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Vous le savez sans doute, mais le studio Toei a ouvert une chaîne Youtube pour l'étranger dans laquelle de nombreuses séries vintages sont visibles gratuitement et légalement sous-titrées en anglais.
Vu qu'ils n'ont pas de CM rigolo, je vous fais ma sélec 👉
Cette chaîne d'archives extraordinaires propose surtout les séries dont Toei possède les droits complets. Pas d'adaptations de mangas, et assez peu d'animés ou de séries scénarisés par d'autres si ce ne sont pas des commandes spécifiques, ou droits vendus/perdus.
Il n'y a pas non plus les séries sentaï style Bioman, car leurs droits internationaux sont désormais possédés par Hasbro qui les exploite sous la forme des Power Rangers. Et puis, il n'y a pas le Spiderman japonais, pour des raisons évidentes...
Enfin n'oubliez pas que ces oeuvres ont entre 30 et 60 ans, n'ont pas toutes forcément bien vieilli; mais si vous avez découvert #lejapon avec des animés récents et que vous êtes curieux vous allez vous régaler à découvrir les références qui ont inspiré vos auteurs préférés.
Combattler V. Il arrive après le clash Toei/Go Nagai (oups on avait oublié de vous dire que Goldorak cartonne en France) et Toei doit donc faire ses propres robots avec l'aide de TAC (Sunrise) =>
Nagahama s'affranchit du coté "bons vs méchants" des dessins animés de robots de l'époque et propose des séries longues et dramatiques, où les épisodes ne sont pas auto-conclusifs. De plus, il suit la tendance "mature" de Goldorak et n'hésite pas à "humaniser" ses méchants.=>
Ses séries poignantes verront l'apparition de méchants qui "ont leurs raisons" et incarnés par de beaux garçons, qui entérineront le mouvement amorcé par Goldorak de "fans de japanimation" chez les "young adults", quitte à ce que les écoliers n'en saisissent les subtilités. =>
Combattler V avec son beau méchant Richter, ses 5 véhicules qui s'assemblent pour former un robot géant (directement inspiré de Getter Robot) et surtout sa super attaque finale systématique est une pierre angulaire du genre Super Robot à ne pas rater!
Voltus V débarque l'année suivante, avec les mêmes bases: 5 véhicules, un beau méchant, mais une ambiance générale plus sombre: 3 des 5 héros sont à la recherche de leur père. Demi spoil: la fin est très triste.
Daimos enfin vient clore avec brio la "trilogie Nagahama" avec cette fois-ci une promesse encore plus puissante: "Roméo et Juliette" mais avec des hommes-oiseaux de l'espace et un robot-camion qui fait du karaté. =>
Complots et fdp à la GoT dans les deux camps, combats rotoscopés depuis un maître en chambara, cette série hélas terminée abruptement est un chef d'oeuvre absolu à ne pas manquer!!
Daltanius, considéré comme le 4e animé de Nagahama, est beaucoup plus orienté "kids" avec une inspiration directe des 3 mousquetaires. Histoire d'un prince extraterrestre déchu, la série prendra cependant un tournant plus tragique sur la fin...=>
un peu oublié au Japon, Daltanius fut un succès en Italie grâce à cette ambiance "c'est la guerre mais on se laisse pas abattre" , et un design inoubliable pour ce robot avec sa tête de lion sur le torse.
Guyslugger, un accident industriel coupé au 20e épisode. Conçue comme bouche-trou, cette série écrite par Ishinomori narre le destin de 5 survivants d'une civilisation perdue. Un contenu trop dark pour les écoliers de jadis qui mérite une redécouverte
God Sigma arrive en 1980 avec un scénar classique mais le charadesign signé Shintani (Area88) jouera sur son succès. Techniquement peu abouti, il mérite cependant une chance pour le twist révolutionnaire (et maboulouf) qui arrive au milieu de la série.
Albegas propose un retour aux bases du "super robot" en 1984 alors que Toei est dépassé par les succès de Gundam et Macross, beaucoup plus réalistes. On tente donc de moderniser Getter Robot avec ce "3 en 1" dynamique qui revisite le genre.
Passons maintenant au toku avec cette incroyable pièce de musée qu'est National Kid. Conçu en 1960 comme la réponse à la série TV Superman, il s'appelle ainsi car la série était sponsorisée par Panasonic (National à l'époque)
National/Panasonic avait pour ambition d'intéresser les jeunes à la science et ont commandé cette série à Toei dans ce sens, mais n'ont jamais été satisfaits du résultats. Elle changera 3 fois de direction artistique, mais c'est finalement au... =>
Brésil qu'elle connaîtra son plus grand succès. Difficilement regardable aujourd'hui si vous n'êtes pas adeptes d'histoire de l'audiovisuel ou de "craignos monsters"
Captain Ultra: conçu en 1967 comme une réponse de la Toei à Ultraman, il fut le premier space opéra japonais. Se déroulant dans l'espace la série nécessitait de coûteux décors qui dépassèrent le budget = 24 épisodes malgré son succès
Henshin Ninja Arashi: Suite à l'énorme succès de Kamen Rider, Toei demande en 1972 à Ishinomori de l'aider à monter un "Kamen Rider chez les samouraïs" et lance donc une série d'époque, mais avec un super héros. =>
Malgré un budget colossal et des guests de fou (Giant Baba!), la série ne décollera pas vraiment et changera de direction plusieurs fois, passant des ninjas aux monstres occidentaux style Dracula. Une belle curiosité
Robot Keiji, le "Robocop" de Toei et Ishinomori (qui se concentrera surtout sur le manga). Un toku très "mature" et ambitieux dans lequel le héros est un robot qui doit faire équipe avec un flic taciturne qui déteste les machines.
