C'est le moment de rappeler 2-3 trucs aux "autorités", et aux gens (il y en a beaucoup) qui gobent leurs "explications". ⤵️
Il existe une notion de base dans les démocraties : le droit à la confidentialité de nos communications privées. C'est un droit, même en l'absence de chiffrement. C'est même un droit humain fondamental.
Donc en l'absence de technologie de chiffrement (le bon vieux téléphone, le courrier postal, et même le numérique, etc), l'État et la police ne sont *pas* censés pouvoir intercepter *sans raison* nos communications privées. C'est illégal.
Ils le peuvent dans un cadre très contraint : enquête judiciaire, etc, suite à *soupçons*. On n'écoute donc normalement que les personnes soumises à suspicion légitime. On n'écoute pas n'importe qui n'importe comment.
Spoiler : évidemment, la loi n'est pas toujours respectée, même par l'État, même par la police. On se souvient des fameuses "écoutes de Mitterrand", et de bien d'autres écoutes illégales des services de renseignement, etc.
En 2013 par exemple, Edward Snowden () a révélé que la NSA (services secrets états-uniens) pratiquait des écoutes massives sur Internet, pas parce que c'était légal, mais parce que c'était techniquement possible.fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Sn…
Or, il existe un moyen également *parfaitement légal* de protéger nos communications contre les écoutes illégales : le chiffrement, idéalement de bout en bout (cas où seules les extrémités peuvent accéder à la communication "en clair").
Curieusement (ou pas), suite à l'affaire révélée par Snowden, le déploiement de chiffrement sur Internet a été massif, parce que "enough is enough" ("ça suffit les conneries").
La police peut toujours cibler les personnes suspectes. Les moyens de preuve ne manquent pas, sans pour autant avoir à accéder aux communications chiffrées. L'enjeu, en réalité, est tout autre.
L'enjeu est à terme un droit de perquisition numérique perpétuel dans nos données. Vous accepteriez que la police ait le droit de venir chez vous à toute heure, arbitrairement, pour chercher des choses illégales dans vos placards, poches, ordinateurs, tiroirs ? Certainement pas.
Pourtant, c'est ce qu'on vous demande d'accepter en matière de numérique, "pour lutter contre la délinquance". Ce serait certes très pratique d'abolir tous nos droits fondamentaux, cela faciliterait grandement le travail de la police.
Précision/reformulation : il s'agit de passer de la doctrine "on écoute les communications des suspects identifiés par ailleurs" à "on écoute les communications et on scanne les données stockées afin de découvrir des violations de la loi". C'est totalitaire au sens littéral.
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