Dans la Soupe Vatnik d’aujourd’hui, nous présentons Vincent Bolloré, milliardaire et magnat des médias français. Il est surtout connu pour avoir bâti un puissant empire médiatique, et pour l’avoir mis au service de positions droitistes et de la propagande du Kremlin.
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Né en 1952 à Boulogne-Billancourt dans une famille d’industriels, Vincent étudie le droit à l’université Paris-Nanterre. Il reprend l’entreprise familiale et en fait un conglomérat tentaculaire allant des infrastructures portuaires aux médias en passant par la pub et le cinéma.
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L’empire logistique africain de Bolloré a fait l’objet d’une longue enquête pour corruption. Les poursuites visant Vincent Bolloré personnellement sont toujours en cours, avec un procès prévu en décembre, après le refus d’un juge d’homologuer un accord de plaider-coupable.
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Par ses acquisitions agressives, Bolloré a pris le contrôle de Vivendi, s’octroyant ainsi un contrôle sur de nombreux médias, dont Canal+, CNews, Europe 1 ou encore l’éditeur Editis puis Hachette. Sa fortune est aujourd’hui estimée à environ 9,5 milliards d’euros.
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L’expansion de son empire médiatique ne s’est pas faite sans heurts. Plus de 600 personnalités du monde du film français, rejointes par des stars internationales allant de Juliette Binoche à Javier Bardem, ont signé une lettre ouverte mettant en garde contre son contrôle croissant sur le cinéma.
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L’influence de Bolloré s’est aussi étendue à la radio avec Europe 1, où la ligne éditoriale et la direction ont été profondément remaniées. Une autre levée de boucliers majeure a eu lieu aux éditions Grasset, où plus de 200 auteurs sont partis ou ont refusé de futures publications après des changements de direction imposés par Bolloré.
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Sa chaîne de télévision C8 a fait l’objet de nombreuses controverses ; elle a notamment écopé d’une amende de 3,5 millions d’euros et a été mise en demeure de respecter les règles relatives à l’indépendance éditoriale après qu’un invité a été insulté par le présentateur et empêché de critiquer Bolloré.
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Bolloré a souvent été accusé d’influencer directement les décisions éditoriales. L’un des virages les plus flagrants a eu lieu à CNews, qui est passée à une programmation très axée sur le commentaire d’opinion, devenant une chaîne partisane de droite à la Fox News.
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Ses défenseurs ont soutenu qu’elle couvre désormais des sujets comme l’immigration, l’insécurité et l’extrémisme islamiste, auparavant minimisés, tandis que ses détracteurs l’accusent de sensationnalisme, de populisme et de promouvoir un discours d’extrême droite.
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À propos : Bolloré a aussi racheté l’institut de sondage CSA — pratique pour influencer les questions posées. Officiellement affilié à aucun parti, se décrivant simplement comme démocrate chrétien, Bolloré a encouragé la convergence entre la droite et l’extrême droite…
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… notamment une alliance entre Les Républicains et le RN pour les élections législatives de 2024. Bolloré est aussi un ami de longue date de Nicolas Sarkozy, qui a défendu Poutine. Leur relation a suscité des critiques après les vacances de Sarkozy sur le yacht de Bolloré en 2007.
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Brouillant allègrement les limites entre journalisme et militantisme politique, les médias Bolloré ont de plus en plus promu des fans de Poutine comme Éric Zemmour, renforçant sa notoriété nationale. CNews a même dû payer une amende de 200 000 euros pour avoir diffusé ses propos.
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Après la fermeture du média de propagande d’État russe RT France (doté d’un budget de 30 millions d’euros par an par l’État russe) nombre de ses employés ont trouvé un nouveau mégaphone chez Bolloré.
Un cas particulièrement scandaleux est celui de Xenia Fedorova, son ancienne directrice, promue avec une mauvaise foi sidérante par les médias Bolloré.
À RT, Xenia était la protégée de Margarita Simonian elle-même, qui appelle ouvertement à bombarder des civils, rêve de famines et proclame la guerre contre toute l’Europe. Une guerre hybride déjà en cours, visant particulièrement la France.