San Ku Kai, une série improbable bricolée à partir des restes d'un film gros budget (les évadés de l'espace) qui mêlait space opéra et ninjas, mais fut un échec retentissant malgré son budget gigantesque =>
On connaît déjà cette immense série, le but ici sera de la découvrir avec ses vraies musiques qui avaient été remplacée en France par Eric Charden, et de voir s'ils ont récupéré les 2 épisodes qui ont été perdus en France.
Inazuman, né en 1973 du boom de l'occulte, des magnétiseurs style Uri Geller et des Ovnis est une sorte de X-Files avant l'heure, sauf que le héros se transforme en papillon électrique pour latter ses ennemis=>
Malheureusement le choc pétrolier, et l'arrivée d'un nouveau scénariste venu d'Ultraman qui donnera une direction "drame humain" à la série la rendra trop coûteuse. De l'aveu même d'Ishinomori, la série était trop ambitieuse pour les moyens de l'époque.
Yojutsu Bugeicho né en 1969 de la volonté d'un feuilleton historique /mystique, devient au final un produit bâtard à la fois pour adultes mais avec un format "enfant" de 25 minutes. La série sera coupée au 13e épisode malgré une vraie ambition artistique.
Akumaizer3: après Goranger, il faut une autre série avec plusieurs héros. Ishinomori imagine une histoire dont les héros sont des méchants qui changent de camp. Ce "3 mousquetaires" démoniaque est une révolution dans le sens où les personnages ne se =>
retransformaient jamais en humains! Vu les difficultés rencontrées pour transmettre les émotions, la série prit un tournant comique, puis il fut décidé qu'un TGCM leur permettrait de devenir humains à la saison 2.
Kagestar! Inspiré de Batman selon la légende, ce héros affrontait des organisations criminelles différentes jusqu'au 13e épisode afin de simplifier le propos et alléger le budget.=>
Prévu comme un animé, le sponsor exigea une série live ce qui compliqua les choses quand l'équipe technique dut créer de nouveaux effets pour simuler la manipulation des ombres. Un rare exemple de série où le héros est aux ordres de l'héroïne.
Kikaider, l'un des gros morceaux de la collec Ishinomori dont il deviendra l'un des mangas les plus dramatiques. Son design "imparfait donc parfait" lui valut beaucoup de critiques mais devint iconique, ainsi que son méchant Hakaider=>
La version TV sera édulcorée, mais restera complexe pour les enfants avec cette histoire de cyborg à la recherche de son créateur, qui apprend la différence entre le bien et le mal. Kikaider01 viendra après
Ninja Captor, pas passionnant mais intéressant par son coté expérimental: 7 héros au lieu de 5 (plus=mieux?) et surtout un casting étonnant, les héros ayant de 15 à 45 ans (mais 1 seule femme). Une série coupée en plein vol à l'épisode 42.
Zubat! Si vous ne devez en voir qu'un, c'est celui-ci!! Le plus grand privé du monde, Ken Hayakawa et sa voiture volante, est un héros qui posera énormément de bases de la mise en place des scènes d'exposition de toute la pop-culture japonaise, Hokuto No Ken en tête. =>
Répliques cultes, défis impossibles, virilité exacerbée et mise en scène digne des pires (=meilleurs) westerns spaghetti avec son héros qui cabotine à mort en font aujourd'hui encore une série cultissime au Japon.=>
Hélas, la série sera coupée au 32e épisode car "trop populaire" (!) auprès des adultes, trop âgés pour acheter les jouets du sponsor de l'émission. Ne manquez pas cette chance incroyable de mater cette série "nanar" oufissime! cc @nanarland
Gavan/X-Or. Difficile d'en parler objectivement. 1981, le toku est en pause et seul Sunvulcan est encore diffusé. Toei décide alors de revenir en force, et va mettre tous les moyens en oeuvre pour créer une série révolutionnaire et inoubliable.
