Synthèse:
1: Introduction
2: Le Sultan Abdülhamid II et les massacres “Hamidiens”
3: Attentats et Trahison du Dashnak
4: Les Massacres sur les Turcs/Lazes et Kurdes.
5: Le Faux Télégramme de Talaat Pacha, Les Mensonges sur les chiffres et l’enquête britannique.
6: L’appel de la Turquie
7: Conclusion
1: Introduction :

Pour commencer nier le “génocide” Arménien n’est pas un délit contrairement à la Shoah car les juifs ont eu une juridiction internationale (tribunal de Nuremberg). Ce qui n’est pas le cas pour les Arméniens.
Déjà il faut préciser un détail très important et souvent oublié, les Arméniens ont vécu en paix pendant des siècles sous l’Empire Ottoman. Alors pourquoi autant de haine aujourd’hui entre les deux peuples ?
La Turquie justifie le conflit avec les Arméniens par une guerre et non un génocide. La Turquie reconnaît les massacres mais est totalement contre l’utilisation du mot génocide.
2: Le Sultan Abdülhamid II et les
Massacres “Hamidiens”
Tout d’abord je tiens à préciser que ces massacres ont bien eu lieu contre la communauté arménienne. Mais le commanditaire n’était pas le Sultan.
Bien que l'historiographie traditionnelle occidentale tende à lui attribuer ses massacres, le sultan en personne ne les a jamais commandités, le caractère spontané de ces tueries étant le résultat d'une action populaire et réactionnaire soutenue et/ou organisée
par les milices locales, Les massacres de 1895 semblent avoir été provoqués par des musulmans de l'Anatolie orientale, des notables, des membres de confréries, des oulémas, des chefs de tribus kurdes.
[1]
Le nombre de morts est dans les 25 000. La théorie comme quoi entre 80 000 et 300 000 arméniens seraient morts n’est basée sur aucune étude scientifique.
Il faut aussi parler de la propagande Anglaise car c’est de là que tout a commencé, “Je me demandais aussi ce qu'il fallait penser de ces
récits empoignants, d'une exagération évidente, que la presse anglaise nous ressassait, depuis huit ans, sous la rubrique emphatique :
« Atrocités arméniennes ». Dans cette accumulation interrompue d'accusations horribles, on devinait sans peine un procédé calculé pour impressionner la nervosité romanesque des lectrices anglaises” [2]
Le surnom de Sultan Rouge est donc seulement dû à la propagande occidentale, en réalité Abdülhamid II était quelqu’un de très pragmatique. (Article du Figaro - 1905)
3: Les Attentats et trahisons du Dashnak (Fédération Révolutionnaire Arménienne)

En 1905 Christapor Mikaelian est mort en manipulant une bombe destinée à tuer le Sultan.
[3]
Une deuxième tentative d'assassinat a échoue à son tour (non sans tuer une quarantaine de passants) et les « dépôts de dynamite destinés à faire sauter les édifices gouvernementaux » sont découverts à Izmir ;
puis, en 1908, une trahison conduit à la saisie d'« un millier de fusils, un million de cartouches et une quantité considérable de matières explosibles. [4]
En juillet 1914, les Arméniens disent qu’ils vont combattre pour l’état dont ils font partie. Toutefois, comme l'indique le discours prononcé en 1923 par Hovannès Katchaznouni, dirigeant de la FRA dans le Caucase puis Premier ministre de la République d'Arménie (1918-1919),
le parti a violé, dès le début de l'automne 1914, les conclusions de son propre congrès, organisant des groupes de volontaires pour l'armée russe, y compris des Arméniens de nationalité ottomane. [5] Les Arméniens avaient trahi l’Empire Ottoman.
Également en octobre 1914, le Dashnak organise un comité pour armer la population arménienne de Van [6]. Cet armement se fait en collaboration avec la Russie et, d'une façon plus générale, « en 1914, le Dachnak et le Hunchak » sont devenus des organisations paramilitaires.
4: Les Massacres sur les Turcs/Lazes et Kurdes.

