Dans la Soupe Wumao d’aujourd’hui, nous présentons Taïwan, alias la République de Chine. Ce pays n’en serait pas un, hurle le Parti communiste chinois, tout en s’entraînant à l’envahir comme un pays. Et les « anti-guerre » l’encouragent à déclencher cette guerre.
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Taïwan est un pays, un État indépendant : il possède son propre territoire, son gouvernement, son armée, sa police, son passeport, sa monnaie, ses tribunaux, ses impôts, ses lois et ses élections, comme n’importe quel autre pays. La seule différence ? Son voisin, la Chine communiste, belliciste et impérialiste, veut l’envahir, et le reste du monde veut être copain avec le grand État-voyou.
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Le nom officiel de Taïwan est la République de Chine (RdC). Les passeports taïwanais utilisent aujourd’hui les deux appellations. La RdC a été fondée en 1912, après la chute de la dynastie Qing. La République populaire de Chine (RPC), elle, a été fondée en 1949 par le dictateur démocidaire Mao Tsé-toung et son Parti communiste chinois (PCC), après avoir combattu la RdC.
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La simple chronologie rend donc absurde de qualifier l’État le plus ancien, la RdC, de « province sécessionniste » du plus jeune, la RPC. Ou d’affirmer que la RPC (1949) serait plus ancienne que les États-Unis (1776). Même Trump est plus âgé que la RPC (1946).
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La RPC, ce sont les rebelles maoïstes qui ont combattu le régime chinois, et non sa continuation. Ils refusent même de payer les dettes souveraines de l’Empire Qing. En tant que révolutionnaires, ils ont explicitement cherché à détruire les « Quatre Vieilleries » (vieilles idées, vieille culture, vieilles coutumes, vieilles habitudes) pendant la Révolution culturelle.
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Et ils n’ont jamais gouverné Taïwan. Il s’agit d’un pur projet expansionniste et belliciste de conquête d’un nouveau territoire. Et comme tout impérialisme, il s’appuie sur des armées de propagandistes en ligne diffusant de minables excuses, dans l’espoir qu’un jour de véritables armées puissent massacrer, piller et opprimer en toute impunité.
Depuis 1945, la Charte des Nations unies attribue un siège permanent au Conseil de sécurité à la RdC. En 1971, l’ONU a attribué ce siège à la RPC — sans modifier la Charte. Une décision politique, sans lien avec un quelconque événement concret, puisque les deux États coexistaient déjà depuis des décennies à ce moment-là, et continuent de coexister depuis.
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La position américaine est également délibérément ambiguë. Washington « reconnaît » la position de Pékin sur Taïwan — reconnaît, mais n’approuve pas : des responsables américains se rendent toujours à Taïwan sans la bénédiction de la RPC, et les pays du monde commercent avec Taïwan comme avec n’importe quel autre pays.
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Les Taïwanais n’ont jamais été gouvernés par la RPC et n’ont aucun désir de l’être un jour. Taïwan n’est pas une « affaire interne » de la RPC : si le PCC contrôlait déjà Taïwan, il ne menacerait pas de l’envahir ; et si les Taïwanais voulaient rejoindre la RPC, ils l’auraient déjà fait.
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Car Taïwan est aujourd’hui une démocratie fonctionnelle. Les Taïwanais ont des élections libres, des partis d’opposition, des médias libres et une société civile active.
À propos, les dernières élections libres en RPC, ça remonte à quand ? Peut-être est-ce la Chine de la rive d’en face qui rejoindrait la République, si on lui en donnait le choix… ?
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Mais bien sûr, la dictature maoïste ne laissera pas ses sujets choisir. Censure, camps de concentration, critiques réduits au silence ou disparus : la RPC est un régime autoritaire qui menace ses voisins tout comme il menace sa propre population.
En France, la reconnaissance de la RPC a historiquement été soutenue par deux familles politiques distinctes : les communistes de l’extrême gauche, sympathisants de régimes autoritaires politiquement proches, et la droite gaulliste, qui définit souvent sa politique étrangère en opposition aux Américains.
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Motivations différentes, même résultat : en 1964, en pleine dictature de Mao Tsé-toung, de Gaulle reconnaît la Chine communiste, quinze ans avant les États-Unis et sept ans avant que la RPC ne s’approprie le siège de la RdC au Conseil de sécurité de l’ONU.
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Et dans la France d’aujourd’hui, le schéma persiste : le vatnik-wumao Mélenchon reprend avec enthousiasme les justifications du Parti communiste chinois en faveur d’une invasion de Taïwan, tandis que certains à droite, dans la pire tradition gaulliste, considèrent encore cette question comme un simple problème américain.
