Sur la séparation du corps entre parquet et siège, je ne comprends pas l'intérêt.
Le parquet dispose d'immenses prérogatives en terme de libertés individuelles : direction de 95% des enquêtes, opportunité et choix des poursuites, représentation de la société à l'audience.
Comment donner ces pouvoirs à un préfet ? C'est en contradiction totale avec un État de droit.
Les parquetiers sont et doivent rester des magistrats, avec toutes les garanties d'indépendance qui en découlent (et oui il faut réformer la constitution en ce sens).
J'ai été au siège et au parquet, à mon sens c'est une richesse = un juge a tout à gagner à connaître le boulot d'un parquetier et inversement.
C'est parce que je connais les exigences pour bien juger un dossier que j'étais un bon parquetier : demander des actes d'enquête supplémentaire là où l'OPJ aurait voulu clôturer sa procédure. Et classer là où je savais qu'on courait droit à la relaxe.
Et inversement = je suis un meilleur juge car je suis sans pitié pour les dossiers bâclés, incomplets.
De +, déjeuner avec un parquetier ne m'a jamais empêché de relaxer 1h après un dossier foireux ou de remettre en liberté là où il me demandait une DP.
Comme avec les avocats d'ailleurs = certains sont devenus des amis proches, pour autant à l'audience, je juge en fonction du dossier et pas de mes rapports avec l'avocat qui le défend.
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