Le personnage naitra d'un croquis innocent de Katsushi Murakami, concepteur de jouets, qui tapera dans l'oeil d'un producteur de Toei. Ils décideront ensuite d'embaucher l'étoile montante du Japan Action Club, Kenji Ôba, afin que les scènes d'action pré-transmutation =>
soient elles aussi spectaculaires. La série passera par plusieurs noms, mais s'appellera finalement "Gavan" en hommage à Jean Gabin, un sacré flic lui aussi. (Plus qu'un hommage, c'était aussi une manière d'avoir un nom court qui ne risquait pas d'avoir été déposé par d'autres).
Kenji Ôba se donnera à fond pour ce rôle, car les sponsors sont tous nerveux; la série coûte si cher qu'un producteur lui explique "si elle échoue, ce sera la fin des séries toku".
En plus des cascades, Toei utilisera le Tôtsu ECG System réservé au cinéma, qui permet de faire les effets spéciaux "à la volée" sans l'effet de découpage habituel.
La série sera un succès aussi chez les filles, et Kenji Ôba recevra même des menaces de mort de fans en colère lorsqu'elles le jugeront trop proche de sa collègue Mimi!
Au final, le succès de la série donnera naissance à deux autres suites directes, Sharivan et Sheider, ainsi qu'à un sous-genre du toku: le Metal Hero
Jaspion: après 3 flics de l'espace, Bandai veut vendre du kaiju comme Ultraman. L'idée d'un héros rigolo qui traverse l'espace pour capturer des monstres géants nait, mais l'audience n'est pas au rendez-vous, ce qui fera changer la série de direction en cours de route.
Très chère, la série permettra cependant à Toei de gagner beaucoup d'expérience en effets spéciaux ainsi qu'en "wire action". Diffusé là-bas au pif, Jaspion est aujourd'hui cultissime au Brésil. [...]
Jiraiya: une petite révolution chez les Metal Hero puisqu'il fut décidé de mettre en pause les héros hi-tech pour un retour aux sources ninjas. Le coté tournoi avec des ninjas du monde entier qui s'affrontent vint des jeux olympiques de Séoul.
Le coté pas secret assumé et joyeux du monde ninja en fait un ovni, mais la série mettra du temps à trouver son public en essayant de rattraper l'échec de Metalder. Ps: oubliez pas que Dorothée joue un ninja français dans l'épisode 29!
Winspector: En 1988 le Japon est marqué par une affaire de meurtres en série. Les toku et animés étant montrés du doigt, Toei décide de se refaire une image en produisant cette série de "super flics" qui arrêtent des criminels plutôt que de faire exploser des monstres.
Aucun monstre ou démon, ni organisation surnaturelle ici. Originalités: le héros n'a pas "vraiment" d'arme mais des outils évolutifs, et bosse avec deux robots dès le début mettant fin au Metal Hero solitaire qui gagne des compagnons en cours de route.
SolBrain (qui donne un beau rôle à une fille) suivra le même modèle, avec Winspector en guest régulier. L'orientation se veut plus dramatique et humaine, comme une "vraie" série policière. A noter la 1ere utilisation régulière de CG pour une série Toei.
Exceedraft, après deux séries "sérieuses" se veut plus spectaculaire, trouvant son inspiration dans les buddy movies américains. On notera aussi un retour du surnaturel et d'éléments SF pour ce qui clôt cette trilogie "Rescue Police"
Attaquons maintenant une partie méconnue de Toei: les Fushigi Comedy. Equivalents de séries comme ALF, ces programmes familiaux humoristiques nés de l'envie d'Ishinomori de faire "des trucs bizarres" comportent 14 séries supervisées par l'auteur surréaliste Yoshio Urasawa
Robot 8-chan est la 1ere bien qu'héritier du Robocon originel d'Ishinomori. Ici encore il s'agit d'un robot qui détraque le quotidien. Echec à ses débuts, la série deviendra un succès après un recast complet. Une délicieuse incursion dans le Japon de 1981
Chukana Paipai: après les robots et les détectives (dont aucune série ne semble dispo sur la chaîne YT pour l'instant), les Fushigi Comedy enchaîneront sur les super héroïnes.
Souhaitant revenir sur les succès des séries style "Sukeban", Toei lancera plusieurs séries dont les héroïnes seront incarnées par des Idols. =>
Ici c'est Natsuki Ozawa (désormais actrice X) qui incarnera Paipai, échappée d'une dimension parallèle. Ce "Joséphine" sinisant connut un gros succès mais Natsuki quittera brusquement la série, obligeant Toei à enchaîner sur le spinoff Ipanema
Poitrine!! Si vous ne devez en voir qu'un, c'est celui-ci! Ishinomori et Urasawa se déchaînent dans cette histoire de justicière de quartier complètement hors-normes incarnée par l'idol Yûko Hanashima.
Inspirée directement du Zorro d'Alain Delon(!?) selon ses créateurs, Poitrine et sa voiture volante font régner la justice à coup de poses et des répliques qui deviendront cultes. La série sera un immense succès.
Voilà c'était ma petite sélection, à laquelle je rajouterai sans doute d'autres trucs selon mon envie, mais aussi l'évolution du catalogue. Bon visionnage!
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