Ce qui nous rappelle deux choses : 1) On n'étudie pas la race sans étudier le racisme et vice-versa, car c'est le racisme qui crée la race et non l'inverse ; 2) Des acteurs utilisent des catégories raciales "sans être racistes" bien sûr, et cela crée des hiérarchies #RaceEtSocio
non seulement tout à fait matérielles - exclusion, pauvreté, exploitation pour ceux qui sont marqués du sceau de la race - mais qui joue en outre un rôle économique : certains font des profits, ou achètent des maisons moins chères #RaceEtSocio
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La sociologue Sandrine Garcia montre que, dans les classes supérieures, il y a une organisation de l'ensemble des activités des enfants vers la réussite scolaire. En voici une illustration :
(J'anonymise parce que je te connais, Twitter)
Cette socialisation activement tournée vers la réussite scolaire pose évidemment des questions en termes d'inégalités sociales - S. Garcia analyse aussi une "professionnalisation du métier de parents" face à laquelle toutes les familles ne sont pas également armées -
Ensuite pour la question "pourquoi est-il si difficile de réduire les inégalités scolaires ?", on pourrait peut-être commencer par répondre "parce que les gens (not. les classes sup) sont politiquement SUPER CONTENTS qu'il y ait des inégalités, ils les veulent, ils les défendent"
Comme je vois que le sujet fait réagir, j'ai cherché un article qui racontait l'histoire de ce meme. A la place, je suis tombé sur ce texte qui explique qu'il permet de... montrer que le capitalisme et le marché sont les meilleures options aier.org/article/an-ans…
Résumé de mes mentions depuis que j'ai osé dire que l'enseignement privé n'avait pas les mêmes élèves que le public :
Je ne pense pas que mes mentions soient représentatives des usagers de l'enseignement privé mais entre ceux qui se félicitent qu'on vire "les boulets" et celui qui veut prendre des photos à la sortie pour prouver qu'on y trouve "des immigrés de la 4e génération"...
disons que c'est pas vraiment une publicité très positive que vous donnez pour ce type d'établissement hein.
C'est marrant, l'argument central des défenseurs/trolls du privé, c'est "on fait pas de tri (parce que l'argent ne trie pas voyons) on vire juste les élèves". En gros : on échoue à enseigner, on se repose seulement sur les familles.
Ca me fait penser à cet épisode de Gilmore Girls où le directeur de Chilton explique qu'il dirige une école d'élite et que si Rory ne peut pas suivre il faut qu'elle parte. Mec, c'est juste que ton équipe sait pas enseigner, c'est tout.
Je sais pas si c'est représentatif de l'enseignement élitiste aux USA, mais dans la série, les cours se résument au prof qui dit quelque chose comme "Charles Dickens a écrit Batman contre Oliver Twist en..." et qui ensuite attend qu'un élève connaisse déjà la réponse.
Et finalement ce qui plaît au Figaro c'est ça : dans l'enseignement privé, on peut être raciste, sexiste et antisémite. Je pose la question : cette droite réactionnaire est-elle sue l'arc républicain ?
L'enseignement privé fonctionne sous perfusion d'argent public et par la destruction de l'enseignement public. Mais pour le Figaro et les autres, ce qui importe c'est qu'il permette d'échapper aux idéaux de libertés, d'égalité et de fraternité.
Je sais pas pour "un historien" mais moi en tant que plus ou moins sociologues, j'ai mieux à faire que de réagir et de m'indigner quand quelqu'un fait la moindre critique envers une notion aussi profondément polysémique et complexe que le travail
Critiquer le travail et encore plus la "valeur travail" on peut arrêter 30 secondes de faire cœur si c'était une faute morale impardonnable ? Ça nous libérerait du temps pour je sais pas... parler du travail à la place ?
Tenez, super bouquin sur le travail, parlons plutôt de ça ok ?