La fraude du surdiagnostic du cancer du sein.
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Ce fil est le plus complet et le plus didactique que j'ai réalisé sur le sujet.
Sa version anglaise Ă obtenu plus de 2 millions de vues.
Si vous le trouvez utile, merci de RT.
La mise en place du programme de dépistage par mammographie aux États-Unis s’est accompagnée d’une augmentation importante de l’incidence du cancer du sein. Rien d’étonnant à cela puisque le but du dépistage est de découvrir des cancers avec des années d’avance.
Le problème est que cette incidence n’est jamais revenue à son niveau initial, loin de là . Or, c’est ce qui aurait dû se produire s’il s’était agi simplement d’une avance sur le diagnostic.
Les femmes américaines se sont retrouvées avec plus de risque d’avoir un cancer au cours de leur vie qu’avant le dépistage. La même augmentation s’est observée dans tous les pays qui ont eu recours au dépistage par mammographie.
Il y avait deux façons d’expliquer l’augmentation :
1) La mammographie détectait des cancers qui ne seraient jamais manifestés (surdiagnostic).
2) La mammographie créait elle-même des cancers à cause des rayons X.
La deuxième explication semblait exclue. Pourquoi ? Parce qu’une commission d’experts encadrés par l’armée américaine avait évalué que le risque lié à la dose de radiation utilisée était sans danger. Il n’y a aucune donnée à l’appui de cette affirmation, bien au contraire.
L’affirmation était appuyée par des arguments absurdes, comme le fait que la dose reçue lors d’une mammographie en une seconde était la même que celle reçue de l’environnement naturel en 7 semaines, dans une campagne de propagande sans précédent.
cancer.org/cancer/types/b…
En réalité, les risques de cancer liés à l’utilisation des rayons X avaient été identifiés dès la fin des années 60 par John Gofman qui était le responsable de l’étude de l’effet biologique des radiations à la Commission de l’Énergie Atomique américaine.
fr.wikipedia.org/wiki/John_Gofm…
Son évaluation des risques ne convenait pas à l’armée (qui encadrait la mise en place du nucléaire civil, car il s’agissait d’une recherche à double usage), qui lui a supprimé ses crédits et l’a poussé vers la sortie.
À la place, la Commission à l’Énergie Atomique a sélectionné des experts dociles qui ont largement minimisé le risque de ces radiations.
Plus tard, en 1995, Gofman a publié un livre sur le risque des radiations et le cancer du sein qui a eu un certain succès, mais à fait l’objet d’une omerta complète de la part des revues médicales et scientifiques, à l’exception de critiques négatives.
ratical.org/radiation/CNR/…
Les articles sur ce sujet de Gofman, qui avait pourtant plus de 100 publications à son actif, ont été censurés. C’était la première indication que les publications concernant la recherche à double usage devaient recevoir l’imprimatur du Département de la Défense US.
Vers la fin des années 90 allait apparaître une information qui aurait dû apparaitre comme une alerte : le dépistage mammographique n’avait pas diminué la mortalité par cancer du sein en Suède.
Ces premiers résultats ont été confirmés dans tous les pays : bien que la mortalité par cancer du sein ait été réduite grâce aux progrès thérapeutiques, le dépistage n’a eu aucun rôle dans cette réduction.
pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26562826/
Ces résultats sont déroutants car le dépistage avait montré un effet important sur la mortalité à 7 ans dans un essai clinique , et que ce cancer est un cancer pour lequel on avait de bonnes raisons de prédire l’efficacité.pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/2858707/
Une explication évidente était que le bénéfice était annulé par les cancers liés aux rayons X. Or cette explication était interdite, et, à la place, on a vu arriver une vague d’opposants au dépistage qui soutenaient que les cancers en excès observés étaient du surdiagnostic.
En réalité, l’hypothèse du surdiagnostic faisait bien l’affaire du Département de La Défense US, qui risquait de voir 30 ans de dissimulation aux conséquences incalculables dévoilées. En conséquence, il s’est mis à orienter les chercheurs dans cette direction.
En étudiant l’incidence du cancer métastatique aux USA, l’épidémiologiste Gil Welch a fait une constatation encore plus troublante : le dépistage du cancer du sein n’avait absolument pas réduit l’incidence du cancer du sein métastatique. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26510017/
Là , toute explication concernant un effet indésirable occulte des traitements pouvait être exclue, et pour expliquer l’absence de réduction, une seule explication raisonnable : les cancers induits par les mammographies.
Or, Welch proposait une autre explication farfelue selon laquelle les cancers agressifs passaient entre les mailles du filet. Parmi les signataires, un auteur que beaucoup de gens connaissent et dont on ne voit pas très bien ce qu’il vient faire dans un article d’épidémiologie.
David Gorski, un chirurgien effectuant des recherche de biologie cellulaire sur le cancer du sein, est surtout connu pour s’opposer à la « désinformation » médicale et pour faire de la propagande pro-vaccinale. Beaucoup l’ont suspecté d’être un comparse de Big Pharma.
Or si l’on regarde ses financements, ce n’est pas le cas. Gorski est financé par le Département de la Défense. Les vaccins, depuis que le NIAID est devenu un appendice du DoD, comme l’hypothèse du surdiagnostic du cancer du sein sont des préoccupations majeures du DoD.
Le travail de Welch m’a conduit a mettre en place des méthodes permettant de distinguer les cancers en excès liés aux rayons X des cancers liés à la détection (et pouvant correspondre à du surdiagnostic) en étudiant les dates de survenue par tranche d’âge. biorxiv.org/content/10.110…
Le résultat est sans ambiguïté : la plus grande partie de l’augmentation d’incidence sur le long terme est liée à des cancers de survenue retardée.
Ce travail m’a valu d’être renvoyé de l’Inserm par Yves Lévy, ami de Fauci, le patron de la biodéfense US.
En parallèle les fraudeurs du surdiagnostic du cancer du sein, qui restent muets sur les travaux concernant les risques des radiations, continuent à publier et à tenir des congrès.
Toute ressemblance avec ce qui se passe pour l’origine du Covid ne pourrait être que fortuite.
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