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Est-ce qu'il y a un effet saisonnier chez les virus respiratoires ? Chez le #COVIDー19 ?
J'ai tracé un graphe qui représente le % de cas positifs à un test de PCR par mois à Paris en France (2011-2016) et pour le MERS en Arabie Saoudite (2012-2017)
#CONFINEMENTJOUR10
La grippe (influenza), les bocavirus, les métapneumovirus, les coronavirus du rhume et le VRS ont un effet hivernal marqué
Le Virus Syncytial arrive en pic avant la grippe
Les bocavirus, les métapneumovirus donnent des infections respiratoires chez les enfants
Pour d'autres virus comme les picornavirus (rhume, gastro), les adénovirus (atteintes oculaire, respiratoire, digestives), c'est beaucoup moins marqué
Pour le MERS-CoV, ce n'était pas saisonnier, il s'est d'ailleurs développé en Arabie Saoudite un pays très chaud
La saisonnalité est + facile à comprendre pour les maladies propagées par des insectes (maladies vectorielles) qui prospèrent pendant les saisons des pluies, telles que le chikungunya ou la dengue
Il faut distinguer les virus qui circulent depuis longtemps des virus émergents
Les coronavirus "communs" (229E, OC43, NL63 et HKU1) responsables de 30% des rhumes existent depuis longtemps, donc une certaine partie de la population est immunisée, ce qui peut aider à faire disparaître ces virus dans des conditions défavorables (effet "saisonnier")
Les virus avec des enveloppes (de lipides) sont plus fragiles et vulnérables aux conditions défavorables comme la chaleur et la sécheresse estivales. Certains pensent que les baisses d'humidité absolue pourraient expliquer le début des épidémies de grippe
De nombreux facteurs peuvent jouer sur les dynamiques des épidémies : la saisonnalité des veteurs, facteurs climatiques (T°, humidité, précipitation…), facteurs aclimatique (salinité de l’eau), co-infection saisonnière,
exposition saisonnière/comportement (si les gens sortent plus), taux de contact, immunité de l'hôte qui varie ...
Pour les maladies saisonnières bien connues, on connaît mal pourquoi elles croissent et décroissent au cours de l'année civile
Le SRAS est apparu à la fin de 2002 et a été chassé de la population humaine à l'été 2003 grâce à des efforts intensifs de confinement. Le MERS saute sporadiquement des chameaux aux humains mais jamais une transmission interhumaine généralisée comme #COVID2019
SRAS/MERS : Aucun des deux virus n'a circulé assez longtemps, à une échelle suffisamment large, pour qu'un cycle saisonnier émerge
Pour Ebola (autre virus émergent) : il a provoqué de grandes épidémies au Zaïre et au Soudan en 1976, puis a disparu en grande partie jusqu'à sa réapparition 18 ans plus tard et on ne sait pas pourquoi
Pour le COVID19, on a aucune idée de l'éventuelle survenue d'un effet saison
Le virus peut clairement se transmettre dans des climats chauds et humides comme à Singapour
Un éventuel effet saison ne sera pas suffisant pour ralentir l'épidémie comme la population n'est pas immunisée contre ce virus et qu'il est déjà présent dans de multiples pays
Sources : thelancet.com/journals/lanin…
europeanreview.org/article/15276
ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28708843
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