1 Un premier bilan peut être tiré de l’année 2025 pour l’économie en #Russie. Voici les informations collectées lors de la 70ème session du Séminaire Franco-Russe (#Fil ou #Thread) qui s’est tenu les 2-4 février 2026
2 La politique dite de « refroidissement dirigé de l’économie » de la Banque Centrale de Russie, caractérisée par des niveaux très élevés du taux directeur nominal (de 22,5% à 16,0%) et du taux réel (10%) a abouti à un fort ralentissement de la croissance en 2025 (1,0%)
3 Les industries « civiles » sont celles qui ont été le plus affectées du fait du ralentissement et même de la contraction de la croissance qui en a résulté. Les investissements ont aussi connu un fort ralentissement de leur croissance
4 Le fort ralentissement durant l’année 2025 qui est essentiellement dû à la politique monétaire très restrictive conduite par la Banque Centrale et non à l’impact des sanctions qui ne sont plus considérées comme significatives par les entreprises
5 Le ralentissement a été particulièrement sensible au 3ème trimestre 2025. Il est le fait des branches de l’industrie concernées par la demande civile. Les branches qui servent la « demande militaire » ralentissent elles aussi mais dans une mesure bien moindre
6 L’investissement a cependant été l’activité qui a le plus souffert de ces taux excessifs. Leur chute est évidente dès la fin du 2ème trimestre. Elle devrait se maintenir pendant les 2 premiers mois de 2026. Les investissements devraient reculer au début de l’année 2026
7 Très clairement, la politique monétaire conduite par la Banque Centrale de Russie a perturbé en profondeur le cycle d’investissement de l’industrie russe. Ce n’est pas la première fois que ceci se produit
8 L’inflation s’est, quant à elle, fortement ralentie du fait de la baisse de la demande civile engendrée par des taux très élevés qui oriente les revenus vers l’épargne, mais aussi de la réévaluation du rouble, qui fait baisser les prix des produits importés.
9 Cette réévaluation a été importante. Si elle a un effet positif sur la réduction de l’inflation, elle a deux effets négatifs, une dégradation de la compétitivité (marché intérieur et marchés extérieurs) et réduction des recettes de l’État qui sont collectées en roubles.
10 Cette appréciation du change est encore plus spectaculaire si on la calcule en taux de change réel. Le taux de change effectif réel (REER en nomenclature FMI) s’est apprécié de 28%, ce qui est exceptionnel et pose problème à l’économie.
11 Les finances publiques ont connu une légère croissance du déficit budgétaire, qui devrait atteindre 3,0% pour 2025. Les chiffres consolidés ne seront disponibles que vers le mois de mai.
12 Le système fiscal s’oriente désormais beaucoup plus sur les revenus internes de l’économie et moins sur les revenus d’exportations. Mais, ceci est aussi le résultat de l’appréciation du taux de change qui pose un véritable problème fiscal.
13 Le manque de coordination entre la politique économique et la politique monétaire est désormais flagrant. Une baisse du taux directeur visant à le ramener à 4% en termes réels et 9,5%-10,0% en termes nominaux s’impose. Baisse du Rouble face à l’USD de 76 RR à 95 RR
14 L’Institut de Prévision de l’Économie de l’Académie des Sciences de Russie doit d’ailleurs présenter un rapport sur la coordination de la politique économique, de la politique budgétaire et de la politique monétaire au mois de mars tirant les leçons de 2025
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I. Je n'ai pu diffuser mon papier de lundi dernier sur les "Conséquences de la Guerre contre l'Iran 2ème partie"
Les dernières nouvelles confirment l'analyse fpop.media/consequences-e…
II. La situation militaire continue d'empirer. #IranWar
Les conséquences des destructions sont désormais supérieurs à celle du blocage du détroit d'Hormuz. En un sens, l'#Iran a déjà gagné
III Les dernières frappes de l'Iran montrent que les forces sont loin d'être détruites et que sa structure politique pour l'instant tient.
La frappe sur l'usine chimique au sud d'Israel en est un bon exemple.
I. Un rapide #Thread sur ce qui se passe sur la marché du pétrole.
@alancelin
@Vukuzman
II. Les contacts que j'ai avec des traders (UAE, Moscou et Houston), confirment l'éclatement total du marché.
On négocie désormais cargaison par cargaison, et le marché des "futures" est de fait à l'arrêt car nul ne veut s'engager au-delà du moment.
III. Le pétrole a atteint 170 $/b à Dubai, mais le Sokol russe se négociait à 17h30 (Moscou) entre 172 et 178 $/b.
Les "stocks flottants" se réduisent rapidement et l'instabilité devient dès lors croissante.
Sokol (russe)105.42$+3.08+3.01%
Urals: éclatement des prix, selon les contrats
II La situation sur "les" (et non plus "le") marchés du pétrole est chaotique.
On assiste à une rupture entre l'Asie et le monde atlantique, avec des différences de prix de 30$ à 35$. La fermeture du Détroit d'Hormuz provoque un chaos "physique" mais aussi institutionnel
III. Les marchés au futur, qui sont un instrument essentiel de régulation des prix, ne fonctionnent pratiquement plus. Donc, pas de base fiable pour établir le prix des contrats. On négocie "à la tête du client"
Dear @pati_marins64 .
That's fascinating.
I didn't knew details even if I knew that exercise stopped.
Knowing the history of "war games" in Newport I would make some commentaries #Thread (I)
II. We have two examples of war games giving "surprising" results, and both were "reversed" by the high command.
(a) A simulation in 1938 at Naval College where the "red" fleet (Japan) made a preventive strike on Pearl Harbor. Reversed by the commanding officer of PacFleet
III. Explanation: such an operation is over IJN capabilities...To be remembered on 12/07/1941...
(b) War game done BY the IJN on September 1941. The attack force lost 2 CV. Reversed by Yamamoto himself on the ground that the simulation had given too much to the enemy
I. Pourquoi les mini-sousmarins iraniens sont une force à prendre en compte?
#Thread ou #Fil sur la question
II L'Iran dispose de 20 SM de classe Ghadir, dont sans doute 15-16 sont opérationnels
Il s'agit de bateau de 29m de long, d'un déplacement de 117/125 tonnes, d'un équipage de 7 à propulsion diésel-électrique. Armement: 2 tubes lance-torpilles
III Ces SM ont une autonomie faible mais sont connu pour avoir fait le voyage de Bandar-Abbas à Karachi.
Ils sont silencieux en propulsion électrique, peuvent transporter 2 missiles mer-mer ou 6 à 8 mines.
II. C'est très logique. Les amiraux ne veulent pas risquer leurs précieux (et couteux) navires dans un espace resserré où l'Iran a de multiples moyens de les attaquer (missiles, drones, drones navals et sous-marins)
III De plus, escorter des navires veut dire entrer profondément dans le Golfe, à portée des sous-marins de poche iraniens, dans une mer chaude à faible profondeur, peu propice à la lutte anti-sous-marine