Sur l'aspect plébiscitaire du #référendum en France, c'est évidemment un gros risque.
Pourquoi ? Parce que la Ve n'autorise (hors du référendum d'initiative partagée inapplicable) que les référendums "Top Down", c'est-à-dire du Président vers le peuple.
(je schématise)
Mais comme l'explique Laurence Morel dans son ouvrage "La question du référendum", cet aspect plébiscitaire s'est largement effacé au fil du temps.
Seul Charles de Gaulle a véritablement joué ce jeu (à tort), qui a ensuite disparu sous le mitterrandisme et le chiraquisme
En 1992 ou 2005, ni Mitterrand, ni Chirac n'avaient évoqué l'idée de démissionner en cas de "Non"
Surtout les référendums qu'ils ont organisé n'étaient pas de leur seule initiative, ils n'en portaient pas seul la responsabilité et le but n'était pas de redorer leur blason.
On dit souvent que le Non de 2005 est un Non à Chirac mais c'est parfaitement faux, et cela a été souligné dans plusieurs publications universitaires.
C'est pourquoi ce risque plébiscitaire a largement disparu.
L'hypothèse de ce #référendum sur l'écologie permet de souligner que ce n'est pas le référendum de Macron mais celui de la #ConventionCitoyenne, après des débats de 9 mois auprès de 150 citoyens.
Il est fort peu probable qu'un tel sujet fasse dériver le débat sur Macron.
Si ce dernier est certes impopulaires, ce n'est pas le cas de l'écologie.
Pour le reste, tout dépendra de l'attitude des partis politiques et autres organisations participantes au débat
Certes il y a sans doute des dizaines de sujets plus importants sur lesquels consulter les Français, mais pour cela c'est simple : donnez aux citoyens l'initiative des référendums.
Le meilleur moyen d'éviter le plébiscite est de multiplier les référendums... voyez la Suisse.
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