Qu'est-ce qui permet d'envisager qu'il est souhaitable de devoir interpeller un personne pour lui "tirer les vers du nez en privé" afin de découvrir des positions perçues comme antagonistes à celles qui sont induites par ses propos publics ?
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Qu'est-ce qui permet d'envisager, plus pratiquement, qu'il est seulement possible que plusieurs dizaines de milliers de followers mettent en œuvre cette démarche ; ou que cela puisse être concrètement fonctionnel ?
Chez les personnes se disant sceptiques, en particulier, cette explication ("il ne pense pas vraiment ça, on s'en rend compte quand on le connaît en privé") fonctionne-t-elle également vis-à-vis des personnes promouvant les pseudosciences telles que l'homéopathie, par exemple ?
Ou est-ce que solliciter les personnes en privé pour déceler un avis contraire ou nuancé est un réflexe spécifiquement réservé à tout ce qui est relatif aux sciences sociales ?
"Certes, il a dit sur Twitter que l'homéopathie pouvait guérir le cancer, mais je suis allé lui tirer des vers du nez en privé et il m'a bien dit qu'il pensait juste que ça pouvait être un soutien pour certaines personnes, comme la confiture, donc stop au tribunal Twitter !"
Il me semble qu'il existe un double standard assez puissant et régulier, ici.
On notera l'accusation implicite adressée à celles et ceux qui n'ont pas "pris la peine" d'aller voir AG en privé : si vous ne faites pas d'effort pour comprendre, c'est votre responsabilité.
Bref. Les propos publics ont un impact qui existe indépendamment de l'intention qui les porte ; impact d'autant plus puissant que l'audience de la personne qui les formule est grande. Ne pas le prendre en compte, c'est du déni de science, et ça n'est pas dénué de conséquences.
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