Tiphaine Pioger Profile picture
Journaliste judiciaire & auteure. Ex @LCI. Pour la diversité dans les médias @lachance_media

Nov 16, 2020, 20 tweets

Premier jour du procès de Jonathann Daval accusé du meurtre de sa femme, Alexia, en octobre 2017 avec @Julie_Janus pour les images #ProcesDaval #LCI

Après avoir désigné les jurés populaires, le président de la cour lit le rapport, donnant ainsi le contenu de l’enquête menée depuis la disparition d’Alexia. « J’invite Jonathann Daval à être attentif à ce rapport », dit le président.

Le président de la cour d’assises évoque « de nombreuses incohérences dans l’emploi du temps de Jonathann Daval du 28 octobre 2017 ». L’accusé, dans le box, écoute, immobile. #procesDaval

Le rapport rappelle les faits essentiels. Trois mois après la découverte du corps d’Alexia, le 29 janvier 2018, Jonathann Daval est interpellé à son domicile. En garde à vue, l’accusé explique alors que « sans le voir, il l’a étouffée » après une dispute conjugale. #procesDaval

Le président redonne les différentes versions données par J. Daval tout au long de l’instruction, avec notamment la thèse du complot familial et la mort prétendument donnée par son beau-frère, Gregory Gay #procesDaval

Devant les enquêteurs, J. Daval parle des « crises d’Alexia », des moments d’agressivité intense. Les parents de la victime craignaient ce matin que la personnalité de leur fille soit au cœur de la defense de l’accusé. « Ce n’est pas le procès d’Alexia ! », disaient-ils @LCI

[1/2] En définitive, la dernière version de Jonathann Daval : ce soir-là, Alexia veut une relation sexuelle qu’il refuse. Elle lui reproche qu’il n’est pas « un vrai homme ». Il la repousse à plusieurs reprises contre la rambarde des escaliers et Alexia le mord.

[2/2] Il attrape alors son épouse par le cou et l’étrangle avec ses deux mains pendant 4 minutes. « Une version cohérente avec les constatations médico-légales », lit le président de la cour. #procesDaval

Les rapports psychologiques/psychiatriques parlent d’un homme « frustré affectivement et dépendant de l’objet aimé ». Un homme « sous un aspect fragile [...] plutôt dominant » avec « une propension à la toute puissance et la dangerosité » #procesDaval

Le président termine le rapport en précisant que le juge d’instruction n’a pas retenu la préméditation et a ordonné la mise en accusation de J. Daval pour homicide volontaire sur conjoint - une circonstance aggravante. Pour cela, il risque la reclusion criminelle à perpétuité.

Jonathann Daval se lève. Le président : « je veux m’adresser à vous ».

Le président de la cour à l’accusé : « Ce procès vous permettra de vous exprimer. Il faut que vous puissiez le faire librement. Vous devez vous départir de toute la pression, qui est normal pour un accusé. » #procesDaval

Le président à Jonathann Daval, désignant les médias : « Oubliez tout cela. Concentrez-vous sur ce qui se dit à la barre. Regardez les jurés, ce sont eux qui vous jugeront, pas les personnes dans la salle. » #procesDaval

L’audition de Jonathann Daval aura lieu mercredi. Le président lui pose tout de même une question en cette première journée d’audience : « Aujourd’hui quelle est votre position ? Reconnaissez-vous toujours être le seul impliqué ? ». L’accusé, debout, répond succinctement :« Oui »

C’est l’heure de la déposition de l’adjudant-chef Franck Paredes, le gendarme qui a dirigé l’enquête depuis le 28 octobre 2017 (17 gendarmes qui ont travaillé à temps complet). Comme il en est l’usage, il lève la main et jure de dire toute la vérité. #procesDaval

F. Paredes, directeur d’enquête : rapidement, « Jonathann Daval nous fait des révélations sur sa vie de couple, autour de leur difficulté à avoir un enfant. Il révèle qu’Alexia a fait une fausse couche. Il nous dit qu’elle lui faisait des reproches sur ses problèmes d’erection ».

Très vite, les enquêteurs considèrent J. Daval comme le principal suspect possible. F. Paredes, directeur d’enquête : « Il nous montre une morsure au bras lors d’une crise qu’aurait eu Alexia le matin-même. Là, l’hypothèse du meurtre par le conjoint est envisagé. » #procesDaval

F. Paredes, directeur d’enquête : « L’autopsie met en évidence des mutilations au niveau du visage et du cou, montrant des coups multiples du vivant de la victime. L’autopsie conclut à une strangulation manuelle. Pas de signe évident de violences sexuelles » #procesDaval

L’analyse comportementale de la scène de crime montre qu’ « au regard des investigations et de la victimologie, seul un conflit d’ordre conjugal a été mis en évidence. » #procesDaval

L’avocat de la famille d’Alexia, Me Portejoie, demande au directeur d’enquête : « À l’enterrement, vous savez bien que ça peut être lui, vous avez des soupçons ... vous n’avez pas envie d’intervenir ce jour-là ? Vous le laissez pleurer devant la France entière ! » #procesDaval

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