Vous l'ignorez peut-être, mais il existe une multitude d'outils simples, gratuits et relativement fiables pour connaître le risque de surchauffe de votre logement.
Je vous les présente !
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On commence avec le plus simple : c'est l'Indice de Surchauffe du Bâtiment (ISB) développé par le CSTB.
Basé sur une échelle de 1 (risque de surchauffe faible) à 10 (risque très élevé), il est établi à partir des données de DPE et de simulations thermiques dynamiques.
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En gros, la base de données de tous les DPE de France a permis d'établir des typologies de bâtiments (date de construction, niveau d'isolation, etc.).
Chaque typologie a fait l'objet de séries de modélisations thermiques plus poussées pour établir l'indice de surchauffe.
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Pour le connaître, rien de plus simple.
Il suffit de se rendre sur le site Go Rénove et d'inscrire l'adresse.
Le site donne une étiquette DPE (réelle ou estimée sur la base de modélisations).
Il suffit de cliquer sur "Ouvrir la fiche détaillée" :
Une fois dans la fiche complète, vous pouvez directement trouver l'indice de surchauffe ainsi que la fiabilité de la modélisation par rapport aux données disponibles.
C'est simple et clair, mais le résultat concerne tout le bâtiment, pas un appartement par exemple.
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Pour connaître la surchauffe potentielle d'un appartement au sein d'un immeuble, il faut décrire ses principales caractéristiques.
C'est précisément la fonction de l'outil RITE développé par le CEREMA :
Dans l'outil RITE, il faut rentrer le département, la taille de l'appartement et ses principales caractéristiques (composition des murs, plancher, type d'ouvrant, etc.).
Il faut aussi préciser les protections solaires disponibles et surtout si elles sont bien utilisées.
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Ensuite l'outil RITE estime un niveau de surchauffe basé sur les degrés-heures de la réglementation thermique (DH°C).
Il se base sur la somme du nombre d'heures où la température dépasse 28°C la journée et 26°C la nuit ainsi que le niveau de dépassement.
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Exemple : une journée où la température reste à 31°C pendant 8 heures, on compte 3°C (au-dessus du seuil de 28 pour la journée) multiplié par 8.
3x8 = 24 DH
En pratique le calcul est realisé heure par heure et répété pour toute la période de surchauffe.
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L'outil RITE ne fait pas ce calcul, mais estime le DH sur la base de simulations thermiques dynamiques pour chaque type de logement.
Ce n'est pas un outil règlementaire, mais sa fiabilité est correcte et il peut être utilisé pour évaluer simplement la surchauffe.
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N'hésitez pas à partager ces outils !
Ils sont malheureusement trop peu connus du grand public malgré le fait qu'ils ont mobilisé d'importants moyens de recherche.
Ils sont globalement intéressants et surtout gratuits !
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Pourtant, elles racontent la même histoire : celle de l'adaptation à la chaleur.
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La première photographie montre un matelas aménagé sur un balcon à Paris pendant la dernière canicule.
La seconde image est une natte disposée sur une toiture terrasse d’une maison traditionnelle dans la région du M’Zab en Algérie.
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Dans cette zone au climat chaud et sec, l’occupation nocturne des toitures terrasses en soirée ou pour dormir constitue une réponse imposée par les contraintes climatiques.
Elle a façonné l'architecture et l'urbanisme de la région.
Lundi 22 juin 2026 : le jour où la nuit est devenue notre ennemie.
La canicule précédente a tout remis en question.
Il faut revenir sur ce qui s'est passé.
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25,8°C ; 27,1°C ; 27,9°C ; 28,8°C ; 28,8°C.
Ce ne sont pas des moyennes, mais les températures de l’air MINIMALES enregistrées en plein centre de Paris entre le 22 et le 26 juin pendant la canicule (station de Saint-Germain-des-Prés) :
Quand je disais il y a quelques semaines que la ville détruisait les nuits fraîches à cause de l’îlot de chaleur urbain, je ne pensais pas être aussi loin de la réalité :
«La voiture réchauffe plus les villes que la climatisation»
Depuis quelques jours, j’entends de plus en plus cet argument pour nuancer les rejets de chaleur des climatiseurs.
Qu’est-ce qu’en dit la littérature sur le sujet ?
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Les véhicules thermiques ont trois impacts sur le climat urbain :
1) Les rejets de chaleur de leur moteur à combustion (impact direct)
2) Les aménagements qu’ils monopolisent en ville (indirect)
3) La surchauffe que provoque leurs matériaux une fois garé (direct)
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En ce qui concerne ce dernier aspect, une étude menée à Lisbonne a montré que les voitures noires produisaient une surchauffe très locale à quelques dizaines de centimètres du véhicule.
Mais les apports principaux concernent bien sûr les moteurs :
Comment concevoir un bâtiment climatisé 6 mois par an ?
Le débat sur l'adaptation des bâtiments à la chaleur se focalise souvent sur la climatisation.
On va parler de l'effet du survitrage sur les besoins de refroidissement.
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Pour illustrer mon propos, je me suis amusé à faire varier le taux de vitrage d’un bâtiment basique relativement isolé avec une seule pièce de 50 m² dans le climat de Montpellier.
Pour isoler l'effet du taux de vitrage, aucune protection solaire n'a été ajoutée au modèle.
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J’ai utilisé un logiciel de simulation thermique statique simplifié développé par l’ingénieur Andrew Marsh.
J’ai commencé avec une petite ouverture au sud : les besoins de rafraîchissement sont alors d’environ 1935 kWh/an (camembert jaune en haut à gauche).
Début 2026, la plus importante étude sur les comportements des habitants de l’Hexagone face aux vagues de chaleur a été publiée.
Et ses conclusions sont sans appel : les ventilateurs sont sous-utilisés.
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Cette étude a consisté à instrumenter un ensemble de 76 logements non-climatisés dans différentes régions climatiques de France hexagonale pendant l’été 2023 :
Le but était de monitorer les températures intérieures et extérieures ainsi que l’ouverture des fenêtres, des volets et l’utilisation des ventilateurs sur pied ou plafonnier.
Cela permettait de comprendre très précisément les habitudes de chaque foyer pour rafraîchir.
Sur le sujet de la climatisation et de l'adaptation à la chaleur, je vous partage les résultats de l'étude RÉSILIANCE menée par l’École des Mines.
Elle détaille l'efficacité de trois types d'actions :
1) Les usages 2) L'adaptation du bâti 3) Les systèmes actifs
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Sans surprise, les usages (fermetures des volets en journée, ventilation la nuit...) présentent une efficacité importante sur le confort (***) et un coût négligeable.
La maîtrise des apports internes est en-dessous et présente un léger coût.
Mais c'est insuffisant.
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En ce qui concerne le bâtiment, l'installation de protections solaires présente l'un des meilleurs ratio efficacité (***)/coût (€).
L'isolation thermique en revanche, coûte cher (€€) pour un gain moindre sur le confort intérieur (*).