[THREAD] 1-Être journaliste ou ne pas l'être, là n'est pas forcément la question.
J'ai souvent hésité à mettre la mention journaliste dans ma bio, bien qu'ayant écrit des dizaines d'articles, analyses, enquêtes, pour la presse, le web, les institutions, rémunérés ou pas
#Bouhafs
2-Considérant que je n'ai jamais eu de carte de presse et que j'exerce selon les périodes majoritairement les activités de compositeur et d'ingénieur du son, j'ai toujours eu quelques scrupules à m'octroyer ce titre.
L'époque a changé, certes et les modalités d'exercice aussi.
3-Il faut bien admettre qu'à l'ère des réseaux et de la vidéo diffusée en direct et de manière incontinente, toute personne produisant de l'information, avec son smartphone, sa go pro ou son boulier, peut plus ou moins se revendiquer journaliste s'il respecte quelques critères.
4-Concernant Taha #Bouhafs : ses vidéos en direct d'évènements qui participent de l'actualité, en plus de son accréditation par un média, relèvent sans doute de l'activité de journaliste, bien qu'il ne produise pas d'analyse construite, ni d'articles pour éclairer ses images.
5-La question de son militantisme n'est pas pertinente. Presque tous les journalistes sont des militants à leur manière, qu'il soutiennent ou non un parti, un régime, une ligne éditoriale ou les consignes de leur inconscient. Ainsi que par l'angle de traitement qu'ils choisissent
6-En revanche, nul ne peut se prévaloir en permanence de la qualité de journaliste, notamment quand il s'agit de couvrir ses turpitudes, de provoquer un évènement militant allant constituer une actualité, ou de bidonner une information pour servir sa cause militante.
7-Bien sûr, #Bouhafs n'aura pas été le seul journaliste à bidonner une info, la presse mainstream sait très bien le faire. Mais la seule affaire du "mort" imaginaire de Tolbiac est emblématique de certaines méthodes qui ne sont pas du journalisme.
8-Pour sa défense dans la diffusion de ce mensonge militant, comme au moment où il a filmé #Benalla à la Contrescarpe, il prétend qu'il n'était pas encore journaliste. Pourtant, il n'a rien changé dans sa manière de procéder. Il est toujours juge et partie.
9-Il est tout à la fois participant militant dans les manifestations qu'il filme et en même temps prétendument journaliste, même quand il contribue aux désordres ou insulte des policiers. Il lui arrive aussi de filmer en tant que co-organisateur d'une manif comme le 10 novembre,
10- à l'occasion de la marche contre l'slamophobie, où il n'est pas là pour informer mais pour revendiquer et se mettre en scène en haranguant la foule. Il ne fait pas plus œuvre de journalisme quand il fait du doxing de policier avant de se victimiser face à la réaction des fdo
11-Dans l'affaire des #BouffesDuNord, #Bouhaf (et il le reconnaît lui-même), n'était pas là par hasard et sûrement pas juste pour voir le crâne de #Macron. On ne me fera pas croire qu'il n'était pas au courant qu'un rassemblement se préparait et qu'il n'était pas dans la boucle.
12-Il a encore une fois, non pas couvert une actualité, mais sans doute participé à l'organiser et encouragé les dérapages pour les amplifier et aboutir à la mise en scène de son interpellation, une fois de plus. C'est un travail d'agitateur, non de journaliste.
13-Il est donc en permanence dans le mélange des genres et dans une constante provocation, comme si l'essentiel de son activité consistait à provoquer ses interpellations, à la manière de #jeromerodrigues , pour mieux ensuite les dénoncer, se victimiser et asseoir sa notoriété,
14-quand ce n'est pas pour garnir son compte en banque à coups de cagnottes, comme celle qu'il a lancée en novembre dernier.
Au final, on peut donc être journaliste et militant, mais pas seulement journaliste dans le cadre de son activité militante, ce qui est le cas de #Bouhafs.
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