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binnie @binnie
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allez, c’est parti pour la suite du #Zuckhearing devant le congrès. pour le style, on verse toujours dans la fanfic live report différé, en français.
nouveau thread pour l’occasion, histoire que vous n’ayez pas 400 tweets à dérouler. (je pense notamment à ceux qui ont des apps de merde android.) vous pouvez retrouver la première partie de l’histoire, devant le sénat, ici :
j’ai 4.1k mots et 24.5k signes à publier : comptez donc une grosse centaine de tweets (ça paraît beaucoup, mais en vrai c’est un peu moins que ce que poste @Pipomantis en une journée ー je dis pas ça à l’arrache je l’avais mesuré avec l’api twitter back in 2013.)
deuxième journée de d’audition pour mark zuckerberg ; aujourd’hui, chouchou est confronté à la chambre des représentants.
il porte une cravate bleue marine, très foncée ; elle constraste avec le bleu layette qu’il avait choisi la veille, peut-être inapproprié ー trop innocent ? ー pour un tel événement.
les représentants attaquent dès dix heures du mat’. de toutes façons, traîner ne serait d’aucune utilité ; il est clair, au relief marqué de ses cernes, que mark ne dort pas très bien.
on s’accorde à dire qu’hier, le «billionaire boy» a tout cassé devant le sénat : il s’est montré calme et respectueux, et il a su tirer parti du fait que la plupart de ses interlocuteurs ont gâché leur temps de parole à pontifier, sans que les points techniques ne soient abordés
9h55, la séance se tient cette fois dans une salle plus petite, cependant qu’assiégée par la même hystérie chaotique que la veille.
des douzaines de caméras de télévision, beaucoup de curieux qui essaient de taper l’incruste, et pas mal de flics qui tentent de faire régner l’ordre.
à 10 heures, la salle est pleine. j’ai vu des gens assis par terre, avec des laptops, juste devant le bureau de mark, sans doute des reporters. il y a 55 représentants, et si tous ne parleront pas, on en a quand même pour un bon moment.
walden prend la parole. il se montre inquiet par rapport à la quantité de données que facebook collecte, ce qui en est fait, et comment ces agissements autour des données sont décrits aux utilisateurs.
mark lit le même discours que la veille. walden lui demande si facebook est un média.
le jeune programmeur lui répond que c’est une entreprise de technologie. c’est pas vraiment l’avis de tout le monde ici, et encore moins celui des journalistes, qui font la grimace, quand ils l’entendent dire ça.
mark dit que les produits de facebook sont utilisés cent milliards de fois chaque jour. sur la base de ce chiffre, je vous laisse faire les calculs sommaires et autres statistiques bayésiennes qui vous font envie.
mark répète que facebook ne vend pas les données de ses utilisateurs, ce qui a été reclarifié un certain nombre de fois durant ces deux derniers jours.
frank pallone, représentant démocrate du new jersey, demande à mark de répondre par oui ou par non aux questions, pour commencer. on sent qu’il a envie de le traiter de petit con.
il l’interroge : serait-il prêt à mettre en place un «switch» qui permettrait aux utilisateurs de réduire la collection de données autant que faire se peut ? il a sans doute cru que facebook était une œuvre caritative.
j’essaie d’imaginer l’ui du switch en question, dans la même veine graphique que le pouce, et ça me fait rire.
mark est déjà saoulé, c’est un problème complexe, il refuse de répondre par oui ou par non. l’autre le pourri : il estime qu’il devrait s’engager à suivre ses directives.
je vois ça en direct sur la bbc et j’avoue que je souffre avec lui. à cette question là, même si tu veux être de bonne foi, tu ne peux pas te contenter de répondre oui ou non, juste comme ça.
la raison de cet échange, c’est la proposition de loi faite la veille par un sénateur. une loi qui permettrait d’inverser la donne : les entreprises seraient forcées de faire en sorte que les utilisateurs optent in avant de pouvoir collecter quoi que ce soit.