Entre 1914 et 1918, plus de 500 000 musulmans Anatoliens (Turcs, Lazes, Kurdes) ont été massacrés par les Arméniens. Voici quelques massacres commis par le Dashnak👇🏻
Les nationalistes arméniens voulaient “exterminer tous les habitants musulmans des zones que nous occupions” et leur sauvagerie provoqua “une résistance kurde désespérée” qui “compliqua terriblement nos opérations [militaires]”. Comme l'Assyrien Agha Petros en a témoigné [7]
Témoignage de Kara Schemsi:
“En février 1915. Les Arméniens de Bitlis et de Van, qui avaient appris de bonne heure que les Russes voulaient occuper Bitlis, se ruèrent sur la population musulmane et se mirent à la massacrer sans pitié,
lui barrant le chemin afin de l'empêcher de s'enfuir. Entre temps, mon beau-frère Ali, de 21 ans, sa mère Rébiché, Cheïkh Ahmed de Kazaran, sa femme et un de ses serviteurs; nos voisins Ahmed Oglou et son enfant en bas âge, un octogénaire Hassan, son fils Izzet et
deux soldats malades en congé furent victimes de la férocité de ces barbares qui les mirent en pièces. De notre famille, qui se composait de 17 personnes, 5 seulement ont pu échapper au massacre et cela avec mille difficultés.
Un bébé de ma nièce fut jeté en l'air et taillé en deux par ces bandits arméniens.
Ils violèrent les jeunes filles et ensuite ils les trainèrent toutes ensanglantées dans les rues.
En somme, des crimes inouïs et indescriptibles ont été commis par les Arméniens sur l'élément musulman.” (p. 35)
[8]
Les troupes arméniennes qui accompagnaient les Russes massacrèrent [en 1916] environ cinq mille Kurdes, hommes, femmes et enfants en les conduisant, à la pointe des baïonnettes sur la falaise qui surplombe la gorge de Rowanduz [aujourd’hui près de la frontière irako-turque]. [9]
Le seul quartier demeuré intact à Van et Bitlis, c’est le quartier arménien, comme cela peut être démontré par la présence d’églises et d’inscriptions caractéristiques sur des maisons, alors que les quartiers musulmans sont entièrement détruits. […]
Nous considérons comme incontestable que les Arméniens furent coupables contre les Turcs de crimes de même nature que ceux dont les Turcs sont coupables contre les Arméniens. […] » (pp. 1828-1829) [10]
Massacre de Erzurum:

[Le général russe] Oudichélidzé raconta que les Turcs d’lIdja qui n’avaient pu s’enfuir, furent tous massacrés. Il ajouta avoir vu de ses propres yeux plusieurs cadavres d’enfants décapités à coups de hache.
raconta avoir rencontré sur les routes conduisant aux villages un grand nombre de cadavres mutilés, sur lesquels, chaque passant arménien blasphémait et crachait. Dans la cour de la mosquée, large de 12 à 15 sagènes [environ 25 à 30 mètres],
on avait entassé des cadavres jusqu’à une hauteur de deux archines |2,8 mètres]. II y avait dans le tas des vieillards, des enfants, des hommes et des femmes de tout âge. Les cadavres des femmes portaient sur elle des signes manifestes de viol,
et on avait introduit dans les organes génitaux de plusieurs d’entre elles des cartouches de fusil. Les Arméniens déclaraient, eux-mêmes, avec orgueil, avoir massacré, ce soir-là [26 février 1918], trois mille personnes. » (p. 11)
[11]
5: Le Faux Télégramme de Talat Pasha, Les Mensonges sur les chiffres et l’enquête britannique.
Le Télégramme de Talaat Pacha qui est censé être la preuve du génocide est totalement faux. Il y’a tellement de choses qui ne vont pas dans le télégramme que je ne pourrais pas tous les citer, je vais quand même donner quelques preuves.
Déjà Jamais un seul « original » de ces « documents » n’a pu être montré. Ils sont supposés avoir disparu, sans explication valable. Il ne reste, au mieux, que les reproductions photographiques publiées en 1920.
Dans les « télégrammes », le signe de besmelle, qui figurait obligatoirement sur les documents ottomans, est toujours absent. Dans les deux « lettres », il est certes présent, mais très mal tracé.
Le « télégramme » attribué par Andonian à Talat daté du 29 septembre 1915, supposé ordonner à la préfecture d’Alep d’exterminer les Arméniens. Or, sur les 22 000 Arméniens de cette ville,
seules six ou sept familles ont été déplacées durant la Première Guerre mondiale ; les autres ont n’ont été ni expulsés ni massacrés [12].
Cette exemption n’est d’ailleurs pas contestée par ceux qui affirment que les « documents Andonian » sont authentiques : ils se contentent d’esquiver cette question embarrassante.
Talaat avait des habitudes précises quant à sa signature, quand il était ministre de l’Intérieur. Quand il adressait un télégramme à un ou plusieurs subordonnés, il signait « le ministre », ou, plus rarement, « le ministre, Talat » ;
mais jamais « le ministre de l’Intérieur Talat », signature qu’il utilisait seulement pour les décrets cosignés avec d’autres ministres. [13]
Une enquête menée par les autorités britanniques, de 1919 à 1921, sur 144 anciens dignitaires de l’Empire ottoman, arrêtés puis internés à Malte. Au terme de cette enquête,
le procureur et ses assistants sont arrivés à la conclusion qu’il n’existait aucune preuve, même contre un seul des détenus. [14]
Parlons aussi du faux chiffre des 1,5 arméniens massacrés, le démographe américain Dr. Justin McCarthy expert sur l’Empire Ottoman et historien à l’université de Louisville affirme 1.3 millions d’arméniens vivant dans l’Empire Ottoman pendant la première guerre mondiale.
Dont la moitié vivait dans les zones de guerres, il indique que 1,5 millions d’arméniens n’auraient pas pu être tués au cours de la période 1912-1922. Selon ses comptes, le nombre de victimes arméniennes est au plus près de 600.000.
6: L’appel de la Turquie

