🟢 Oui, on ne peut pas dire que les aliments soignent...
🔴... mais on va quand même te mentionner le super pouvoir antioxydant du pamplemousse ou de l'ail avec ses composés soit-disant antiviraux
A ma connaissance, on n'a jamais soigné une maladie infectieuse avec du pamplemousse ou de l'ail ou de la coco...
Il est bon de rappeler qu'on évite de prendre du pamplemousse avec des médicaments à cause des interactions (inhibition de l’enzyme du foie cytochrome P450 3A4)
2/ La contradiction :
- un jour, on nous dit que les aliments miracles n'existent pas
- et en même temps, il y a des super-aliments et des complément "miracle" qui vous aide pour l'immunité le diabète, l'intestin, ... un peu tout quoi, c'est mieux qu'un médicament
3/ Rarement des références sont citées et quand elles le sont, ça ne va pas !
- La revue sur l'acide fulvique conclut qu'il y a un manque de données et de preuves "supporting litterature is minimal"
- Le 2nd papier porte sur de la chromatographie et des mesures de cet acide
et ils ont mesuré une activité... in vitro. Loin de données cliniques humaines
La 3e référence est un blogueur
4/ Autres posts : des herbes, des jus aux propriétés multiples et "thérapeutiques" = on est dans le domaine du médicament là
5/ Il y a un tel décalage entre :
- les solutions proposées (non fondées sur des preuves scientifiques)
- le ton prudent des chercheurs du domaine sur la perméabilité intestinale et les maladies de l'intestin qui dit qu'on a beaucoup plus d'incertitudes que de certitudes
6/ Plus généralement, la naturopathie ne repose sur rien pour ses théories sur les émonctoires et les humeurs
Et certaines modalités d'applications sont problématiques : hydrothérapie, homéopathie...
La difficulté est que les naturopathes glissent souvent des infos vraies (les sources alimentaires en certains nutriments, la description de fonctions biologiques de nutriments) avec des allégations de santé trompeuses (sur l'immunité, l'intestin, le diabète etc...)
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Si tu cherches des informations fiables sur les études scientifiques sur l'acétamipride et les néonicotinoïdes, retrouve mon gros travail de synthèse sur mon compte insta :
Malheureusement on n'a très peu d'études chez l'humain sur l'acétamipride (pas de données ne veut pas dire qu'il n'y a rien à voir)
Les principales préoccupations sont la neurotoxicité développementale et l'écotoxicité, pas le risque de cancer
Les études in vivo présentent trop d’incertitudes méthodologiques pour être utilisées dans l’évaluation du danger
L’étude de Loser et al. (2021) fournit un signal mécanistique plausible mais ne permet pas à elle seule de conclure à un effet de neurotoxicité développemental avéré
Sur l'acétamipride, pourquoi tout le monde parle de risque de cancers ?!
Les principaux risques d'après les données scientifiques sont la neurotoxicité développementale (DNT, voir l'image dans une étude in vitro) ou des effets endocriniens
Je vais commenter des études
L’acétamipride active les récepteurs nicotiniques (nAChR) à partir de 1 μM en in vitro. Cette activation est suivie d’une désensibilisation rapide, ce qui perturbe la signalisation neuronale => Effet considéré comme un mécanisme plausible de DNT
Il y a peu d'études chez l'humain sur l'acétamipride
Le métabolite IM-2-1 est associé à une réduction du taux de testostérone chez hommes et femmes. Cela suggère un effet endocrinien potentiel, mais causalité non établie (étude transversale n=2014)
Questions/réponses sur l'avis de l'ANSES sur les isoflavones et le soja
1) Pourquoi les valeurs toxicologiques de référence (VTR) se basent sur des études animales ?
Il n'y avait pas d'étude humaine assez solide avec une relation dose réponse pour établir une VTR
C'est très classique en évaluation de risques alimentaires d'utiliser des données animales toxicologiques pour dériver une VTR puisqu'on est dans un environnement contrôlé où on peut tester des doses très faibles et très élevées
Exemple pour les composés naturels végétaux
Ici ils ont considéré que l'étude du NTP 2008 (US National Toxicological Program) et de Eustache 2009 étaient assez solides avec un effet critique sur les glandes mammaires et les testicules pour dériver une VTR = valeur pour qualifier/quantifier un risque pour la santé
Voici 7 femmes scientifiques qui se sont vu voler ou minimiser leurs découvertes, souvent au profit de collègues masculins :
1⃣ Jocelyn Bell Burnell : doctorante en astrophysique, elle a découvert en 1967 les pulsars, des étoiles à neutrons en rotation rapide
Elle a découvert des impulsions aigues régulières provenant systématique de la même partie du ciel. Avec son directeur de thèse Anthony Hewish, ils ont pensé qu’ils avaient détecté un signal provenant d’une civilisation extraterrestre et l'ont nommé LGM-1 (Little GreenMen)
Ils avaient découvert le premier pulsar, CP 1919. Ces étoiles extrêmement denses se forment à partir des restes d’étoiles massives effondrées après une supernova, ils ont des champs magnétiques puissants qui ne sont pas alignés avec l’axe de rotation de l’étoile