mais oui, faites donc. c’est avec plaisir que nous retrouverons usenet et irc, parce qu’il n’y aura plus que ça après. (est-ce que c’était mieux, usenet et irc, ou bien est-ce qu’on était plus jeunes ? attention de ne pas mélanger.)
on aura même plus un reddit, même un plus un justeat pour se commander une pizza à l’ananas et se sentir comme une merde après. on ne pourra même plus pleurer parce que les gens sont méchants avec nous sur stackoverflow.
cette histoire de limitation drastique de la collection de données ; c’est tellement naze et hors sujet. c’est pas la collection qui est à craindre ; c’est tout ce qui se passe après : modélisation, stockage, transformation, ouverture, partage, sécurité.
réclamer de telles entraves, c’est la preuve d’une totale méconnaissance de cette économie. elle ne pourrait tout simplement pas exister.
ça revient à interdire l’usage du kérosène aux compagnies aériennes, ou à espérer qu’un poisson (un requin, ok) puisse continuer de respirer une fois qu’on l’a tiré de l’eau.
10h30, mark tente d’expliquer à bobby rush, représentant démocrate, que facebook ne surveille pas ses utilisateurs.
je ne connais pas d’organisation de surveillance qui permet d’effacer ses données, ou même savoir exactement ce qui est collecté, il dit. c’est vrai que facebook n’est pas exactement un état totaliaire, et c’est quand même bien envoyé.
l’un des thèmes qui a émergé des auditions, c’est le fait que facebook n’a pas vraiment de concurrents. mark réfute cette idée, il dit que les américains utilisent 8 applications en moyenne pour «communiquer» et «rester connecté avec les autres»
c’est pourquoi il considère que facebook ne détient pas de monopole. reste à savoir, parmi ces 8 apps, combien appartiennent à facebook. je n’ai pas été vérifier.
anna eshoo demande à mark s’il serait d’accord pour changer de business model dans le but de protéger la vie privée de ses utilisateurs.
euh...
pardon mais elle veut quoi, la grognasse ?
la meuf porte une parure de perles bien showy, et elle s’adresse à mark comme s’il était son food shopper taskrabbit du mardi soir ; celui qui est en charge du réapprovisionnement en lessive, en couches et en pq.
changer de business model, ok. ben déroule tes slides grosse, on l’attend, ta révolution sans publicité.
et sans pub ciblée, tu veux qu’on fasse quoi exactement ? du rempaillage de chaises ? de la poterie ? la poterie remarque ça marche bien.
cette attaque du business model de facebook est d’autant plus étrange qu’eshoo représente le 18ème district de californie, qui couvre les villes de mountain view, palo alto ou redwood city ; pas exactement des bleds célèbres pour leur artisanat.
le personnage d’aaron sorkin lui cale son joker : je ne suis pas certain de comprendre ce que tu veux dire chérie ; je suis fatigué, j’ai mal dormi, j’aime bien ton collier, ça te dit on se fait un petit ristretto on se met bien au lieu de s’engueuler ?
mais anna passe à la suite ; j’imagine qu’au delà de son injonction à repenser le business model de facebook, elle a assez peu envie d’expliquer à mark comment gérer son affaire dans les détails.
elle demande ce qu’il a fait, en 2015, quand il a vu que l’université de cambridge avait construit une app qui violait les conditions de la plateforme.
réponse de mark : je me suis roulé un trois feuilles avec sheryl (sandberg) sur le toit terrasse, et après on s’est roulés en boule sous un apulca pine entrain de crever parce que ses racines ont finalement percé le plafond des chiottes du rez-de-chaussée
on a soudain trouvé que c’était grotesque, ce jardin planté sur le toit d’un bâtiment lui-même construit par dessus une autoroute à quatre voies, en lisière de ce bourbier. plus rien n’avait de sens. on a pleuré.
après, on est descendus marcher sur le parking.
j’ai pissé sur la tesla de palmer (luckey), et c’est là que j’ai remarqué ses tenues de cosplay, entreposées sur les sièges arrière. ils les avaient sans doute portées au dernier burning man, et ça me donnait enfin une bonne raison de virer ce connard.
