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Aug 13, 2020, 13 tweets

Algérie : libération immédiate pour Khaled Drareni snjcgt.fr/2020/08/12/alg…

« Khaled Drareni a été condamné à trois ans de prison ferme par le tribunal de Sidi M’hamed. Son crime : exercer son métier de journaliste dans le respect des règles de la déontologie, notamment dans sa couverture continue du Hirak depuis le 22 février 2019. » @khaleddrareni

La pétition lancée le 11 août par des journalistes algériens pour réclamer la libération de leur confrère approche déjà les 6 000 signatures, dont celle du SNJ-CGT.
Cc @LeilaBeratto

Khaled Drareni, 40 ans, dirige le site d’information Casbah Tribune. Il est également le correspondant en Algérie de @TV5MONDE et de @RSF_inter. En prison depuis fin mars, il a été condamné le 10/08 pour “incitation à attroupement non armé » et « atteinte à l’unité nationale”.

La justice lui reproche la façon dont il a couvert une manifestation, début mars, du Hirak, le mouvement populaire algérien lancé en février 2019, au moment où Abdelaziz Bouteflika avait annoncé sa candidature à un cinquième mandat présidentiel.

Mais également d’avoir publié sur Facebook un communiqué émanant d’organisations politiques appelant à la grève générale. Khaled Drareni répond n’avoir fait que son métier.

Au-delà du scandale qui consiste à arrêter, emprisonner, juger et condamner quelqu’un pour de tels motifs, ses soutiens dénoncent un « traitement spécial […] insupportable »,

puisque « ses co-inculpés dans le même dossier, avec les mêmes chefs d’accusation infondés, ont été condamnés à des peines inférieures à la période de détention provisoire ».

« L’acharnement diffamatoire contre lui a été alimenté par une interférence présidentielle à charge dans cette affaire », insiste la pétition, qui pointe « la peine de prison la plus lourde prononcée depuis l’indépendance contre un journaliste pour son travail ».

Le SNJ-CGT appelle à signer la pétition, dont il fait sienne cette revendication : « La place de Khaled Drareni n’est pas en prison. Nous signataires de cette pétition initiée par un groupe de journalistes exigeons sa libération immédiate et sa réhabilitation ».
Cc @cdeloire

Dans une tribune parue en novembre dernier, plus de 150 journalistes algériens condamnaient déjà « avec vigueur l’escalade des atteintes graves aux femmes et aux hommes de la profession et [le] harcèlement systématique des médias dans les secteurs public et privé [...]

et contre la presse électronique ». « Nous considérons que l’arrestation de certains journalistes, leur emprisonnement, les placements sous contrôle judiciaire et les interdictions de sortie du territoire national imposés à d’autres, [...]

sont liés à leur engagement professionnel en relation avec la chose publique et que cela constitue une forme d’assujettissement et d’intimidation », écrivaient-ils alors.
Il est plus que temps que la liberté de la presse et des journalistes soit respectée en Algérie. #FreeKhaled

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