1)La révolte grondait en France contre la monarchie de Juillet qui avait, depuis la révolution, opéré un tournant conservateur, rejetant toute ouverture démocratique et sociale
2)Les républicains, démocrates sociaux, dénonçaient comme volée la révolution de juillet 1830
dessin "C'était bien la peine de se faire tuer", par Daumier dans La Caricature
3)Ils se divisaient entre ceux qui préféraient une voie légaliste , profitant de la liberté de la presse pour attaquer le régime… (comme Raspail)
Et ceux qui défendaient une voie insurrectionnelle, et l’avaient d’ailleurs déjà tentée en vain en juin 1832 (comme Blanqui)
4)Les plus radicaux s’organisaient dans des sociétés.
Ils jouaient avec la loi qui ne soumettait pas à autorisation les associations de moins de 20 personnes. Aussi, ils leur suffisaient de multiplier ces petites assoc pour s’organiser légalement
5)Bon, habilement le régime trouve la parade et propose en 1834 une loi visant aussi les assoc de moins de 20 personnes !
Les républicains crient au scandale!
Ils appellent à "répondre à la suspension de la légalité par la suspension de l’ordre public" (joliment tourné non ?)
6)Ils commencent par pousser Lyon à la révolte début avril 1834.
En effet les canuts craignaient que la loi contre les associations ne vise aussi leurs mutuelles.
(Ce qui n’était pourtant pas le cas mais l'émeute éclate)
7)Ce qui est intéressant est que cette 2e révolte des canuts lyonnais marque l’alliance du mouvement ouvrier naissant avec les républicains. (ce n'est pas rien!)
(un peu de biblio ci dessous)
8)Après Lyon, les républicains tentent de soulever Paris.
L’émeute commence le 13 avril.
Bien préparée par la Société des Droits de l’homme (républicaine), l’émeute prend dans les quartiers du centre de Paris (classique, les petites rues, c'est parfait pour les barricades)
9)Des Parisiens insurgés (et des Parisiennes) passent la nuit du 13 à ériger des barricades
10)Mais la répression est rapidement organisée par le pouvoir.
Or le 14 avril, un officier d’infanterie se prend une balle à la hauteur de la rue Transnonain
11)Les soldats pensant avoir identifié l’immeuble d’où proviendrait la balle
Ils y pénètrent...
Et massacrent tous les habitants qui s’y trouvent 😱
Soit essentiellement des femmes, enfants, vieillards
(il fut ensuite prouvé que l’on n’avait pas tiré de là)
12) Le massacre de la rue Transnonain choque l'opinion
Le caricaturiste Daumier en fait alors une lithographie mémorable.
Il représente de façon réaliste (c’était une première) le massacre perpétué par les militaires
13)Baudelaire en donnera en 1857 la description suivante
14)La censure ne put rien contre l’image du fait de son réalisme. on ne pouvait pas l'attaquer pour caricature du régime. ce n'était que des faits... brut
15)Au même moment, à Lyon, on tirait sur les faubourgs insurgés, causant la mort de près de 600 personnes.😱😱
Les insurgés d'avril 34 furent jugés en Cour des Pairs. (pour éviter les assises dont on craignait la clémence)
Les peines furent très sévères.
16 ) en revanche, la censure ne put rien faire contre la caricature de Daumier. La planche fut donc publiée et exposée chez Aubert, passage Véro-Dodat, où elle remporta un vif succès. Le gouvernement fit ensuite saisir les épreuves et la pierre.
17) Bien que fragilisé par la répression et plusieurs loi liberticides en 1835 (lois dites scélérates), les républicains retenteront l’insurrection en mai 1839….
Puis en février 1848. Renversant alors et le roi, et la monarchie.
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Mais c'est malin ça!
Comment féminiser les noms de rues sans gêner les riverains habituer au nom de leurs rues?
en rajoutant des prénoms à des rues déjà existantes pour leur donner le nom d'une femme
ainsi, la rue Rodier devient la rue Claude Rodier (9e) (résistante déportée)
La rue Gonnet devient la rue Marguerite Gonnet (11e)
La rue Moret devient la rue Marguerite Moret (11e)
La rue Jacquier devient la rue Paulette Jacquier (14e)
La cité Bauer devient la cité Anne-Marie Bauer (14e)
petit fil sur des monuments aux morts de la guerre de 14-18
Pas les plus nombreux (les monuments patriotiques, ou civiques) mais les moins fréquents, inattendus, ceux qui évoque le pacifisme, les civils, les femmes...
commençons par quelques monuments pacifiste
Le monument de la commune de Gentioux, avec l'inscription " Maudite soit la guerre" et cet enfant, le poing levé
Massacre du 17 octobre 1961 à Paris… Il y a 60 ans N’oublions jamais. (fil à dérouler)
1)Le 17 octobre 1961 a eu lieu la répression d'Etat la plus violente qu'ait jamais provoquée une manifestation de rue en Europe occidentale dans l'histoire contemporaine. Une répression longtemps occultée…
2)Rappelons un peu le contexte En janvier 1961 un référendum avait donné une très nette majorité (75 %) en France métropolitaine comme en Algérie en faveur du processus de paix.
Fil d’histoire sur le viol en France
Sa prise en compte par la justice, par les mouvements féministes, l’évolution de la loi…
(un peu long mais c'est important)
1) Il faut bien voir que les violences faites aux femmes, et notamment les violences sexuelles, ont mis très longtemps à être reconnues, judiciarisées. Des siècles d’impunité qui, même si les lois ont tardivement changé, pèsent encore lourdement de nos jours.
1) Si parfois la justice a bougé, c’est parce que les femmes s’en sont saisies. Parce que l’une des formes d’empowerment des femmes a été de se porter courageusement devant les tribunaux, d’y traîner leurs agresseurs, leurs violeurs.
envie de vous raconter en avance les Trois Glorieuses
27, 28, 29 juillet 1830
vous comprendrez pourquoi
1)Les Trois Glorieuses sont 3 journées insurrectionnelles lors desquelles le peuple parisien soulevé à viré le dernier frère de Louis XVI, Charles X, roi ultra, conservateur, nostalgique de l’Ancien régime
2) Bon posons un peu les forces politiques en présence en ce début de 19e siècle.
A droite les ultras. Nostalgique de l’ancien régime (social et politique).
A gauche, les libéraux, héritiers de 1789, prônant le libéralisme politique (et son suffrage censitaire) et économique