sheryl a vomi sur le bitume (elle avait trop fumé.) on a décidé de retourner bosser. en arrivant devant l’entrée du bâtiment, j’ai dû cacher mon visage rougi de larmes, comme on passait devant le conducteur du petit train du campus, qui nous saluait.
on a fait un détour par la snack station pour chopper des barres de céréales parce qu’on était raides comme des queues de pelles et qu’on avait la dalle, et puis on s’est rendus dans la crisis room, celle qui s’appelle «running with scissors», et on a appelé le royaume-uni.
là-bas il était 21 heures mais ces connards ont malgré tout décroché. ils étaient encore entrain de bosser, sans doute sur nos données. on les a traités de pourritures colonialistes incapables de respecter le rêve américain.
ils se sont excusés, on leur a demandé d’effacer les données. ils nous ont assuré que c’était déjà fait, et ils se sont encore excusés. on bâfrait les barres de céréales en limitant le bruit de notre mastication pour mieux écouter leur accent de sales insulaires alcooliques.
mais apparemment c’était pas vrai, ils les avaient toujours. c’était plutôt une manière flegmatique de nous dire «on les effacera peut-être, une fois qu’on aura terminé, hu hu hu hu !!!»

enculés d’anglais.
10h45, mark confirme que facebook se prépare à traîner cambridge analytica devant les tribunaux. en plus, depuis cette histoire, sheryl est obligée d’aller au restorative yoga tous les soirs ; son leadership ambition gap s’est comme qui dirait élargi et ça a bien pété son lean.
ça pourrait être un procès amusant, mais vu qu’en face ils assurent avoir tout droppé, je doute que subsistent suffisamment de preuves pour qu’on puisse rigoler.

#CambridgeAnalytics
ça fait à peine trois quarts d’heure que l’audition a débuté, mais on sent bien que celui qui a dit un jour de bouger vite et de casser des trucs va prendre bien plus cher sur la patate qu’hier.
l’examen est davantage pointu, les représentants ont peut-être été frustrés par le manque de préparation du sénat qui a facile gâché trois heures la veille sur des questions qui auraient pu trouver réponse sur google.
plusieurs d’entre eux coupent mark avec humeur, lui demandant des réponses fermées, quand lui souhaite toujours s’expliquer (logique : les représentants ont quatre minutes chacun, et pendant que mark parle, ils ne sont pas entrain de l’emmerder.)
à 10h55, il est énoncé que facebook offre bel et bien des outils pour préserver ses données et sa vie privée, simplement, peu de gens l’savent. mark répond inlassablement à de nombreuses suggestions par des variations de «on fait déjà ça»
11h, marsha blackburn, une republicaine à mèches bandeaux qui représente l’état du tennessee, fait une analogie entre facebook et le film «the truman show». ouais allez, ok, va te cacher.
à la fin de sa biographie, sur sa page wikipedia, il est inscrit «she is a former beauty-pageant winner»

par ailleurs elle partage largement les idées de trump, et elle aime bien le mur entre le mexique et les usa 🧡📯🌯
bon en fait elle avait une vraie question à poser. la même que tous ses petits camarades en réalité. c’est de nouveau au sujet de la «censure» opérée sur le service ; de ce «biais» sur facebook contre les conservateurs comme elle
marsha est trop lente, on est obligé de passer à la suite. mark a quand même le temps de répéter, pour la 150ème fois, que facebook ne s’autorise à censurer, plus ou moins, que les images de cul, le hate speech et la propagande terroriste.
11h15, mike doyle se dit choqué que facebook n’ait capté le merdier de #CambridgeAnalytica que lorsque la presse s’est emparée de l’histoire en 2015.
il demande à mark si facebook se fait régulièrement doubler par les journaux comme ça, si c’est une habitude chez eux. mark lui dit ben ouais, ça nous arrive quoi. les journalistes sont trop contents d’être ainsi valorisés.
doyle souligne que facebook est plus sympa avec ses développeurs et partenaires qu’avec ses utilisateurs. qu’est-ce que tu veux répondre à ça ? c’est difficile à contredire.
