Thread : Que sait-on sur le cupping (ventousothérapie) ?
▪️ Pas de mécanisme physiologique qui expliquerait l’effet du cupping sur la santé
▪️ Pas de preuves solides
▪️ Risques réels de lésions de la peau, infection...
FranceInfo mentionne cette revue narrative de revues systématiques sur le cupping
78% des études portent sur une pratique illégale le "Cupping humide (hijama humide) avec incision superficielle de la peau (=scarification) puis pose des ventouses
Le cupping humide est à différencier du dry cupping (sèche) où on pose des ventouses pour créer une dépression sur une surface cutanée, ce qui crée un afflux sanguin
Des esthéticiennes, infirmiers, coach, entrepreneurs ont déjà été condamnés pour exercice illégal de médecine
C'est présenté comme une technique ancestrale, or, il nʼexiste aucune corrélation entre lʼancienneté dʼune technique et son efficacité
Le cupping dans ces études était utilisé pour traiter l'herpes, la paralysie faciale, la dyspnée, l'acnée,...
On n'a pas besoin de lire la conclusion de la revue parce qu'aucun essai clinique n'est à faible risque de biais
La majorité était à haut risque de biais
Par exemple, seulement 3 essais sur 135 ont fait un calcul de puissance pour déterminer la taille adéquate de l'échantillon
Seulement 25 essais sur 135 expliquent comment ils ont randomisé les participants. Très peu d'essais ont expliqué le masquage de l'intervention, les perdus de vue, critères d'éligibilité des participants
=> On voit la faible qualité des publications sur le sujet
On a une forte hétérogénéité dans les résultats qui suggèrent que le cupping humide a un effet bénéfique. Cependant, on ne peut rien faire de cette hypothèse au vue des problèmes méthologiques des études qui invalident totalement les résultats
Une revue systématique et méta-analyses sur 18 essais cliniques comprenant 1 172 patients et de durée de 2 à 26 semaines a évalué les effets de la thérapie par ventouses sur la douleur (ce qui pourrait intéresser plus les athlètes)
Le cupping avait le même effet qu'un placebo donc pas d'effet contre la douleur dans deux essais
Quand on compare le cupping à un treaitement 'actif', on voit des résultats hétérogènes :
- avec 2 essais montrant une réduction de la douleur
- 4 essais montrant une absence d’effet
Certaines améliorations rapportées après la cupping therapy pourraient être attribuables à l'effet placebo et à l'effet psychologique de recevoir un traitement
Le cupping est une pratique risquée pour la santé
La thérapie par ventouses sur le dos a provoqué la formation d'abcès épiduraux dans quatre cas, sur les membres, des nécroses, de l'arthrite septique ou des ulcères dans quatre cas, sur l'articulation sternoclaviculaire, une ostéomyélite dans un cas
Que retenir et partager ?
À ce jour, la cupping therapy n'a pas été largement acceptée par la communauté médicale et scientifique en raison du manque de preuves solides à l'appui de ses effets thérapeutiques
Le potentiel gain est minime et les risques existent
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Si tu cherches des informations fiables sur les études scientifiques sur l'acétamipride et les néonicotinoïdes, retrouve mon gros travail de synthèse sur mon compte insta :
Malheureusement on n'a très peu d'études chez l'humain sur l'acétamipride (pas de données ne veut pas dire qu'il n'y a rien à voir)
Les principales préoccupations sont la neurotoxicité développementale et l'écotoxicité, pas le risque de cancer
Les études in vivo présentent trop d’incertitudes méthodologiques pour être utilisées dans l’évaluation du danger
L’étude de Loser et al. (2021) fournit un signal mécanistique plausible mais ne permet pas à elle seule de conclure à un effet de neurotoxicité développemental avéré
Sur l'acétamipride, pourquoi tout le monde parle de risque de cancers ?!
Les principaux risques d'après les données scientifiques sont la neurotoxicité développementale (DNT, voir l'image dans une étude in vitro) ou des effets endocriniens
Je vais commenter des études
L’acétamipride active les récepteurs nicotiniques (nAChR) à partir de 1 μM en in vitro. Cette activation est suivie d’une désensibilisation rapide, ce qui perturbe la signalisation neuronale => Effet considéré comme un mécanisme plausible de DNT
Il y a peu d'études chez l'humain sur l'acétamipride
Le métabolite IM-2-1 est associé à une réduction du taux de testostérone chez hommes et femmes. Cela suggère un effet endocrinien potentiel, mais causalité non établie (étude transversale n=2014)
Questions/réponses sur l'avis de l'ANSES sur les isoflavones et le soja
1) Pourquoi les valeurs toxicologiques de référence (VTR) se basent sur des études animales ?
Il n'y avait pas d'étude humaine assez solide avec une relation dose réponse pour établir une VTR
C'est très classique en évaluation de risques alimentaires d'utiliser des données animales toxicologiques pour dériver une VTR puisqu'on est dans un environnement contrôlé où on peut tester des doses très faibles et très élevées
Exemple pour les composés naturels végétaux
Ici ils ont considéré que l'étude du NTP 2008 (US National Toxicological Program) et de Eustache 2009 étaient assez solides avec un effet critique sur les glandes mammaires et les testicules pour dériver une VTR = valeur pour qualifier/quantifier un risque pour la santé
Voici 7 femmes scientifiques qui se sont vu voler ou minimiser leurs découvertes, souvent au profit de collègues masculins :
1⃣ Jocelyn Bell Burnell : doctorante en astrophysique, elle a découvert en 1967 les pulsars, des étoiles à neutrons en rotation rapide
Elle a découvert des impulsions aigues régulières provenant systématique de la même partie du ciel. Avec son directeur de thèse Anthony Hewish, ils ont pensé qu’ils avaient détecté un signal provenant d’une civilisation extraterrestre et l'ont nommé LGM-1 (Little GreenMen)
Ils avaient découvert le premier pulsar, CP 1919. Ces étoiles extrêmement denses se forment à partir des restes d’étoiles massives effondrées après une supernova, ils ont des champs magnétiques puissants qui ne sont pas alignés avec l’axe de rotation de l’étoile