"C’est compliqué, le président vous appelle et vous dit 'par contre, vous ne le mettez pas dans ma bouche'… Qu’est-ce que j’aurais fait si j’avais été bénéficiaire des appels et des SMS ?" #autopromo
Bon, je signale que la @mediatriceRF a longuement évoqué les différents sujets ayant porté sur le "off" présidentiel révélé par @LePoint @LEXPRESS, confirmé par @lopinion et sur lequel je suis revenu par un article @arretsurimages. Elle n'est pas tendre !
Tout part de l'excellente question d'un auditeur : "Ne pensez-vous pas que dans de telles circonstances, il existe un risque d'instrumentalisation d'un journaliste par un pouvoir politique qui cherche à faire 'passer des messages' à l'opinion ?"
La médiatrice @EmmanueleDaviet entreprend ensuite de donner au @LePoint et à @arretsurimages une leçon de journalisme bien sentie. Elle ne mentionne ni @LEXPRESS ni @lopinion_fr ayant pourtant publié eux aussi des articles sur ce "off".
Sur la question du contradictoire, qui introduit et clot son texte, rien à ajouter me concernant. C'est une erreur, j'aurais dû tenter de joindre @cyrilgraziani et je ne peux que lui présenter mes excuses pour ce non-respect d'un principe essentiel.
Ayant "seulement" levé le voile qui couvrait pudiquement dans les articles son intervention à la matinale de @franceinter, je n'ai pas mis l'engagement habituel dans le respect de ce principe. Chacun sera juge de sa version des faits telle que racontée par la médiatrice.
Par contre, la présentation par la médiatrice de son intervention élude à mon sens un peu vite l'ambiguïté qu'il y avait à exposer comme information un souhait de report du vote de Macron, en totale contradiction avec les phrases suivantes sur sa supposée harmonie avec Philippe.
Dans l'hypothèse où le président appelait, fallait-il dévoiler qu'il était l'informateur ? Je pense personnellement qu'il fallait refuser le off en amont, quitte à perdre l'info, ou le briser en aval (ce que j'ai déjà fait avec @SebLecornu au temps jadis de mon blog local).
Accepter un tel off, et plus largement accepter les off politiques qui relèvent manifestement plus de la manipulation de l'opinion (ou du journaliste) que du devoir d'information, me paraît être vite extrêmement risqué.
Alors c'est sûr, ça croustille moins dans les pages d'indiscrétions politiques. Mais la confiance des lecteurs n'est-elle pas à ce prix ? Les rubriques indiscrets sont souvent perçues comme un grand jeu de "qui manipule qui" plutôt que des infos même vaguement fiables...
En conséquence, le propos exigeant le principe du respect des sources me semble plus discutable s'il est bien question d'une tentative de manipulation de l'opinion en provenance du président de la République en personne (les journalistes maintenaient leur info dans mon papier).
On n'enquête effectivement pas pour dévoiler les sources des confrères... mais ce principe est-il encore valable dans cette situation exceptionnelle ? Les 3 journaux ayant publié l'info initiale protégeaient légèrement Graziani en ne nommant pas la radio ou le journaliste.
Sauf que cela ne cachait l'information qu'aux non-initiés. ASI fait du journalisme sur le journalisme, fallait-il dévoiler l'émission et le journaliste, ou les laisser dans l'ombre alors que c'était une des questions importantes qui intriguaient à la lecture des 3 articles ?
Je n'ai pas forcément la réponse, mais je m'interroge : commentaires bienvenus ! Merci en tout cas à @mediatriceRF, son jugement est sévère, un peu excessif à mon sens, mais il a le mérite de me faire réfléchir à mes pratiques. Ça ne fait jamais de mal !
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