11h25, janice schakowsky demande à mark si aleksandr kogan, le data scientist et super villain également connu sous le nom d’aleksandr «spectre» (not kidding), et qui a collecté et vendu les données à cambridge analytica, aurait pu vendre ces données à d’autres entreprises.
mark reste évasif et fait une réponse de comptable en préretraite : «je ne pense pas qu’il y ait eu beaucoup d’autres acheteurs, mais nous en sauront davantage dès lors que nous aurons terminé les audits.»
on sait déjà qu’eunoia tech, l’entreprise fondée en 2014 par christopher wylie aka «le whistleblower» possédait le même set de données, et qu’elle avait déjà pitché ses propres outils de microtargeting à un membre du parti républicain.
et après, cette petite pute collabo va se la jouer edward snowden chez le guardian avec sa coloration végane manic panic cotton candy et ses piercings. y a plus de jeunesse.
il semblerait donc que d’autres boîtes ait aussi eu accès à ces données. après c’est pas forcé qu’ils en ai fait quoi que ce soit. nous le saurons bien assez tôt.
11h45, les questions continuent d’être plus rudes et plus sèches qu’hier. on fait comprendre à mark qu’il n’est pas là pour cueillir des cerises dans un jardin communal. d’ailleurs quand on lui propose de faire un break, cette fois, il ne refuse pas.
le milliardaire philanthrope est de retour à midi. direct il se fait agresser par un républicain qui vient encore le seriner ー oh surprise ー sur la censure, toujours la même bien sûr. le mec est une véritable ordure.
le facho en question est contre le planning familial, contre la prise en charge de l’avortement, contre les mesures anti discriminations, contre des soins accessibles à tous, contre la neutralité du net... bref, c’est un festival. coachella à lui tout seul.
ça me fait mal de voir un type comme mark forcé de rendre des comptes à une telle pourriture
il se dit «profondément offensé» par la censure opérée sur la plateforme, et comme tous les fils de pute de son espèce, il maitrise parfaitement de feindre l’offuscatipn quand ça lui permet d’enfoncer les autres.
étant donné qu’il a déjà répondu huit-cent fois à cette question, mark lui sert le même refrain qu’aux autres républicains. peut-être qu’à la longue ils vont comprendre que ça sert plus à rien.
12h10 mark défend le business model de facebook, toujours avec les mêmes arguments un peu malhonnêtes «c’est ce qui permet au service d’être gratuit»
il le dit toujours comme si la gratuité de facebook était une sorte d’altruisme ; quand c’est précisément ce qui l’a rendu milliardaire
brett guthrie lui demande pourquoi facebook n’affiche pas de la pub sans la cibler. encore un qui a inventé l’eau chaude.
pourtant, ce républicain a fréquenté yale, dont il est sorti avec une sorte de mba. alors ces questions à la con, d’où ça sort ? on dirait vraiment que certains n’ont rien préparé. mark répond avec une patience qui dépasse l’entendement.
12h20 : pete olson interroge mark sur la période «mengele» de facebook ; à savoir, les test multivariés pratiqués sur le newsfeed afin de mesurer les variations d’activité des utilisateurs, considérées comme assimilables à des changements d’humeur
un républicain avec une question intéressante ? incroyable. malheureusement pour lui, mark répond avec une simplicité désarmante, et cette attaque tombe à l’eau.
il dit : ben oui mon con, qu’est-ce que tu veux que je te dise, on est toujours entrain de tester des trucs pour voir comment les gens réagissent, c’est vrai, en général on fait ça quand on a trop fumé pour rigoler. et sinon toi ça va, ça dit quoi, bien ou quoi ?
