'informations, contactez-nous par message privé.
Vérification par @GuillaumeDaudin
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