Existe elle encore?
Thread sans langue de bois.⤵️⤵️⤵️
En 1945 le pays sort de la guerre exsangue.
Le pays est ruiné, l’industrie, les voies ferrées, les trains, tout est détruit.
Deux professions vont avoir les regards braqués sur eux:
- les mineurs
- les cheminots.
Les premiers fournissent la matière première à la reconstruction, le charbon.
Les deuxièmes transportent tout, partout.
La nourriture, l’acier, les gens, ...
Et corolaire de tout ça le charbon est une matière rare à préserver.
Et les milliers de locomotive à vapeur de la SNCF en consomme énormément !
Des tonnes, tous les jours.
C’est alors que l’on ressort une idée géniale : LA PRIME CHARBON.
Explication:si pour un trajet donné, il était prévue que la locomotive devait consommer 100 kilos de charbon, si le chauffeur en utilisait 80 kilos, alors, sur les 20 kilos restant, 10 restait pour la SNCF et 10 partait dans le sac du chauffeur.
La SNCF économisait 10 kg sur 100
Au début c’était en nature.
C’est à dire que le chauffeur rentrait chez lui avec 10 kilos de charbon sous le bras.
Autant que vous dire que pendant les froids hiver de 1946 à 1950, le regards des voisins devaient être terrible ! #Jalousie
Ensuite cette prime a été tranformé sous forme monétaire.
Jusqu’en 1974.
Et elle n’est jamais réapparue.
Malgré les efforts de @Le_Figaro et @BFMTV pour nous faire croire que si.
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1/ Le « temps ferroviaire » est un temps très long.
C’est une industrie qui doit voir loin, anticiper sur des années, investir beaucoup, et pour durer. Ça a toujours été comme ça.
L’Espagne a une série de TGV (les « Avril », fabriqués par le constructeur national Talgo) qui sont un échec industriel.
2/ La conséquence est que l’état espagnol a besoin de TGV pour les remplacer.
Sauf que, en Europe, les constructeurs ont déjà des carnets de commande pas mal rempli.
Et ils ont aussi des difficultés à respecter les délais.
3/ Pleins de facteurs expliquent cela: difficulté de recrutement, sous traitants à la peine, marché européen atomisé en une myriade d’opérateurs.
Aujourd’hui, on fabrique des trains par centaines d’unités seulement. Pas comme une série de voitures à 10.000 exemplaires.