En publiant un nombre hors normes d'études dans des revues scientifiques tenues par ses amis, Didier Raoult obtient un indice H mirifique (faisant de lui le+grand microbiologiste) et décroche 10 millions d'euros de financement par an à l'APHM via #Sigaps.
lexpress.fr/actualite/scie…
Sauf que...
- l'indice H ne juge pas de la qualité d'un chercheur
- publier dans des revues "amies" pose des questions éthiques et de morales a minima
- le point 2 lui permet de gonfler la part de "financement sigaps" à l'APHM, au détriment d'autres établissements de recherche.
En réponse à certaines questions : il existe effectivement une véritable problématique autour de Sigaps/Merri, notamment le fait qu'il y a de plus en plus d'établissements qui en profitent alors que l'enveloppe reste relativement stable depuis 12 ans.
Les versements aux établissements privés, notamment, posent questions, selon le "papa" de Sigaps, Patrick Devos.
2 liens utiles : solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-san…
+ la liste de tous les financements MERRI/SIGAPS (format excel) solidarites-sante.gouv.fr/IMG/xlsx/dotat…
Bref, si des chercheurs peuvent abuser du système MERRI/SIGAPS, c'est qu'il y a un problème avec ce système (et sa distribution), qui devraient probablement être plus encadrés.
Je rajoute cette petite perle récemment partagée : Didier Raoult confie lui-même dans un livre (écrit notamment par Douste Blazy) avoir fait la grève des signatures Sigaps pour mieux négocier avec l'AP-HM. books.google.fr/books?id=MshlD…
Correction, la préface est écrite par M. Douste Blazy. L'auteur est Hervé Vaudoit.
Share this Scrolly Tale with your friends.
A Scrolly Tale is a new way to read Twitter threads with a more visually immersive experience.
Discover more beautiful Scrolly Tales like this.
