Orage, oh désespoir. Je n'étais pas prêt.
C'est très exagéré. J'aime exagérément la formule. Voyager c'est aussi se donner l'occasion d'écrire. Double plaisir.
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Exagération car :
J'étais prêt pour l'orage
Loin du désespoir, juste un petit coup de blues du voyageur. Le vivre, le traverser, l'avoir traversé, répéter l'expérience... et la vivre plus tranquillement car on se rappelle être revenu vivant des traversées précédentes.
[3/27]
Et autant le nommer pour ce que c'est et le reconnaître : l'angoisse.
Peut-être que ce qui se fait entendre ici est la différence entre :
ce qui fait défaut car on peut le nommer
ce qui manque sans qu'on puisse le nommer
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"Et toi, après quoi cours-tu Olivier ?" Les km ? Un ailleurs de ton quotidien ? L'imprévu ? Le manque ?
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7h50 :Tente pliée, au sec. En vitesse. Pas de petit déjeuner et l'espoir de trouver un café le 14 août...
En plein délire, Olivier !
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Ça doit être le manque de sommeil cumulé (vous vous souvenez : le DJ et la soirée précédente au camping).
Départ sous le crachin... ce qui à ce stade est agréable.
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7h55 : énormément de vent, fort. Les nuages sont noirs. La pluie devient drue. Je m'abrite sous un arbre et endosse la cape de pluie. Des ados croisés plus loin appelent les cyclistes ainsi affublés :"les batman" - j'adore la formule.
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8h : Pluies diluviennes et orage. Vite un abri. Mais en pleine campagne... il faut rouler un peu. Je guette au loin et me dirige vers...
8h10... une station de lavage auto
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9h : 10 mn de pluies moins fortes prévues, je me mets en quête d'un abri moins précaire.
9h15 : aarghh rien et c'est de nouveau le déluge
9h20 : abribus… c'est long, mais j'écris, téléphone et le temps passe assez vite.
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Je grelotte aussi…
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10h45 : je quitte l'abribus et déniche une petite épicerie de village. Razzia sur les gâteaux. Miracle : ils ont des coquillettes, mais si peu de choses dans le peu de rayons (difficultés des épiceries de village à l'heure des supermarchés
[12/27]
On s'y met à plusieurs cyclistes, on se croise à plusieurs reprises en sens inverse alors que nous allons dans la même direction !
[13/27]
Mon téléphone tombe en rade, ma montre n'a plus de batterie : tout est au bout du rouleau ? Conséquence : il y aura peu de photos ce jour.
Mais je suis à qq dizaine de km de Lyon et il suffit de suivre les berges. Courage !
Petit bricolage vélo et, en route.
[14/27]
Assez d'énergie toutefois pour apprécier la beauté des parcs au nord de Lyon. Très peu de monde, immenses, paisibles.
On entre par le nord de Lyon en suivant une piste continue et en pleine nature.
[15/27]
Arrivée à Lyon vers 15h. Grosse sieste nécessaire...
... et réparatrice. Je me réveille plein d'énergie vers 17h et décide de pousser 60 km plus au sud pour dormir dans un camping situé dans une zone ornithologique.
[16/27]
Ça se mérite car autant l'arrivée Nord est somptueuse, autant le départ vers le Sud est calamiteux... au point que le guide de la Viarhôna encourage à sauter l'étape en prenant le train !
[17/27]
Et ils ont bien raison car c'est moche, malcommode et dangereux, mais je ne regrette pas d'en avoir fait l'expérience.
[18/27]
Il faut dire que j'en rajoute car je me perds.
Oui, parfaitement, comme d'habitude !
Par ailleurs, le parc qui longe le Rhône est fermé ce qui m'oblige à faire un détour sans que je puisse retrouver la Viarhôna.
[19/27]
Je passe dans une zone portuaire : prostitution d'abattage, raffineries, usines pétrochimiques, bidonvilles, axes routiers peu amènes. Nos zones industrielles sont glloq.
[20/27]
Je retrouve enfin la Viarhôna qui propose de s'engager dans un petit single track très joueur... mais je ne suis pas en VTT. Ça passe - le plus souvent. Le cheminement est logique, beau et joyeux. Malaisé avec les sacoches. On est bien secoué !
[21/27]
A Givors, la Viarhona reprend une physionomie plus classique.
Plaisir de voyager en fin de journée avec une luminosité plus douce et plus rasante qui éclaire autrement le paysage.
[22/27]
Arrivée sur la zone ornithologique vers 20h. Le chant des 🐦, le chemin, la luminosité, le Rhône qui se prélasse, la verdure, une température plus clémente.
J'arrive enchanté.
Vite, une 🍺 avant la fermeture du bar (21h).
[23/27]
Camping très sympa. Une partie est dédiée aux vélos et interdite à toute autre forme d'accès. Des tables, une grande tente où trouver refuge en cas de pluie. De la quiétude.
[25/27]
... le lendemain. Je découvre la seconde partie du camping dédiée aux "mobil home" de propriétaires. Chacun parque sa 🚗, son précieux - et parfois son SUV - sur son tout petit bout de terrain.
[26/27]
Nous. Nos contradictions. Le chemin à parcourir. Ça sera dur et violent car nous ne sommes ni prêts ni éduqués. Pire, nous ne nous y préparons pas.
[27/27]
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Seyssel - Chanaz - Belley - La Balme les Grotte :
133 km, 140D+, 6h49
Grosse journée et m'a "montre" qui me recommande 73h de récupération...
Euh, ça sera moins.
Beaucoup moins.
Exagérément moins !
(Teaser...)
Ah oui, j'ai une montre de sport.
Oui, c'est moche.
Oui, c'est de la gadgetophilie.
Mais ..
On peut s'en servir pour suivre ses performances. Bon, en ce qui me concerne, il n'y aurait pas grand chose à suivre.
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Camping Moulin Dollay - Genève - Sesseley par la Viarhôna. 100km, 760D+, 6h
Bon... on y va finalement à Genève ?
Journée précédente : threadreaderapp.com/thread/1558580…
Ou sur Twitter :
J4 : Sesseley - Gorges du val de fier -Pont de l'abîme - Annecy - Tour du lac - Camping Moulin Dollay
105 km, 780D+, 6h40
Et hier : threadreaderapp.com/thread/1558191…
Ou pour les twittos :
J'avais tracé cet itinéraire un peu trop vite... trop de nationale et une montée bien trop raide.
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On commence avec deezer.page.link/oSraAvMWHaH9Su… du matin : animal crossing. Type : meuh
Évolution : prend la nationale
Attaque : coup de boule, coup de corne
Bon, il y en a une qui me fixe et me marche dessus, il est temps de bouger
[3/31]
Départ matinal et dans une certaine énergie pour profiter des heures fraîches.
... mais pas au point de rater ça
Probablement l'objet (phallique) le plus inutile du camping.
[3/30]
Départ matinal ; un peu au radar. Fatigué après l'étape de la veille. Je m'inflige deux trois raidillons superfetatoires et je galère un peu pour me mettre sur la route.