12h30, une loufoquerie de la part d’un moustachu : facebook devrait-il permettre aux pharmacies en ligne illégales de vendre des médicaments ー oxycodin, percoset, vicodin ー sans ordonnance ?
c’est vrai que lorsqu’on connaît le goût immodéré des américains pour les opioïdes et le chocolat au lait il y a de quoi s’inquiéter
mark dit ok mec t’inquiète, on va construire des ia capables de flairer les pubs pour les cachetons si c’est comme ça.
les ia règlent tous les problèmes. (entre la came, les russes, et les evil phd barrés à singapour qui pompent toutes les données, ça va faire beaucoup d’ia à développer.)
adam kinzinger, un républicain qui représente l’illinois, et qui pilotait des avions pour l’us air force, vient de montrer son téléphone à mark pour lui faire constater que quelqu’un usurpe son identité sur facebook.
il dit que ça lui arrive souvent, que c’est gênant. mark dit : «bienvenue dans le star system, ma couille»
kinzinger n’est pas content parce que le fake account en question extorque de l’argent à des utilisateurs. mark reconnaît que c’est problématique.
il dit qu’il va construire des ia, qu’est-ce que tu veux que je te dise. on imagine aisément que les personnes peu ou pas techniques ont envie de le claquer à chaque fois qu’il dit ça, alors qu’à une telle échelle il n’y a que ça à faire, et que le petit est de bonne foi.
morgan griffith se plaint. c’est un républicain libertarien et conservateur (i know right, ultra combo 95.000 points.) sur facebook, il voit souvent passer des messages du style «morgan griffith est un enculé». il trouve que c’est de la désinformation.
ça fait rigoler mark (1’40’’), qui à défaut de pouvoir répondre «t’inquiète vieux, on passe tous par là», lui fait un exposé sur les différentes catégories de fake news chassées du service
quand il a terminé, on comprend, de manière implicite, que se faire traiter d’enculé ne rentre dans aucune catégorie de fake news. il n’y aura pas de développement d’ia spécifique.
13h, yvette clarcke remercie mark de s’être déplacé : «thank you for coming, mister zuckerman». mark ne bronche pas. d’ailleurs personne ne rigole, c’est franchement décevant.
yvette demande si aleks kogan aka «spectre» a violé la politique de facebook en collectant des informations sur les utilisateurs via son app, puis en le revendant à cambridge analytica, et mark dit oui, il a.
elle parle ensuite de la campagne d’obama, et pose la même question : ont-ils violé la politique de facebook de la même façon lorsqu’ils ont collecté des données via leur app en 2012. et là mark dit non.
la nuance c’est que que kogan a *revendu* les données qu’il avait collectées ; tandis que pour la campagne d’obama, les données ont été directement utilisées. c’est la vente elle-même qui a violé la politique de facebook.
je vous laisse juge de cette nuance là, que personnellement je ne trouve pas spécialement étanche.
13h30, la salle s’est considérablement vidée, il ne reste que 20 membres du congrès.
joe kennedy (le petit fils de bobby, le grand-neveu de jfk) a besoin de se faire expliquer comment fonctionne la pub sur facebook en b2b. il est carrément relou. une catastrophe pour sa famille.
mark est forcé de faire du digital marketing 101 : les annonceurs n’ont pas directement accès aux données, mais à un système de ciblage basé, lui, sur ces données.
échange gênant et sans intérêt. cet enfant kennedy m’a l’air d’être un cocaïnomane notoire et on dirait qu’il n’a rien préparé.
the atlantic dit que joe kennedy est à l’origine de l’échange le plus important des auditions, mais moi je trouve que mark aurait juste dû lui dire : «et à part ça, c’était bien dallas ?»
après ça, larry bucshon demande si facebook écoute les gens parler au téléphone pour leur vendre des trucs. genre des cercueils. (il parle vraiment de ça.) aaaaah. merci mec ! ça faisait longtemps.
susan brooks demande à mark ce qu’il fait pour combattre le terrorisme. il dit ben j’ai une équipe de 200 personnes qui font que ça, et puis on a aussi des ia. si vous avez une impression de déjà vu c’est normal. #fatigue #burnout
mais on en a pas terminé avec le gratin républicain et leur boucle infinie sur la censure.
walberg, un républicain du michigan : «pouvez vous m’assurer que les contenus ne sauraient être refusés sur votre service en fonction de leur orientation politique et de leurs idées ?»
il évoque le rejet d’une pub pour la campagne de l’un de ses potes prolife. t’inquiète pas connard, des pages prolifes sur facebook, je viens de regarder, il en reste deux trois.
