« Plan de soutien à la presse » : de l'argent pour licencier ? snjcgt.fr/2020/08/30/pla…
Notre réaction à l'annonce du @gouvernementFR sur un « plan de soutien à la filière presse », doté de 377 millions d’euros, qui s’étale jusqu’en 2022, en plus des précédentes « mesures d’urgence » pour l’année 2020, chiffrées à 106 millions d’euros.
Cette manne ira-t-elle, comme la majorité des actuelles aides à la presse, à la poignée de milliardaires, de grands groupes et de banques qui détient la majorité des titres de presse ? Bernard Arnault, Xavier Niel, la famille Dassault, le Crédit Mutuel
Et à ceux qui, comme @le_Parisien ou @paris_normandie (racheté par Rossel-La Voix), ont déjà programmé des plans de licenciements ? Et à @lequipe, qui veut baisser les salaires et diminuer le les congés, alors que le groupe Amaury, dispose de centaines de MM€€ de trésorerie?
Le gouvernement annonce aussi un « fonds de lutte contre la précarité, doté de 18 M€ par an […] afin d’accompagner les acteurs les plus fragiles de la profession (pigistes, photojournalistes, dessinateurs de presse…) dans cette période de transformation ».
Si le SNJ-CGT ne peut être contre le principe, il réclame de connaître les éléments qui ont permis d’évaluer les besoins, d’être associé à la détermination des critères d’attribution et du mode de distribution de ce fonds.
@R_Bachelot @BrunoLeMaire #Culture #Médias @cgt_culture
Sans compter que les journalistes pigistes, les photojournalistes et les dessinateurs de presse ont surtout besoin d’une chose : QUE LES REDACTIONS LES FASSENT TRAVAILLER, QU'ELLES LEUR VERSENT DES SALAIRES CORRECTS ET QU'ELLES RESPECTENT LA LOI CRESSARD.
Le @gouvernementFR conclut qu’en « contrepartie de ce soutien conséquent, l’ETAT ATTEND de la part des EDITEURS DE PRESSE qu’ils se montrent exemplaires en matière de transition écologique, de parité et diversité, mais aussi de lutte contre la précarité..." @Alliance_Presse
"...contre la précarité des plus fragiles du secteur (pigistes, photojournalistes, correspondants locaux de presse, vendeurs-colporteurs, etc.)" Si on comprend bien, la seule condition exigée, c’est que les patrons de presse respectent la loi. C’est bien le moins…
Mais au vu de la rude négociation du décret pour l’intégration des journalistes pigistes dans les plans de chômage partiel et de sa difficile application dans les entreprises, le SNJ-CGT ne se fait malheureusement aucune illusion sur la bonne volonté des éditeurs.
Plus que des rustines, c’est un bouleversement du système dont ont besoin les rédactions et les journalistes, notamment dans la presse.
A commencer par un changement complet du sytème des aides à la presse, pour qu’elles bénéficient en priorité au maintien et à la création de titres indépendants.
Mais aussi une loi qui empêche la concentration des titres de presse et une autre qui assure l’indépendance des rédactions vis-à-vis de ses actionnaires.
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