🧶 #Bolloré : un empire criminel construit sur la violence, le racisme, les spoliations et les pollutions.
Merci @LouisBoyard de mettre en avant la lutte des peuples colonisés contre ce groupe privé fascistoïde.
📸 blog.mondediplo.net/2009-06-16-Bol…
Le Groupe Bolloré détient conjointement avec le groupe Fabri l’entreprise Socfin, basée au Luxembourg, qui a acquis (et spolié) près de 400.000ha de terres en Afrique et en Asie pour en faire des monocultures de palmiers à huile et d’hévéa (caoutchouc).
Fondé en 1909, Socfin a augmenté de 50% ses surfaces exploitées entre 2008 et 2018 profitant d’un mouvement d’acquisition de millions d’hectares par des groupes internationaux en Afrique pour de grands projets d’agrobusiness.
Lire l’enquête : medor.coop/magazines/medo…
En 2016, les mauvaises pratiques de Socfin ont poussé la Société financière internationale, bras financier de la Banque mondiale, à suspendre le processus d’octroi d’un prêt de 150 millions € au groupe pour ses plantations en Afrique de l’Ouest, puis à l’abandonner en 2018.
Mais grâce à ses appuis financiers comme la banque ING, Socfin a étendu ses plantations en complicité avec les États et est aujourd’hui présente dans 10 pays d’Afrique et d’Asie (Cameroun, Côté d’Ivoire, Liberia, Congo, Ghana, Sierra Leone, Sao Tomé-et-Principe, Cambodge…).
Le 29 juin 2018, le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné Hubert Fabri à 12 mois d’emprisonnement avec sursis et 6 000 euros d’amende pour corruption. Il s’est pourvu en appel. Il est par ailleurs poursuivi pour évasion fiscale. lecho.be/entreprises/in…
Au Cameroun, Socfin a pris le contrôle de la Socapalm en 2000 et exploite plus de 60.000 hectares de terres. Elle a exproprié plus de 6000 personnes et en exploite des milliers, dont 15.000 vivent dans une vingtaine de villages-usines répartis dans les plantations.
Le développement de la Socapalm à partir de 1970 a transformé la forêt pluviale riche en biodiversité en monocultures arrosées de pesticides au détriment des populations Bantous et Bagyeli (« pygmées »), toutes deux dépendantes des ressources forestières. rightsandresources.org/fr/blog/camer-…
Le chef de Kilombo, situé au cœur de 60.000 ha de palmiers à huile, raconte le désastre humain et écologique : « le peu de forêt qu'il nous reste est une forêt morte. Les plantations sont arrosées jour et nuit alors que nous n’avons même pas de puits. » radiofrance.fr/franceinter/po…
À Mbonjo, les habitants se sont fait voler 200 hectares de terres, remplacés par des champs de palmiers à huile, et dénoncent l’occupation illégale de Socfin jusqu’au cimetière transformé en plantation. La population lutte pour déraciner l’entreprise. farmlandgrab.org/post/view/3108…
L'empressement de Socfin/Socapalm à faire certifier ses plantations comme "durables" ulcère les habitants qui constatent depuis des décennies que l’entreprise ne respecte ni les droits humains et fonciers ni les critères sociaux et environnementaux.
En 2019, en Sierra Leone, les mobilisations des communautés autochtones réclamant le respect de leurs droits ont subi une intense répression conduisant à la mort de 2 villageois, des arrestations et le déplacement de 2500 personnes. lequotidien.lu/a-la-une/sierr…
En 2019 (farmlandgrab.org/29577) des représentants du peuple autochtone Bunongs ont voyagé en France pour réclamer justice contre le groupe Bolloré au TGI de Nanterre, qu’ils accusent d’accaparement des terres et de destruction de forêts ancestrales.
lemonde.fr/planete/articl…
En mai 2019, des ONG assignaient en justice le groupe Bolloré pour forcer la mise en œuvre du plan d'action convenu dans le cadre de la médiation gérée par l'OCDE. Elles accusent Socfin d’accaparement de terres au profit de la production d’huile de palme. asso-sherpa.org/huile-de-palme…
En mai 2020, le village nigérian Ijaw-Gbene a été incendié par les forces de sécurité d’une filiale de Socfin, la société Okomu Oil Palm Plantation Plc (OOPC), et des membres de l’armée. Les habitants reprochaient à Socfin de voler leurs terres. sauvonslaforet.org/petitions/1224…
En mars 2022, l'organisation sierra-léonaise MALOA s’est opposée à la certification des plantations de Socfin en publiant une pétition. Certains signataires ont été harcelés et arrêtés par la police. grain.org/fr/article/685…
Partout où opère le groupe Bolloré, les ONG et les communautés locales dénoncent les mêmes problèmes : violences (dont sexuelles), répression, non-paiement des salaires, accaparement de terres etc. cairn.info/les-nouveaux-t…
Entre 2015 et 2019, plusieurs entités des Nations Unies - dont la Division des achats des Nations Unies, le Programme alimentaire mondial et l'UNICEF ont signé plus de 200 contrats avec le Groupe Bolloré pour une valeur de plus 250 millions $. oaklandinstitute.org/doing-business…
En 2021, plus de 70.000 personnes et 40 organisations de la société civile issus de 16 pays ont demandé à l'ONU de rompre ses contrats avec le groupe Bolloré.
sauvonslaforet.org/actualites/106…
En 2021, les bénéfices de Socfin ont explosé pour atteindre 80 millions € grâce à la hausse des prix. En 2021, le groupe #Bolloré, qui détient près de 40% de Socfin, a quant à lui enregistré un bénéfice vertigineux de 6 milliards €.
Cyrille Bolloré, PDG du groupe Bolloré, compte continuer à investir dans l’agro-industrie de façon à soumettre toujours plus les agriculteurs du Sud au modèle intensif (semences, engrais, pesticides…).
Vivendi est chargée de la propagande. farmlandgrab.org/31055
Socfin et Bolloré ont intenté de nombreuses procédures bâillons contre des organisations européennes et africaines, des médias, des journalistes ou des représentants de villages, estimés trop critiques vis-à -vis de leurs activités. grain.org/fr/article/587…
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