Le prix des batteries au lithium s'effondre, passant en dessous de 100 $/kWh en avril en Chine. Avec de tels prix, le stockage électrochimique, dans les Véhicules Électriques (VE) et dans les batteries stationnaires va se développer massivement dans les années à venir.
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Il faut ici bien distinguer deux grands usages énergétiques du stockage électrochimique :
- le stockage d'électricité pour le transport, principalement pour voitures électriques aujourd'hui, mais de plus en plus sur des véhicules lourds de type bus voire camions.
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- le stockage stationnaire visant à apporter des services système au réseau électrique et/ou des flexibilités, de plus en plus utiles dans les pays ayant fortement déployé des EnRv dans leur mix.
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Les graphiques ci-dessus permettent de constater les différences de quantité de batteries entre ces deux usages. En 2023, un peu moins de 800 GWh ont été déployés pour le transport, contre moins de 100 GWh pour le stockage stationnaire.
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Au-delà de ces premiers éléments, les graphiques ci-dessous permettent d'identifier 3 grandes technologies de batteries :
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1️⃣Les batteries au lithium dites NMC (Nickel-Manganèse-Cobalt) et NCA (Nickel-Cobalt-Aluminium), également présentées dans les graphiques ci-dessous en low ou high-nickel.
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Il s'agit de la technologie la plus utilisée dans les VE en occident, celle-ci présentant une plus grande densité énergétique que les autres, et donc un plus grande autonomie à poids équivalent.
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2️⃣ Les batteries dites LFP (Lithium-Fer-Phosphate), celles-ci présentent une densité énergétique plus faible - donc moins d'autonomie à poids équivalent - par rapport aux batteries NMC (- 20 à 30 %), mais également un coût plus faible (-20 %)...
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...tout en demandant moins de matériaux critiques (absence par exemple de cobalt, de nickel et de manganèse). Auparavant minoritaires, elles prennent des parts de marché de plus en plus importante sur le marché du VE.
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Elles sont également majoritaires sur le marché des batteries stationnaires, la densité énergétique n'étant pas un critère important, notamment par rapport à celui du prix du stockage.
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3️⃣ Les batteries sodium-ion, n'utilisant pas donc pas de lithium. Cette technologie est encore peu utilisée dans le domaine énergétique... mais pourrait connaître un développement significatif dans les années à venir.
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Au même titre que la différence entre batterie NMC et LFP, les batteries sodium-ion sont moins denses énergétiquement, mais également moins coûteuses que les LFP. Le prix du lithium et la capacité de l'industrie à monter en charge sera déterminant dans leur développement.
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Il existe un facteur 100 entre la production d'énergie à l'hectare pour des biocarburants de 1ère génération (utilisés dans une voiture thermique)... et la production d'électricité PV pour alimenter une voiture électrique.
Notons également que l'on ne remplace pas les champs par du PV. Il y a bien coproduction, ici les champs de céréales sont ainsi remplacés par une prairie utilisée par un élevage ovin avec un bail à long-terme.
Pour voir le reportage : france.tv/france-2/envoy…
Le 15 avril 2024, 13h, la part de l'électricité fossile tombe à un plancher record de 2,4 % dans le mix britannique.
La part de la prod éolienne/PV atteint 70,9 %, celle des productions non synchrones 79,9 % (?!).
Thread technique sur la stabilité du réseau britannique👇
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Beaucoup d'opposants aux EnR utilisent le rapport de l'IEA-RTE de 2021 pour indiquer que le 100 % EnR est technologiquement impossible.
JinkoSolar construit une usine de 56 GW/an en Chine, à elle seule, elle serait capable d'approvisionner toute l'Europe en modules. Ce volume est environ 10 fois plus important que les projets les plus ambitieux sur notre continent.
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En juin 2023, le fabricant chinois a annoncé la construction d'une usine intégrée verticalement. La production concerne ainsi la fabrication des lingots de silicium monocristallin, les plaquettes de silicium, les cellules et les modules.
Source :
2/17 pv-magazine.com/2023/06/16/chi…
Le projet se répartit en 4 phases de 14 GW, les deux premières devant se terminer dans les deux premiers trimestres de cette année, les deux suivantes courant 2025.
Source :
3/17 pv-magazine.com/2024/03/29/chi…
Ce fil ne répondra pas à cette question qui nécessiterait une mise à jour complète de l’étude. Il vise toutefois à donner quelques pistes de réflexion, notamment au vu de l’analyse de sensibilité de l’étude « Futurs énergétiques 2050 ».
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En 2021, une première estimation donnait un coût de 51,7 Mds€ pour les 6 premiers EPR2, 3 ans plus tard, celui-ci est passé à 67,4 Mds€2020 soit une augmentation de 30 % en euros constants.
Source :
3/17lesechos.fr/industrie-serv…
La transition du système électrique a bien lieu en UE. Les émissions de CO2 de ce secteur ont connu un pic en 2007 à 1218 MtCO2, elles sont depuis passées à 653 MtCO2, soit une réduction de 46 % en 16 ans !
La même réduction s'observe également sur l'intensité carbone qui passe de 413 gCO2/kWh en 2007 à seulement 242 gCO2/kWh 16 ans plus tard, soit -41 %.
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Comment expliquer une telle évolution sur les émissions de CO2 ?
Principalement par la baisse de l'utilisation des énergies fossiles pour produire de l'électricité.
Comment le Nordeste (hors Maranhão), état du Brésil de 46 M d'habitants, est passé de 240 gCO2/kWh à 43 gCO2/kWh (moins que la France en 2023 !) en seulement 7 ans ?
Essentiellement par le développement du solaire et de l'éolien.
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Source : 1/5 app.electricitymaps.com/zone/BR-NE
D'après les données d'electricity maps, la production éolienne et PV a représenté 70 % de la consommation d'électricité. L'hydroélectricité 24 % (grosse sécheresse en Amazonie en ce moment).
L'éolien était déjà développé en 2017 (43 %), mais pas le solaire (1 %).
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Le reste de la production provenait donc de l'hydroélectricité (environ 15 %), et de moyens de production fossiles, ce qui explique l'intensité carbone estimée par electricity map.
Les exports/imports avec les autres états jouent aussi un rôle :