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Et les plus radicaux d’entre eux, tels les soi-disant « souverainistes », fer à cheval politique oblige, se rapprochent d’un alignement pur et simple sur le PCC. Leurs raisonnements diffèrent peut-être, mais tous affaiblissent la dissuasion, deviennent des alliés objectifs de la RPC et rendent une guerre plus probable.
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Et il ne s’agirait pas seulement de l’expansion territoriale de la RPC et de l’oppression de 23 millions de personnes supplémentaires, aussi grave que cela puisse être. Le monde entier serait déstabilisé par une RPC renforcée grâce au contrôle d’usines clés de semi-conducteurs, rendant de futures agressions chinoises encore plus probables.
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La RPC adore se comparer aux États-Unis dans un pur exercice de « whataboutisme » puéril, tout en passant sous silence ses propres guerres au Tibet, en Corée et au Vietnam, ainsi que la fourniture d’armes, de composants et de technologies à double usage à des régimes et groupes armés allant de l’Iran à la Russie en passant par la Corée du Nord.
L’invasion russe de l’Ukraine est particulièrement importante pour la RPC : Xi soutient Poutine tout en évitant soigneusement toute implication directe, observant le déroulement de la guerre afin de tirer des leçons des erreurs russes et de voir comment nous réagissons à ce genre d’agression flagrante.
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Car dans les deux cas, les envahisseurs comptent sur la passivité de l’Occident. Ils avancent des revendications sans rapport avec la réalité ou réécrivent l’histoire, et leur propagande est diffusée massivement par des fermes de bots et de trolls pour affaiblir notre volonté de nous opposer à leur agression.
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Pour défendre leur invasion, ils nient la légitimité de leur cible et élaborent des récits de propagande destinés à justifier leur guerre sans l’appeler une guerre (« opération militaire spéciale » et peut-être demain « opération de police » pour une « affaire intérieure » chinoise, alors même que des millions de soldats des deux camps seraient impliqués).
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C’est pourquoi dire que « Taïwan n’est pas notre problème » n’est pas une position anti-guerre : au contraire, c’est le moyen le plus sûr de déclencher une guerre. Et si celle-ci éclate, les « anti-guerre » enfileront leur tenue pacifiste favorite, « condamneront » officiellement la guerre, puis hurleront que personne ne doit intervenir afin d’éviter toute « escalade ».
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La paix véritable est préférable à la guerre, mais pas la capitulation. Une Ukraine occupée signifie des camps de « filtration » et un génocide. Une occupation de Taïwan par la RPC ne serait pas davantage pacifique : arrestations massives, disparitions, camps de « rééducation », probablement pire encore que la répression à Hong Kong ou la persécution des Ouïghours.
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Des vatniks-wumaos comme Elon Musk ou Vivek Ramaswamy sont depuis longtemps prêts à abandonner Taïwan, et Trump semble désormais envoyer le même signal. Son empressement à faire des affaires avec la RPC ? Son admiration pour tout dictateur ? Son ignorance des lourdes conséquences de ses paroles et de ses actes ? Son absence totale de boussole morale ?
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Ou peut-être Trump aime-t-il tout simplement les justifications post-vérité pour déclencher des guerres, comme celles qu’il pourrait invoquer au sujet des « provinces rebelles » que seraient le Groenland ou le Canada… ? Pour des régimes comme la RPC — et, de plus en plus, pour la politique trumpiste également — la vérité et la paix comptent moins que la loyauté envers le parti ou le chef.
Voilà peut-être une bonne occasion pour une réorientation européenne et française indépendante des États-Unis, accompagnée d’un soutien ferme à Taïwan.
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La propagande wumao est moins élaborée que la propagande vatnik (« Chine glop, Oncle Sam pas glop, laissez-nous envahir Taïwan »), mais… elle gagne tout de même du terrain auprès de cibles faciles comme Trump. Mener des recherches fondées sur les faits pour la contrer demande du temps et des efforts. Merci de soutenir notre travail :
Dans la Soupe Vatnik d’aujourd’hui, nous présentons Vincent Bolloré, milliardaire et magnat des médias français. Il est surtout connu pour avoir bâti un puissant empire médiatique, et pour l’avoir mis au service de positions droitistes et de la propagande du Kremlin.
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Né en 1952 à Boulogne-Billancourt dans une famille d’industriels, Vincent étudie le droit à l’université Paris-Nanterre. Il reprend l’entreprise familiale et en fait un conglomérat tentaculaire allant des infrastructures portuaires aux médias en passant par la pub et le cinéma.
