Quelques précisions sur la non-adhésion de la @CteEmmanuel à la Commission de Réparation et de Restauration.
A force d'entendre tout et son contraire, je finissais par attraper des migraines.
J'aime pas avoir des migraines.
Donc j'ai appelé la CRR.
Un 🧶pour bien comprendre. ⬇️
Oui, la @CteEmmanuel adhère ipso facto à l'Instance Nationale Indépendante de Reconnaissance et de Réparation.
Instance tiers de justice restauratrice pour les personnes abusées sexuellement par des 𝐩𝐫𝐞̂𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐨𝐜𝐞́𝐬𝐚𝐢𝐧𝐬 durant leur 𝐦𝐢𝐧𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́.
Oui, la @CteEmmanuel n'est pas une communauté religieuse strict sensu: elle est composée de laïcs, de prêtres et de consacrés ; et dans ce sens, elle n'a pas à adhérer à la @VieReligieuse (CORREF), ce qui vaudrait adhésion automatique à la CRR.
La CRR, elle, fonctionne comme un tiers de justice restauratrice pour toute personne abusée sexuellement dans une communauté religieuse, quel que soit l'âge de la victime au moment des faits.
Et là, j'ai deux EXCELLENTES NOUVELLES pour la @CteEmmanuel.
1/ Tout d'abord, le fait de ne pas être une communauté religieuse ne vous empêche nullement d'adhérer à la CRR.
Même si vous adhérez déjà à l'INIRR. Ils sont pas jaloux, figurez-vous.
Comme ça, vous seriez tranquilles.
2/ Ensuite, même si par discrétion, humilité, pudeur etc., vous ne souhaitez pas adhérer, sachez que la CRR peut QUAND MÊME jouer son rôle de tiers de confiance des associations de fidèles ou instituts non membres de la Corref. Je sais bien qu'il n'y a évidemment aucune victime
dans le pays parfait de Paray-le-Monial, mais comme vous êtes bien entendu extrêmement pro-actifs et sans concession sur ce chapitre des violences sexuelles, je ne doute pas que vous allez sans tarder communiquer sur le fait que toute victime adulte d'abus dans la @CteEmmanuel
peut d'ores et déjà s'adresser à la CRR.
Voilà. J'avoue que je suis contente d'avoir pu éclaircir ça pour vous d'un simple coup de fil, parce que j'imagine toutes les nuits sans sommeil que vous avez dû passer, vous les responsables de la @CteEmmanuel, à vous demander comment
vous alliez faire le jour (qui n'arrivera bien sûr jamais) où un communautaire se laisserait un peu aller avec un/e adulte.
Bah il suffira de demander à la CRR, plutôt que de dire "oh là là désolé, on aimerait tant vous aider mais on peut point".
De rien, vraiment.
Des bisous. 😘
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#Betharram et répliques.
Toutes ces personnes qui se manifestent sont une infime partie (quelques centaines) des 330.000 enfants du rapport de la CIASE.
Pour ceux qui ont lu le rapport et croyaient à ce chiffre, c'est un choc car on sort du chiffre pour entrer dans la chair.
Pour ceux qui le déniaient, c'est un choc car ça vient percuter le déni. Deux réactions possibles: ouvrir les yeux, ou encore plus de déni.
Mais nous avions toutes les cartes en main pour savoir depuis maintenant 4 ans.
Tout était dans le rapport: ces 330.000 enfants étaient majoritairement élèves d'établissements et petits séminaires catholiques.
Cette deuxième onde de choc, pourquoi se la prend-on en pleine face, alors que nous savions ?
🚨🚨🚨 Allez, je vous raconte.
Encore une histoire de dingue.
Un évêque qui se pose publiquement en champion de la cause des victimes, et qui en réalité réintègre un prêtre excommunié pour pédocriminalité.
Sans en avoir le droit.
Et s'obstine, même quand on lui dit stop.
⬇️⬇️⬇️
Cet évêque, le voici.
Mgr Pascal Wintzer, ancien archevêque de Poitiers devenu en août 2024 archevêque de Sens-Auxerre.
Auteur en 2023 de ce petit opuscule tout à fait passionnant.
Cinq mitres dans le dernier Trombinoscope de Golias qui l'appelle: "un grand Monsieur".
AHEM.
Nous sommes donc dans l'archidiocèse de Sens-Auxerre, le 20 mars 2017.
@mgrgiraud en est alors l'archevêque.
Il reçoit un mail.
Une femme, victime entre 14 et 18 ans d'un prêtre qui commet sur elle des agressions de plus en plus graves.
Il prend immédiatement rdv avec elle.
🎁🎁🎁Je voudrais commencer 2025 avec ces personnes qui me donnent des raisons de croire et d'espérer. Je ne les citerai pas toutes, elles sont évidemment bien plus nombreuses que cela.
Mais qu'elles soient ici remerciées de l'espérance qu'elles portent, chacune à leur manière.
🎁 Il y a cette femme dans cette communauté pourrie. Elle y était consacrée, y travaillait à un poste assez important.
À chaque fois que je tweetais sur sa communauté elle m'envoyait des DM assez violents, me traitant de menteuse, suppôt de Satan et j'en passe.
Et puis un jour.
Je reçois un DM différent.
"Vous ne voudrez certainement pas vu tout ce que je vous ai dit mais pourrais-je vous appeler ? Je ne sais pas vers qui me tourner."
On s'appelle.
C'est une femme effondrée que j'ai au bout du fil.
🚨#APLourdes
A l'Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France, les évêques de @eglisecatho ont débattu de la future instance de réparation pour les victimes adultes.
Mais de quoi parle-t-on quand on parle de victimes adultes?👇
Car il n'y a pas, loin de là, que les victimes de violences sexuelles. Abus de pouvoir, de conscience, droit du travail bafoué, les atteintes aux droits humains fondamentaux prennent de multiples formes. J'en parle souvent ici.👇
Voici, par exemple, le texte d'une religieuse fichue à la porte de son couvent du jour au lendemain, au bout de 30 ans, sans aucune raison valable (et quand bien même...). La réalité pour des dizaines et des dizaines de femmes (en général) aujourd'hui, c'est cela.
🧶👇
Retour sur la victoire des deux victimes de l'ex-abbé Benoît M., après cinq ans de bras de fer pour se faire entendre de la justice et de la @CteEmmanuel.
Excellent article de @Sauvaget14 ici:
Pendant les quatre premières années, Marie et Flore se sont battues seules.
Abandonnées de tous.
De la justice française, qui a classé sans suite leur affaire malgré les aveux du violeur devant les policiers.
Comme 99% des viols dans notre pays, dans l'indifférence la + totale.
De la justice canonique qui n’est pas capable de fournir aux victimes un avocat ecclésiastique qui défende vraiment les victimes, et pas l'institution.
Petite histoire glanée ces jours-ci, Rue du Cléricalisme Ordinaire, où les étals du marché débordent tant qu'on n'a qu'à se baisser pour en ramasser.
Quelque part en France, dans le couvent d'une congrégation féminine.
🔽🔽🔽
L'ordinaire du lieu a collé là un de ses anciens collègues évêque, contraint à prendre du recul après des trucs délirants sur de jeunes majeurs.
Vous comprenez, "il faut bien le mettre quelque part".
"Quelque part", en général, c'est chez des sœurs.
La poubelle de l'Église.
Quand Mgr est arrivé, on n'a expliqué qu'à demi-mots pourquoi il était là.
Ça lui a laissé toute latitude pour raconter qu'il était victime d'une odieuse cabale.
Une moitié du couvent ne s'en est pas laissé conter.
L'autre est tombée sous la coupe du manipulateur.