Ali Lmrabet علي المرابط Profile picture
Non possumus non loqui.

Jul 24, 2020, 13 tweets

1. Lecture du Week-end.
Ce n’est pas la première fois que la #DST et la #DGED montent une grosse opération pour accuser un journaliste d’espionnage.
Il y a 14 ans, quelqu’un que je connais bien a eu droit à sa dose d’accusation de «Haute trahison».

2. En 2006, «Maroc hebdo» et «Al Ahdath Al-Maghribia» ont publié en "une" des «révélations» sur mes «accointances avec les services spéciaux espagnols». Le quotidien «Assabah» a même «révélé» que le juge Serhane avait lancé contre moi une «commission rogatoire internationale».

3. Selon les confidences d’un «repenti», 1 demandeur d’asile en Espagne, Hicham Bouchti, un ex-membre des forces auxiliaires (merdas) retourné par les services secrets marocains, j’avais monté 1 complot contre le roi Mohamed 6 depuis Madrid avec 1 « groupe d’officiers libres ».😂

4. Mais quelle ne fut la surprise du juge espagnol en charge de cette commission quand mon avocat lui expliqua que je n’étais pas «en fuite» et se fit un plaisir de lui fournir mon adresse officielle au Maroc.

5. Il lui transmit aussi la date et l’heure de mon retour au Maroc, l’aéroport, la compagnie, le n° de vol, avec un temps nécessaire pour qu’il puisse transmettre cette information à Rabat par l’intermédiaire de la juge de liaison à l'ambassade du #Maroc à Madrid, Naziha Harrak.

6. Le juge espagnol se mit en colère. Son collègue marocain n’avait pas pris la peine de vérifier mon lieu de résidence. Et une commission rogatoire internationale, instrument rare, protesta-t-il, ne devait pas être utilisée par un Etat pour régler ses comptes avec un dissident

7. Le jour J, à mon arrivée à l’aéroport Mohamed V de Casablanca, aucun flic de la DGSN, de la #DST, #RG, #BNPJ, ni aucun procureur, juge, ou simple merda, ne m’attendait pour m’interpeller.
La commission rogatoire internationale (devenue nationale, je présume) avait disparu !😄

8. Quant aux vraies «accointances», nous en avons eu 1 échantillon, Dominique Lagarde, journaliste de @LEXPRESS, et moi-même, quand nous avons surpris un jour Selhami, directeur de «Maroc Hebdo», avec le patron de la #DST Hamidou Laânigri à l’hôtel Royal Mansour de Casablanca.

9. Je m’en souviens bien parce que mis devant cette évidence, Selhami balbutia de vagues explications puis rappela à Mme Lagarde son dépôt de plainte contre «L’Express» pour un article dans lequel elle avait affirmé que «Maroc Hebdo était proche du ministère de l’intérieur».

10. Pour ce qui est d’«Al Ahdath Al Maghribia», tout le monde sait depuis «Chris Coleman» que ce journal a été racheté par la #DGED par l'intermédiaire de «Sdi» Ahmed Charaï, un haut responsable des «services spéciaux» marocains selon une enquête du quotidien @elmundoes.

11. Et le «repenti» Bouchti? Après avoir logé 3 jours à l’hôtel 5⭐️Hilton (devenu Sofitel) de Rabat aux frais du Palais, et reçu les journalistes Majdouline El Atouabi de «Maroc Hebdo» et Mustapha Kinit d’«Al Ahdath», il logea ensuite pendant 2 ans à la prison 0⭐️Zaki de Salé

12. Les Marocains ne voulaient pas que Bouchti reparte à l’étranger et qu’il raconte comme il était rentré au Maroc, qui l’avait reçu à la frontière de Nador, que lui ont dit El Himma et Laânigri et qui étaient les policiers ripoux français avec qui il s’était réuni en France.

13. Après la prison, Bouchti s’est re-repenti et a re-fui en Espagne où il a raconté dans un livre de drôles de choses sur ses rencontres avec Kinit, El Atouabi, Selhami, Laânigri, El Himma.
Bon week-end !

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