#CeJourLà, 22/01/1938, fin d’un amour : mort de Thérèse Pereyra, épouse et passion de #leonblum. Photo @stefdesvosges
Le même jour : coup de foudre de #FrançoisMitterrand pour Marie Louise au bal de NormaleSup, amour qui le soutient pendant sa captivité (L. 15/7/1940) 1/5 ⤵️
Mais Marie-Louise n’attendra François. Elle lui rend sa bague de fiançailles le 4/1/1942, alors qu’il vient de s’évader pour la rejoindre. Après la captivité et la rupture, le pieux et tendre amoureux devient un autre homme, il le redoute dans cette lettre du 5/9/1941. 2/5⤵️
Sans attaches, sinon son affection pour son père et pour les siens, ne croyant plus ni à l’amour ni à la religion ni à l’ordre social, ayant été tenu à l’écart de la vie et sous la menace de la mort pendant sa captivité, il devient le froid ambitieux décrit par Henri Frenay 3/5⤵️
et atterrit à Vichy avant d’entamer en 1943 une Résistance héroïque, en homme qui n’a plus rien à perdre. « La force et le cynisme »issus de son idéalisme déçu font réussir sa carrière de politique et de séducteur. Plus tard, après 1958, un autre amour le rend à lui-même et 4/5⤵️
cet amour-là dura jusqu’à sa mort, il le déclare dans les lettres qui nous ont été données.
Quant à #leonblum, il a ensuite aimé #JeanneReichenbach de 27 ans sa cadette (elle aussi). Elle le rejoint à Buchenwald en 1943 pour l’épouser et l’accompagne jusqu’à sa mort en 1950.5/5🔚
4 janvier 1942
Le Père Castor raconte à ses petits-enfants, C,G et B. une triste histoire de rupture, celle de François et Marie-Louise, dans un album introuvable. 1/5
(⚠️Invention pour rétablir la façon dont ça s’est passé, pour ceux qui verront #MitterrandConfidentiel)
Ce n’était pas une brève rencontre au Luxembourg, c’était à la fin d’une longue promenade dans Paris occupé, de Denfert- Rochereau au Pont-Neuf, un dimanche matin glacé. On connaît même l’itinéraire si l’on veut marcher sur leurs pas (infra 4) 2/5
L’histoire racontée aux enfants, d’une rupture jamais définitive.
Source : le témoignage de Marie-Louise elle-même à son neveu, Jean-Marc Terrasse, rapporté dans « Catherine Langeais, la fiancée des Français, Fayard 2003, p. 244-245. 3/5
2 septembre 1940
Naissance de Régis Debray.
Un penseur sûr de lui mais changeant.
En 1990, il revient sur De Gaulle, qu’il a manqué ; en 1996, en sens inverse, sur Mitterrand qu’il aurait surestimé : 1/3 x.com/amis_mitterran…x.com/paanteon/statu…
Chargé de mission auprès de Mitterrand pour les questions internationales, il l’a conseillé et accompagné de 1981 à 1985, et a attendu sa mort pour lui porter quelques coups de grâce, dans « Loués soient nos seigneurs » (Gallimard, 1996, p. 322 s) 2/3
Il juge son ancien maître avec le mépris de l’élève des Jésuites pour celui des Maristes, du philosophe pour le littéraire. En intellectuel virtuose et insensible.
Trajectoire inverse de celle de @fogiesbert qui a snobé FM lorsqu’il était au pouvoir et qui s’est réconcilié avec lui lorsque le vieil homme a été proche de la mort, l’ayant au fond toujours aimé. 3/3
C’est bien d’un François, mais pas de celui que vous croyez.
Alors qu’est-ce qui a pu si mal tourner dans les relations de François Mitterrand et du Général de Gaulle, entre le 13 mars 1958 et le 1er juin suivant ?
Explications de Jean Lacouture, dans le post qui suit. 1/3
« Ce 25 mai, s'il ne dénonce que la bouffonne et indécente opération d'Arrighi, s'il fait silence sur le silence observé alors par de Gaulle, François Mitterrand est passé de l'expectative - confiante avant le 13 mai, inquiète entre le 13 et le 19, pessimiste depuis la conférence de presse du palais d'Orsay - à l'opposition déclarée ».
2/3
Jean Lacouture décrit l’évolution de l’état d’esprit de son sujet, au cours des événement qui se sont précipités du 13 mars au 1er juin 1958 (p. 202-207, Seuil, 1998).
C’est dans ces quelques jours, par le « non » définitif et presque solitaire au Général, que se forge sa destinée. 3/3.
Voilà, j’ai lu le livre 🧵
#LaPhoto de Patrice Duhamel aux @EdLObservatoire
#VendrediLecture
#VendrediAntiLecture
Sur la photo, mille fois reproduite sur X, de la rencontre du 15 octobre 1942, entre le maréchal Pétain, Marcel Barrois et François Mitterrand. 1/6
Rien dans cette photo ne prouve une proximité, encore moins une complicité entre François Mitterrand et le maréchal Pétain. On s’étonne donc de la portée que lui prête l’auteur, de façon délirante et répétitive. Ce serait une bombe atomique et pourtant longtemps inutilisée 2/6
Les historiens ont cependant établi les circonstances de cette rencontre entre le chef de l’État et le jeune membre du Comité d’aide aux prisonniers.
En 1965, Roger Frey et les barons du gaullisme tentent de présenter cette photo à De Gaulle comme la remise de la francisque 3/6
#VendrediLecture
Les Papiers de Jeffrey Aspern
Henry James 1888.
@m_docin
🧵
Le narrateur est passionné par le poète disparu Jeffrey Aspern. Cela l’amène à Venise, dans le palais où vit Miss Bordereau, ancienne maîtresse du poète, censée détenir un trésor de lettres d’amour inédites. 1/8
Pourquoi j’ai aimé ? 3 raisons. 1) Dans quelle folie peut vous jeter la littérature ? 2) Venise à la fin du XIXe siècle ; 3) Rapprochement avec un classique de la littérature russe.
2/8
I.- Le narrateur est la proie d’une monomanie, sa passion pour un poète avec lequel il veut établir un lien au-delà de la mort :
« Nous n'avions jamais pu plonger nos yeux dans des yeux où les siens se fussent reflétés, ou sentir son contact transmis par quelque main vieillie que la sienne aurait touchée. » 3/8
#VendrediLecture Frédéric Beigbeder Un homme seul, @EditionsGrasset 2024.
À mon père, trop tard, même thème que #Nom de Constance Debré et même style dérangeant. Jean-Michel Beigbeder (1938-2023) fut un solitaire, ce livre nous le raconte de façon émouvante et brutale.
(Photo Manuel Braun pour Émile Magazine) 1/9
Seul dans son enfance au pensionnat (1), dans sa maturité à la fois désordonnée et innovante (2) et dans le naufrage de ses dernières années (3). 1) Sorèze, c’est l’école militaire des Dominicains où JMB atterrit à 8 ans. On se croirait à Bétharram.
Extraits⤵️ 2/9
F B. compare l’école à une prison, à l’avantage de la prison. On comprend mieux le courage dont ont fait preuve les prisonniers de la 2e GM qui avaient fait un tel apprentissage. La captivité était plus supportable que ce qu’ils avaient subi, enfants. Ils y étaient préparés. 3/9