1. Le journaliste Hamid Mahdaoui sortira lundi 20 juillet de la prison de Tiflet où il est détenu depuis trois ans. 👇
2. Au lieu de le laisser dans la prison de Salé, où résident son épouse et ses 2 enfants, l’administration pénitentiaire a placé Mahdaoui à Tiflet, à 70 kms de Rabat, pour empêcher sa famille, déjà très mal en point financièrement depuis sa détention, de lui rendre visite.
3. Durant ces trois 3 années, nous avons suivi dans la presse l'évolution des persécutions et des intimidations dont a souffert Mahdaoui. Par exemple, l’administration pénitentiaire voulait l’obliger à porter la tenue carcérale chaque fois qu'il devait se rendre à l’hôpital.
4. Pour l’humilier et lui casser le moral, certes, mais également pour signifier que c'est un prisonnier de droit commun et non pas un détenu politique.
Et si Mahdaoui refusait de porter cette tenue, il restait en taule.
5. Qu’a fait Mahdaoui pour mériter 3 ans de prison dans ces conditions? Il a été dans un premier temps, en juillet 2017, condamné à 3 mois de prison par le tribunal d’Al Hoceima, pour avoir «incité» plusieurs personnes à manifester lors d’1 marche » du #Hirak du #Rif.
Un crime !
6. Et comme cette peine parut légère à certains, il a été accusé, tout juste avant sa libération, d’avoir reçu 7 appels téléphoniques d'un certain Noureddine, un Marocain vivant aux Pays-Bas, qui pérorait avoir «l’intention» d'expédier au Maroc des «armes» dont des «tanks»....
7. Quand le juge d’instruction lui demanda pourquoi il n’avait pas prévenu la police de cette «intention», surtout pour les «tanks», Mahdaoui répondit avec justesse qu'il considérait son interlocuteur comme un hurluberlu et que ses propos étaient de la fiction.
3 ans de prison !
8. Mahdaoui est un garçon attachant qui a été desservi par le succès de son défunt site, Al Badil, et par ses vidéos visionnées par des centaines de milliers de suiveurs.
Ce n’est pas un corrompu, ou pire encore un mauvais patriote ou un affreux dissident.
9. Ceux qui lui ont jeté la 1ère pierre quand lors de son procès il a déclaré qu’il ne voulait plus rien savoir du #Hirak et du #Rif et qu'il abandonnait la pratiquer du journalisme ne connaissent pas la prison 🇲🇦, ni l'angoisse d'une victime de laisser sa famille dans la misère.
10. Les cas Mahdaoui, Bouachrine, Raissouni, Radi, etc. devraient faire réfléchir ceux qui se croient à l'abri d'une cabale parce qu'ils «ne font rien de mal». Dans les régimes autocratiques comme le #Maroc, tout le monde peut être 1 jour ou l'autre happé par la machine de l'Etat
11. Il suffit d'être dans la ligne de mire du Palais, de la #DST, de la #DGED, ou de l'Intérieur, pour être appréhendé et condamné sur une simple accusation, une indication farfelue, ou, comme dans le cas de Mahdaoui, sur les «intentions» d'autrui.
Sinon, marhaba Hamid !
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