Le #Vooruit de @conner_rousseau (2): en 1999, le publicitaire Patrick Janssens devenu soudain président avait appliqué une logique marketing. Le SP devint le sp.a, (Socialistiche Partij Anders) le point graphique étant là pour qu’on ne confonde pas le parti avec… l’eau minérale.
#Vooruit (3): avec sp.a,
il s’agissait aussi à l'époque d’accueillir le mini-parti Spirit de Geert Lambert, ex vice-président de la Volksunie. Et touriste politique puisqu’il fonda ensuite le Sociaal-Liberale Partij, qui fusionnera avec les écolos flamands de Groen
#Vooruit de @conner_rousseau (4):
Bref, les socialistes flamands ont tellement voulu changer le nom et leur image d’ouverture qu’ils ont fini par s’égarer. (pour rappel, Caroline Gennez voulait, elle, appeler son parti Socialistisch en Progressist Partij)
#Vooruit(5): On le voit: un nouveau nom n’est pas automatiquement, pour un parti, une renaissance: c’est aussi un risque.
L’entreprise peut être une formidable réussite (le VLD de la grande époque de Guy Verhofstadt ou un égarement (l’embarras des socialistes flamands depuis 99).
#Vooruit (6) Phénomène évident: le nom d’un parti n’a pas la même valeur à droite qu’à gauche.
La droite -le phénomène est très voyant en France- a tendance à opter pour des valeurs consensuelles. On parlera de “Rassemblement”, d’ “Union”, ou , comme pour le MR, de “Mouvement”.
#Vooruit (7): Les militants de droite ne sont pas attachés à tout prix au nom de leur parti: à preuve en France les multiples appellations successives du courant gaulliste… (UDR, RPR, UMP, les Républicains ...)
#Vooruit de @conner_rousseau (8):
Les partis de gauche, eux, ont davantage l’impression de perdre partie de leur identité. Leur appellation c’est, mine de rien, la continuité des luttes politiques des ancêtres...
#Vooruit (9):
C’est ce qui explique que le PS n’a jamais même envisagé de changer de nom depuis la scission du PSB en 1978. Même dans ses périodes de ressac. On y a juste jeté la rose au poing, empruntée à François Mitterrand depuis 1971, et relooké le design du logo PS.
#Vooruit (10): c’est un fait que tous -oui tous- les partis du Nord ont changé leur nom. Parfois par la force (la Cour de Cassation qui condamna le Vlaamse Blok pour racisme, le forçant à se rebaptiser en Belang) le plus souvent pour se défaire du passé, avec + ou - de bonheur.
#Vooruit (11): S'étant retrouvé dans l’opposition en 2001 le CVP choisit de se défaire de l’image “conservatrice” de l’Etat CVP. Des spins doctors inventèrent le CD&V, pariant sur le symbole & censé démontrer la volonté d’unir et non point de diviser.
Las, la mayonnaise a viré.
#Vooruit (12):
Les libéraux flamands, eux, ont connu bonheurs et malheurs. Lancé sur orbite en 1992 par Verhofstadt, le VLD (Vlaamse Liberalen en Democraten) devient finalement, de peu, le premier parti de Flandre en 1999.
#Vooruit (13):
Mais le VLD eut la curieuse idée en 2007 de se mettre en cartel avec le mini parti Vivant du richissime Roland Duchâtelet (oui, celui du Standard de Liège) sous le nom d'Open Vld. C’est le début de ses ennuis.
#Vooruit (14): Verhofstadt réactualise ses convictions et change le VLD en OpenVLD.
Trois ans plus tard, Alexander De Croo retire la prise du gouvernement Leterme: et les libéraux du Nord dévissent les échalotes, perdant plus d’un quart de leurs électeurs.
#Vooruit (15):
On le voit: un nouveau nom n’est pas automatiquement, pour un parti, une renaissance: c’est aussi un risque.
L’entreprise peut être une formidable réussite ou un égarement. C'est une belle interrogation: faut-il toujours tout chambouler pour se moderniser?
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