hudson, un républicain de caroline du nord. il demande à mark quels sont les standards que facebook utilise pour définir ce qu’est le «hate speech»
mark répond que c’est une question importante : d’abord, c’est tout ce qui est menaces physiques. ensuite tout ce qui peut mettre les gens mal à l’aise, ou leur donner un sentiment d’insécurité.
mais l’autre ne se contente pas de ça, il veut de la précision, alors mark se fait couper et reprendre sèchement.
il lui demande quelles règles facebook applique pour distinguer le «hate speech» d’une parole avec laquelle on est «seulement pas d’accord»
j’ai envie de le claquer. mark botte en touche «c’est un truc avec lequel on galère continuellement, cette définition»
il ne semble pas y avoir de formalisme établi. mark dit «notre façon de départager un discours légitime politique d’un discours haineux est critiquée de toute part, de toutes façons» (c’est vrai qu’il y aura toujours des mécontents ー reste à savoir qui on préfère voir mécontent)
il dit qu’ils vont essayer de produire un document pour rendre ces standards formels, publics.
hudson le coupe encore, lui parle de statistiques. ce qui arrive aux contenus conservateurs. on le coupe pour donner la parole à collins, pour la ville de new-york.
j’ai noté que pendant ces deux jours d’échanges, 75% des questions du camp républicain tournaient autour de :

ー comment notre contenu militant est évalué/refusé par facebook

ー qu’est ce que vous appelez le hate speech sur facebook
je pense : heureusement que le types capables de construire des produits comme facebook sont généralement du bon côté du compas politique, et j’ai de envies violentes de calexit
collins dit c’est bien ces auditions, on aura au moins appris que facebook ne vend pas ses données.

c’est vrai que c’est bien, dommage par contre que ce soit le fait de méchants professeurs d’université.
c’est bientôt la fin. l’ambiance auparavant hostile et surchauffée se détend, les conversations sont plus cordiales.
il ne reste que debbie dingell en fait, une démocrate, pour tenter d’étriper mark. elle demande : combien y a-t-il de mouchards aka «boutons like» dans tout l’internet ?
il dit : je ne connais pas ce chiffre par cœur.
comme elle fait des propositions au pif, il lui donne malgré tout un ordre de grandeur. c’est plus de 100 millions.
jeff duncan, qui représente la caroline du sud, vient de lire le premier amendement à mark. il a apporté la constitution dans un petit format poche élégant et veut la lui offrir.

à ce stade j’en peux plus des têtes de cul de la tea party. heureusement que c’est fini.
bien sûr, avant de faire ça, il a parlé de discrimination contre les chrétiens et les conservateurs sur la plateforme.

mark dit que les contenus qui se font tej ça arrive dans tous les groupes politiques.
cramer est le dernier à interroger mark. il lui demande de mieux s’occuper des pubs pour la vente illégale de médicaments. il trouve ça curieux que ça prenne autant de temps de les retirer, il dit que c’est sans doute parce que ça leur fait gagner trop d’argent.
il lui dit de se magner le cul, de reprioriser, parce que ces business là sont bien plus dangereux que quelques vidéos de conservateurs qui passent à la télé. mark l’expédie : oui ok, tools, ia.
cramer suggère ensuite à mark d’investir du capital dans le dakota du nord, il lui parle de «talent pool» ; il veut que facebook ait des content reviewers dans son bled.

mark ça le fait beaucoup rire (d’autant que dans une minute, il sera sorti de là.)
il lui assure que ses content reviewers ne sont pas tous des schlagues partisans d’un communisme total qui passeraient leurs week-ends à fumer de la skunk dans les waterparks de californie ; il explique qu’en réalité, ces gens là sont un peu partout
c’est terminé, pour de vrai cette fois. walden conclut, il remercie mark d’être venu.
il aimerait que mark lui souffle le nom d’autres tech ceos qui mériteraient d’être interrogés sur ces questions là. mais mark reste muet, et il ne parle ni de sundar pichai, ni de jack dorsey.
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