27 Juin 1974. Deuxième séance des débats de la Ve législature de @AssembleeNat
Les échanges qui suivent vont donner lieu à un vote UNANIME qui va marquer l'exercice du journalisme en France👇🏽💪🏽✊🏽
Loi du 4 juillet 1974 : "Toute convention par laquelle..."
archives.assemblee-nationale.fr/5/cri/1973-197…
Le député PS de #Marseille, Charles-Emile Loo (prédécesseur d'un certain JC Gaudin), président de séance, prend la parole :
"L'ordre du jour appelle la discussion des conclusions du rapport de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales...
...sur la proposition de loi de M. Cressard tendant à compléter le livre Ier du code du travail per un article 29 u en vue de faire bénéficier les journalistes "pigistes" des dispositions prévues par la loi du 29 mars 1935 relative au statut professionnel des journalistes
La parole est à M. Fillioud, rapporteur de la commission des aff. cult, fam et soc.
M. Georges Fillioud. La proposition de loi de M. Cressard tend à supprimer une injustice et un anachronisme, à faire cesser certains abus et à harmoniser notre législation après la jurisprudence.
Pour rappel, ancien journaliste chez @Europe1 @SDR_Europe1, Georges Filloud était également adhérent au @SnjCgt
GF : Il s'agit de compléter les dispositions de l'article 761-2 du CT pour permettre à tous les journalistes, sans exception tenant au mode de leur rémunération, de bénéficier des dispositions du statut professionnel et des dispositions de la convention collective de la presse.
Jacques Cressard (UDF) : Cette adaptation va donner aux "pigistes" de presse des garanties professionnelles et sociales qui nous paraissent actuellement normales.
"Mais ce qui est le plus important, c'est que nous allons garantir ainsi l'indépendance du journaliste et par là même la liberté de la presse qui, dans notre démocratie, est fondamentale."
"Je sais que pour nous, hommes politiques, la liberté de la presse a parfois quelque chose d'agaçant : nous ne retrouvons pas dans les journaux l'image que nous nous formons de nous- mêmes et celle que les journalistes en donnent est quelquefois assez déformée.
Mais je crois cependant que les journalistes doivent être assurés de pouvoir donner à nos concitoyens une vue de nos travaux et de la vie de la nation qui soit libre . En donnant des garanties aux journalistes professionnels, nous assurons cette nécessaire liberté de la presse.
C'est pourquoi je me réjouirais de nous voir voter ce texte à l'unanimité. Nous retrouverions ainsi la majorité d'idées qui est chère au président de cette Assemblée et que nous ne constatons que trop rarement dans nos travaux . (Applaudissements.)
M. Jack Ralite (PCF). Mesdames, messieurs, enfin la situation des journalistes payés à la pige peut être réglée sur une base solide.
Je dis « enfin », car notre discussion de ce soir est un aboutissement.
Dans les archives de la profession, les journalistes payés à la pige occupent une place importante au chapitre des revendications. La précarité de leur situation -qu'ils écrivent, photographient, dessinent ou filment, est connue depuis longtemps. Mais elle demeure. (27/06/1974)
Aujd'hui, rien que s/la place de Paris, ils sont fort nombreux, p/choix pour certains, p/obligation pour bcp. On ne compte plus les embauches sous la rubrique "pigiste" et quantité de jeunes hommes et de jeunes femmes sont, de ce fait, ds la situation de l'oiseau sur la branche.
Est-il normal que les JOURNALISTES PAYéS A LA PIGE —je préfère cette formule à celle de "pigiste" car elle ne fait pas entrer dans une catégorie ceux qui exercent la profession sous cette forme, elle en fait des journalistes à part entière,
alors que la dénomination "pigiste", en faisait des journalistes entièrement à part— est-il normal, dis-je, que les journalistes à la pige vivant d'un travail contrôlable et d'ailleurs contrôlé —le fisc est là— soient en général moins payés que les journalistes professionnels,
qu'ils soient toujours. ou presque, en retard d'une ou deux revalorisations, d'ailleurs minorées? Est-il normal qu'il y ait encore des journalistes qui n'ont pas droit aux congés payés, ni au 13e mois, ni à la formation permanente, ni à l'indemnité de licenciement,
ni à l'affiliation aux Assedic, ni à la retraite complémentaire ? Que certains dirigeants d'entreprises de presse aient intérêt au statu quo, c'est l'évidence ; ils y gagnent financièrement, et je dirai presque politiquement...
Pour rappel, Jack Ralite, ancien journaliste à @humanite_fr était également adhérent au @SnjCgt
Le texte dans sa totalité est à retrouver ici :
archives.assemblee-nationale.fr/5/cri/1973-197…
Cc @EFJEUROPE @IFJGlobal @SNJ_national @PigistesCFDT @SIPMCS_CNT @force_ouvriere @pigist @raslaplume
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