Chez Bolloré, Xenia a d’abord animé une série de Canal+ sur les églises orthodoxes en France, pendant que son ancien employeur, l’État russe de Poutine, les bombarde en Ukraine. Celles de France, il tente d’ailleurs de se les accaparer. Hypocrisie sans limites :
Bien qu’elle soit promue chaque semaine, sur de multiples plateformes, libre de débiter n’importe quel mensonge du Kremlin, Xenia ose encore se plaindre de la « liberté d’expression », sans jamais mentionner ce qu’il en advient sous son cher Poutine : journalistes assassinés et camps de filtration.
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Sur les chaînes de Bolloré, elle exerce une influence déterminante sur le traitement des sujets géopolitiques. Les intervenants qui la contredisent, comme Bruno Clermont @bruno_clermont, ne sont plus invités — encore une belle démonstration de « liberté d’expression ». Bolloré a semble-t-il mis tout son empire à son service, c’est-à-dire…
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… au service de la propagande du Kremlin qu’elle a défendue toute sa vie, qu’elle a consacré toute sa carrière à promouvoir. Son livre, bien sûr, a été publié par un éditeur Bolloré, et même écrit par un prête-plume Bolloré. Sa série sur les églises passe sur une chaîne Bolloré. Ses tribunes, dans un journal Bolloré. Et qui s’empresse de prendre sa défense ?
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Les larbins de la « Bollosphère », qui ont le culot — ou ont reçu l’ordre ? — de s’extasier devant sa « longue expérience journalistique », alors qu’elle n’a eu… qu’un seul employeur avant Bolloré : RT, le média de propagande du criminel de guerre Poutine, pour lequel elle travaillait comme productrice/directrice, sans même faire semblant d’être journaliste.
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Le Kremlin exerce depuis longtemps une forte influence sur les deux extrémités du fer à cheval politique français : l’extrême gauche, avec ses courants historiquement pro-soviétiques/staliniens, et l’extrême droite, réceptive aux récits sur l’immigration et admirative de l’autoritarisme.
Contrôler directement le centre s’est avéré plus difficile ; le Kremlin a donc attaqué Macron avec des campagnes de dénigrement générées par IA, des allégations de consommation de drogue ou des théories du complot visant son épouse. Les mêmes tactiques crasseuses que celles déployées contre Zelensky :
Dans ce contexte, Vincent Bolloré est un acteur clé pour diffuser la propagande du Kremlin dans le grand public, déplaçant la fenêtre d’Overton pour rendre les Français réceptifs aux mensonges de Poutine et passifs face à ses invasions.
Exactement comme RT France cherchait à le faire, mais désormais d’une manière encore plus insidieuse que la présence publique et assumée de RT.
Pourquoi Bolloré se ridiculise-t-il ainsi en laissant une propagandiste russe professionnelle répandre aussi ouvertement le baratin de Poutine ? Il prétend n’avoir eu que des ambitions « mercantiles » et non politiques, une explication qui ne convainc guère lorsque l’audimat des chaînes chute.
Mais une chose est sûre : en mettant de facto son empire médiatique au service des ambitions impériales « de Vladivostok à Lisbonne » du criminel de guerre Poutine, « Collabolloré » lui a offert une puissante arme contre nous tous, peut-être encore plus dangereuse que celle dont le chef du Kremlin disposait avec RT France.
La Russie dépense plus de 4 milliards d’euros par an en propagande pour faciliter ses invasions, notamment en fabriquant des récits mensongers comme ceux promus désormais par l’empire Bolloré.
La recherche factuelle pour les contrer demande du temps et des efforts, merci de soutenir notre travail :
Dans cette Soupe Vatnik, nous expliquons pourquoi l’Ukraine est si importante et pourquoi il est essentiel de démasquer les vatniks et de réfuter leur propagande pour contrer les guerres d’agression de la Russie et de ses alliés, et ainsi œuvrer pour une paix véritable.
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La guerre coûte cher, et la Russie n’est pas un pays riche qui pourrait se le permettre : hôpitaux ? routes ? eau courante ? recherche médicale ? Futilités : tout dans la guerre.
Mais il y a un 2e poste du budget russe qui reste bien financé en toutes circonstances :
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La fabrication du soutien à cette guerre : médias d’État, blogueurs « apolitiques », journalistes « indépendants », politiciens « patriotes ».
La Russie y consacre chaque année des centaines de milliards de roubles (plus de 4 milliards d’euros).
