Quand @lefigaro s'égare dans son fantasme 100% vélo contre des miettes pour les transports en commun à Paris... #grandremplacement #grandnimportequoi @deletraz @BruneDaudre @ParisEnSelle @mdb @ArielWeilT
facebook.com/lefigaro/video…
1⃣▶ La ligne 1 du métro est l'une des plus saturés du réseau et les lignes de bus sont très fréquentés. Il y a donc un enjeu de désaturation des transports en commun (not. cette ligne), qui par ailleurs ne permettent pas de respecter les gestes barrières.
ouest-france.fr/economie/trans…
Le vélo est l'une des solutions les plus évidentes face à cette situation. Il "fait le poids" pour produire du report depuis les transports en commun et dans une moindre mesure les 2RM et la voiture, beaucoup plus secondaires. Ce que @deletraz omet soigneusement de dire.
2⃣▶ Vous comparez le nombre total de voyageurs empruntant la ligne de métro avec un seul point de passage de la piste cyclable rue de Rivoli, en l'occurence devant l'Hôtel de ville. Cette comparaison est nul et non avenue.
Prenez comme comparaison les entrées et sorties d'une station ou bien le nombre d'usagers entre les stations de métro Saint-Paul et Chatelet, ou Hôtel de Ville et Concorde, pas tous les usagers de la ligne 1 de bout en bout. Idem pour les bus.
Peu d'usagers de la ligne 1 parcourent l'ensemble de la ligne, de même que peu de cyclistes suivent en surface le même itinéraire de bout en bout. La majorité des Parisiens et même des banlieusards font des trajets de moins de 3 km, quel que soit le mode utilisé.
3⃣▶ Il y a quasi systématiquement plus de 10 000 cyclistes enregistrés quotidiennement au totem Rivoli, avec des pics à plus de 12 000 ces jours-ci. La tendance est à la hausse forte et régulière depuis que le compteur existe, qu'il fasse beau ou pas.
Les comptages sous-estiment la fréquentation : les vélos circulant sur la voie du milieu, devenue une piste cyclable en juin, ne sont pas comptabilisés par le totem, ce qui représente plusieurs milliers d'usagers par jour.
Et scoop : près de 50% de l'espace public est dévolu aux modes motorisés individuels à Paris, alors que les déplacements en voiture représentent moins de 10% des déplacements. Il y a de la marge, donc, pour rééquilibrer l'espace et rendre la capitale cyclo-friendly.
Le trafic automobile a baissé de moitié depuis le début 1990, de 22% entre 2014 et 2019 et les Parisiens et habitants de la 1ère couronne se démotorisent. Le trafic auto peut diminuer encore de moitié d'ici 2026, comme l'a proposé @LaRueEstANous75 huffingtonpost.fr/entry/pourquoi…
En diminuant le trafic de transit, Paris peut libérer de la place à la fois pour les cyclistes et pour créer des voies bus ou réservés aux bus et aux ayant-droits. C'est bien la voiture qui continue d'accaparer l'espace à Paris au regard de son importance et non le vélo...
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