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L’empire logistique africain de Bolloré a fait l’objet d’une longue enquête pour corruption. Les poursuites visant Vincent Bolloré personnellement sont toujours en cours, avec un procès prévu en décembre, après le refus d’un juge d’homologuer un accord de plaider-coupable.
Dans cette Soupe Vatnik, nous expliquons pourquoi l’Ukraine est si importante et pourquoi il est essentiel de démasquer les vatniks et de réfuter leur propagande pour contrer les guerres d’agression de la Russie et de ses alliés, et ainsi œuvrer pour une paix véritable.
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La guerre coûte cher, et la Russie n’est pas un pays riche qui pourrait se le permettre : hôpitaux ? routes ? eau courante ? recherche médicale ? Futilités : tout dans la guerre.
Mais il y a un 2e poste du budget russe qui reste bien financé en toutes circonstances :
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La fabrication du soutien à cette guerre : médias d’État, blogueurs « apolitiques », journalistes « indépendants », politiciens « patriotes ».
La Russie y consacre chaque année des centaines de milliards de roubles (plus de 4 milliards d’euros).
Dans la Soupe Vatnik du jour, nous présentons la « Bourde de Budapest », comment elle fait suite au Fiasco en Alaska d’il y a deux mois, et les tergiversations de Donald Trump depuis neuf mois concernant l’aide à l’Ukraine et des sanctions efficaces contre la Russie.
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Il y a deux mois, Trump a humilié les États-Unis en déroulant le tapis rouge pour le dictateur et criminel de guerre Vladimir Poutine, se comportant comme son valet ou son admirateur, sans s’approcher de la paix d’un iota.
Pire, le principal résultat de cette humiliation a été de retarder des sanctions sérieuses contre la Russie, que le Congrès américain était sur le point d’adopter. De deux semaines en deux semaines, Trump se dégonfle à chaque ultimatum annoncé, depuis neuf mois maintenant.
Dans la Soupe Vatnik du jour, nous présentons un écrivain franco-suisse, Alain Bonnet, alias Alain Soral @officielsoral. Il est surtout connu pour son antisémitisme virulent et pour son soutien grotesque aux pires régimes autoritaires, de la Russie à la Corée du Nord.
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L’enfance d’Alain fut difficile, avec un père qualifié de « pervers narcissique » qui battait ses enfants et fit de la prison pour fraude. Alain lui-même a déclaré avoir été « programmé pour devenir un monstre ». Né Alain Bonnet, il a pris le nom de scène de sa sœur,…
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… l’actrice Agnès Soral. Elle n’en fut pas très ravie, commentant : « Vous auriez envie de vous appeler Agnès Hitler ? » Comme beaucoup de margoulins de son genre, il se consacre à écrire des livres sur la séduction, et commet même un navet, « Confessions d’un dragueur ».
Dans la Soupe Vatnik du jour, nous expliquons le fiasco du sommet Trump-Poutine en Alaska et comment il marque la culmination de la trahison de Trump envers l’Ukraine. En guise de pourparlers de paix, un spectacle embarrassant d’humiliation au service de Poutine.
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Commençons par l’évidence : Trump est vieillissant et ne semble pas toujours avoir toute sa tête, ni comprendre les enjeux, raisons et gravité du conflit. Son imprévisibilité, jadis présentée comme un avantage contre la Russie, semble désormais au contraire la favoriser.
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Le déroulement du sommet aura laissé tout le monde confus, même Fox News. Survol de B-2 : honneur, menace, fuite de secrets, ou frime de Trump ? Les plans du déjeuner oubliés dans l’imprimante… déjeuner d’ailleurs annulé, le sommet ayant été écourté sans explications.
Dans la Soupe Vatnik du jour, nous lançons une nouvelle série : « Russie décadente ». Nous allons regarder au-delà de la propagande et exposer la véritable Russie — un pays autoritaire qui ne se soucie guère de son peuple et s’accroche désespérément à son passé impérialiste.
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Dans cette 1re soupe, nous examinons la persécution religieuse en Russie et dans les parties occupées de l’Ukraine, comment le KGB/FSB utilise son clergé comme outil d’espionnage et de propagande, et comment Poutine efface la culture ukrainienne en détruisant leurs églises.
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La Russie se proclame défenseure de la tradition chrétienne, mais son histoire dit tout le contraire : elle a persécuté des groupes religieux, torturé et tué des membres du clergé, bombardé des églises et utilisé l’Église orthodoxe comme instrument du pouvoir étatique.