Dans la Soupe Vatnik du jour, nous présentons la « Bourde de Budapest », comment elle fait suite au Fiasco en Alaska d’il y a deux mois, et les tergiversations de Donald Trump depuis neuf mois concernant l’aide à l’Ukraine et des sanctions efficaces contre la Russie.
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Il y a deux mois, Trump a humilié les États-Unis en déroulant le tapis rouge pour le dictateur et criminel de guerre Vladimir Poutine, se comportant comme son valet ou son admirateur, sans s’approcher de la paix d’un iota.
Pire, le principal résultat de cette humiliation a été de retarder des sanctions sérieuses contre la Russie, que le Congrès américain était sur le point d’adopter. De deux semaines en deux semaines, Trump se dégonfle à chaque ultimatum annoncé, depuis neuf mois maintenant.
Dans la Soupe Vatnik du jour, nous présentons un écrivain franco-suisse, Alain Bonnet, alias Alain Soral @officielsoral. Il est surtout connu pour son antisémitisme virulent et pour son soutien grotesque aux pires régimes autoritaires, de la Russie à la Corée du Nord.
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L’enfance d’Alain fut difficile, avec un père qualifié de « pervers narcissique » qui battait ses enfants et fit de la prison pour fraude. Alain lui-même a déclaré avoir été « programmé pour devenir un monstre ». Né Alain Bonnet, il a pris le nom de scène de sa sœur,…
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… l’actrice Agnès Soral. Elle n’en fut pas très ravie, commentant : « Vous auriez envie de vous appeler Agnès Hitler ? » Comme beaucoup de margoulins de son genre, il se consacre à écrire des livres sur la séduction, et commet même un navet, « Confessions d’un dragueur ».
Dans la Soupe Vatnik du jour, nous expliquons le fiasco du sommet Trump-Poutine en Alaska et comment il marque la culmination de la trahison de Trump envers l’Ukraine. En guise de pourparlers de paix, un spectacle embarrassant d’humiliation au service de Poutine.
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Commençons par l’évidence : Trump est vieillissant et ne semble pas toujours avoir toute sa tête, ni comprendre les enjeux, raisons et gravité du conflit. Son imprévisibilité, jadis présentée comme un avantage contre la Russie, semble désormais au contraire la favoriser.
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Le déroulement du sommet aura laissé tout le monde confus, même Fox News. Survol de B-2 : honneur, menace, fuite de secrets, ou frime de Trump ? Les plans du déjeuner oubliés dans l’imprimante… déjeuner d’ailleurs annulé, le sommet ayant été écourté sans explications.
Dans la Soupe Vatnik du jour, nous lançons une nouvelle série : « Russie décadente ». Nous allons regarder au-delà de la propagande et exposer la véritable Russie — un pays autoritaire qui ne se soucie guère de son peuple et s’accroche désespérément à son passé impérialiste.
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Dans cette 1re soupe, nous examinons la persécution religieuse en Russie et dans les parties occupées de l’Ukraine, comment le KGB/FSB utilise son clergé comme outil d’espionnage et de propagande, et comment Poutine efface la culture ukrainienne en détruisant leurs églises.
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La Russie se proclame défenseure de la tradition chrétienne, mais son histoire dit tout le contraire : elle a persécuté des groupes religieux, torturé et tué des membres du clergé, bombardé des églises et utilisé l’Église orthodoxe comme instrument du pouvoir étatique.
Dans la Soupe Vatnik du jour, nous expliquons la relation ambiguë du Kremlin avec le nazisme, et pourquoi tant de vatniks sont des nazis qui admirent, défendent ou excusent Hitler et ses invasions, alors qu’ils prétendent en même temps combattre les « nazis en Ukraine ».
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La propagande du Kremlin repose souvent sur le « déluge de mensonges » et ne suit aucune idéologie cohérente, si ce n’est la promotion du chaos et la recherche du pouvoir. Les contradictions sont donc fréquentes, mais une cohérence cynique existe ici.
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Pour la comprendre, remontons cent ans en arrière, aux débuts de la Russie soviétique/URSS — un régime de terreur génocidaire sous le joug des dictateurs Lénine et Staline, dont l’héritage mortifère est pleinement assumé par la Russie de Poutine.