L'ouverture à la concurrence voyageur sur le réseau SNCF se profile. Mais un truc que ne veulent pas entendre les patrons c'est que si les agents ne l'ont pas souhaité, ils vont s'en servir : le plus offrant emportera la mise.
Libéraliser le train c'est aussi donner la liberté d'aller voir chez le voisin si l'herbe est plus verte. Et ça les gens l'ont bien compris. L'amour de l'entreprise ? Usé par trop de réformes et de changement de cap. Usé par le manque de reconnaissance.
Rester pour le statut ? On nous a expliqué qu'à partir du moment où il sera supprimé pour les nouveaux, ce sera bien pour eux malgré tout. Donc faire sans ça doit être très possible. Et le statut il en reste quoi ? De plus en plus une coquille vide.
Déjà un peu partout dans les technicentre les gens se barrent pour d'autres entreprises. Ils font les 3*8 et gagnent une misère, ils auraient tort de rester s'il trouvent mieux ailleurs. Demain ce sera la même chose dans tous les métiers.
On nous dit que les transferts de personnels se feront sans que ce soit impactant pour les concernés. Parfait, on peut donc partir de nous même sans craintes. A d'expliquer aux gens que rien est grave, il n'ont plus peur.
Mon chef qui n'arrive même plus à comprendre et m'expliquer le sens de mon boulot, vous croyez qu'il va faire quoi demain ? Si on lui propose une meilleure paye pour le même boulot, il se barre, il arrête pas de me le répéter.
Ca va être la grosse hémorragie à la SNCF et ça a déjà commencé. Pendant ce temps on préfère briller sur les réseaux sociaux à coup de campagne de pub et d’événements marketing. Un peu comme si une femme avait une grave maladie mais qu'elle se soignait à coup de rouge à lèvres.
Et on continu à courir vers le mur en cassant les métiers, en niant les compétences, en mettant en place des directions de lignes avec à leur tête des commerciaux qui ne pipent rien à rien. Mais allons y !
Plus les gens seront dégoûtés, moins le concurrent devra faire un gros chèque pour avoir qui il veut. Chaque jour la somme à écrire baisse. L'important est de faire du flan pour plaire aux yeux de ceux qui décident et dérouler ses qualifs.
Mais ça, là haut ils refusent d'y croire, sans doute parce que ça ne cadre pas avec leur mode de pensée ("manquerait plus que les gens réfléchissent, elle est bonne celle là"). Vous l'avez voulu ce marché ouvert, vous l'aurez, dans tous les sens du terme.
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