L’ancien premier ministre Turc (actuel président de la république) avait invité l’Arménie à ouvrir leurs archives pour faire une commission d’historiens. La Turquie assumera les conséquences mais l’Arménie n’accepte pas.

7: Conclusion

Je vais conclure avec les paroles de Gilles Veinstein.

“S’il y a des victimes oubliées, ce sont bien celles-là, et les Turcs d’aujourd’hui sont en droit de dénoncer la partialité de l’opinion occidentale à cet égard.
Est-ce parce qu’il ne s’agissait que de musulmans qu’on les néglige, ou bien parce qu’on estimerait implicitement que le succès final de leurs congénères les prive du statut de martyrs ?
Quel regard porterions-nous donc sur les mêmes faits, si les choses avaient tourné autrement, si les Arméniens avaient finalement fondé, sur les décombres ottomans, un État durable en Anatolie ?”
[15]
Source:

François Georgeon, Abdülhamid II : le sultan calife (1876-1909), Paris, Fayard, 2003, p. 291-295 :
[1]

La rébellion arménienne : son origine, son but / par le Vte R. Des Coursons [2]
Fédération révolutionnaire arménienne, Houshamatyan of the Armenian Revolutionary Federation. Album-Atlas, volume I, Epic Battles. 1890-1914, Los Angeles-Glendale, Next Day Color Printing, 2006, p. 7 ; Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme arméniens, Paris,
Presses universitaires de France, 2002, p. 2, n. 1.
[3]

Mikael Varandian, Rapport présenté au congrès socialiste international de Copenhague par le parti arménien « Daschnaktzoutioun ». Turquie — Caucase — Perse, Genève, 1910, p. 16-17.
[4]
Hovannès Katchaznouni, The Armenian Revolutionary Federation Has Nothing to Do Anymore, New York, Armenian Information Service, 1955, p. 5 (1re édition, en arménien, 1923).
[5]
Haig Gossoian, The Epic Story of the Self Defense of Armenians in the Historic City of Van, Detroit, 1967, p. 13.
[6]
Michael A. Reynolds (maître de conférences en histoire à l’université de Princeton), Shattering Empires. The Clash and Collapse of the Ottoman and Russian Empires, 1908-1918, Cambridge-New York, Cambridge University Press, 2011, p. 156-158 : [7]
Kara Schemsi (Reşit Safvet Atabinen), Turcs et Arméniens devant l’histoire, Genève, Imprimerie nationale, 1919 :
[8]
Commandant Kenneth Mason (armée britannique en Irak), titulaire de la Military Cross, « Central Kurdistan », The Geographical Journal, LIV-6, décembre 1919, p. 331 :
[9]
Emory H. Niles et Arthur E. Sutherland (membres de la commission Harbord, chargés des provinces les plus orientales de l’Anatolie), rapport au gouvernement fédéral américain, 1919, National Archives and Records Administration, College Park, Maryland,
reproduit dans Justin McCarthy, « The Report of Niles and Sutherland—An American Investigation of Eastern Anatolia after World War I », in XI. Türk Tarih Kongresi, Ankara, TTK, 1994, tome V, pp. 1809-1852 : [10]
Lieutenant-colonel Vladimir Twerdokhleboff, Notes d’un officier supérieur russe sur les atrocités d’Erzéroum, 1919 :
[11]
Guenter Lewy, The Armenian Massacres in Ottoman Turkey, Salt Lake City, University of Utah Press, 2005, p. 191. [12]
Hikmet Özdemir et Yusuf Sarınay (éd.), Turkish-Armenian Conflict Documents, Ankara, TBMM, 2007 [13]
Salâhi R. Sonyel,« Armenian Deportations : A Reappraisal in the Light of New Documents », Belleten, XXXVI/141, janvier 1972, pp. 58–60 ; du même auteur, Les Déplacement des Arméniens :
documents, Ankara, Türk Tarih Kurumu, 1978 ; Bilâl N. Şimşir, Malta Sürgünleri, troisième édition, Ankara-İstanbul : Bilgi Yayınevi, 2008. [14]
Gilles Veinstein (professeur d’histoire ottomane au Collège de France, menacé de mort et injurié à la suite de cet article), « Trois questions sur un massacre », L’Histoire, avril 1995, pp. 40-41 :
[15]

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