#AttentatsJanvier2015
Procès jour 11. L'audience reprend avec la fuite des frères Kouachi après l'attentat à Paris.
Deux témoignages sont notamment attendus : Michel Catalano, patron de l'imprimerie où se sont barricadés les Kouachi et qui a dû leur faire face pendant de longues heures, et Lilian L., son employé, resté caché sous un évier.
Ce matin, l'employé qui avait été mis en joue dans une station-service par les Kouachi devait venir à la barre. "Mais il a rechuté dans une grave dépression et c'est trop dur pour lui de venir", explique son avocat, Me Ludot. "Il est dans le même état de peur qu'il y a cinq ans"
"Il vit dans la peur d'un nouvel attentat", dit son avocat. La confrontation avait duré 1mn44 avec les Kouachi. Le traumatisme, lui, dure une vie.
#AttentatsJanvier2015
"Il n'arrive pas à admettre pourquoi ils ne l'ont pas tué", ajoute son avocat, qui explique avoir tenté d'amenuiser sa peine en lui expliquant qu'il n'était pas un "symbole", qu'il "ne représentait rien pour les Kouachi". Culpabilité du survivant, qui hante de nombreux rescapés.
Une gendarme s'avance à la barre. Mélanie était affectée à la brigade de Dammartin en Goele à l'époque, où s'étaient retranchés les Kouachi. Elle raconte d'une voix étranglée comment elle se rend ce jour là à l'imprimerie dès que l'alerte est donnée. #AttentatsJanvier2015
Elle tremble légèrement, s'arrête en pleine phrase, est encore bouleversée. Raconte comment lorsqu'ils arrivent sur place, elle voit les terroristes à l'étage dans l'imprimerie. Puis elle entend une rafale de balles. #AttentatsJanvier2015
"À 8h47, j'ai appelé pour dire qu'on nous avait tiré dessus. (...) Finalement, aux alentours de 10h, le GIGN prend la relève, on sort du dispositif. L'après-midi, on a eu des auditions, le soir une reconstitution. Voilà."
Elle souffle. #AttentatsJanvier2015
L'un des assesseurs explique qu'elle a eu un suivi psychologique important qui a duré après les attentats, à cause d'un stress post-traumatique. Les traces sont encore palpables quand on voit et entend cette gendarme en tenue déposer à la barre. #AttentatsJanvier2015
Le magistrat lui demande pourquoi l'adjudant-chef ce jour là a demandé à elle et son collègue de reculer la voiture, ce qui les mettait terriblement en danger. "Je ne sais toujours pas pourquoi. Il ne s'est jamais expliqué, jamais excusé", lâche-t-elle, amère.
Car à ce moment là, les Kouachi leur tirent dessus. "Pour moi, à ce moment là, on va mourir", dit-elle dans un sanglot. "C'est une question de secondes, je me dis que ça va arriver et que c'est fini". #AttentatsJanvier2015
En pleine audition, elle apprend qu'à l'Hypercasher, il y a une autre prise d'otages en cours. "Là on se dit wow il y avait deux terroristes, maintenant il y en a trois". Puis, les assauts. #AttentatsJanvier2015
"Aujourd'hui, tous les gendarmes sont préparés à un éventuel attentat. A l'époque, pas du tout. Je n'étais pas une membre du GIGN, juste un gendarme ordinaire. J'avais un simple pistolet. Ils avaient des kalachnikov. Nos pare-balles protégeaient comme une feuille de leurs balles"
"Je revivais l'action en permanence, en me disant est-ce que j'aurais dû faire ça. Je n'ai pas posé d'arrêt maladie, car j'avais peur de paraître faible. Je ne suis pas une personne qui demande de l'aide, il faut qu'on me la propose." #AttentatsJanvier2015
- Est-ce que vous avez le sentiment que votre hiérarchie a été à la hauteur pour vous accompagner ?
- Je ne pense pas.
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Le stress post-traumatique a réellement commencé le soir du 14 juillet 2015, alors qu'elle est sur le terrain. "J'ai commencé à me sentir très mal, à me reculer derrière mon collègue. Il a compris."
"Je faisais des cauchemars, je me réveillais la nuit terrifiée, en pleurant, comme un enfant de 5 ans. Quand on a 30 ans, faire ça, ce n'est pas normal." (un sanglot)
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C'est au tour de son collègue de déposer à la barre, l'autre gendarme arrivé avec elle les premiers à l'imprimerie où étaient retranchés les Kouachi. En tenue également, avec des insignes, carrure imposante.
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Francis raconte que le 7 janvier, il voit la vidéo où les Kouachi abattent Ahmed Merabet, policier. "Ça m'a profondément blessé. C'était des images de guerre". Il ne sait pas encore qu'il va les croiser le lendemain et être la cible de leurs tirs. #AttentatsJanvier2015
Le lendemain, il est en patrouille avec sa collègue quand tombe l'appel radio. Deux hommes sont retranchés dans une imprimerie, la 206 volée est devant. "Si ça se trouve, c'est eux", lui dit sa collègue. Ils doivent aller sur place. #AttentatsJanvier2015
Quand ils arrivent, il voit un homme à travers la baie vitrée de l'imprimerie qui est armé et lui fait des signes. Francis regarde autour de lui : aucun échappatoire. "Je comprends que s'ils sortent et arrosent, c'est pour nous." #AttentatsJanvier2015
Il repère tout de même un buisson à gauche et ordonne à sa collègue de le suivre. A ce moment là, il voit l'un des Kouachi sortir cagoulé, et faire feu en criant Allah Akbar. De sang-froid, Francis, qui a suivi une formation militaire, riposte. Il le blesse. #AttentatsJanvier2015
Il parle d'une voix calme. "Je réfléchis très vite. Je pense à tirer de nouveau et le tuer. Mais je me dis que son frère resté à l'intérieur va être en colère et risque de se venger sur les otages avec lui. Donc je décide de le laisser repartir. Il rampe vers l'intérieur."
"Je ne connais pas l'intérieur de l'immeuble, on ne peut donc pas pénétrer car je ne maîtrise pas la situstuon. Je dis à ma collègue : extraction. Tous les termes et les réflexes militaires me reviennent." #AttentatsJanvier2015
Ils commencent à fuir. Francis pense quand même à crever les pneus de la 206 au passage pour éviter que les Kouachi ne repartent avec.
Leur adjudant chef leur demande alors de reculer leur véhicule qui est devant. "Je me suis clairement dit : il va nous mettre dans la merde."
Ils attendent ensuite 47 minutes avant l'arrivée du GIGN. 47 minutes où ils se disent : "à tout moment, ils vont sortir et ils vont nous rafaler dessus."
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"Ce qui m'a touché après coup, c'est la tristesse de ma collègue. La tristesse de mes parents. La veille, c'était l'anniversaire de mon fils. Il avait fallu que je trouve les mots."
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Il raconte que lorsqu'il demande sa mutation, un avis de la hiérarchie est donné. Il y lit que son épouse "semble avoir été affectée par les événements".
Il étouffe un sanglot, le premier depuis le début de sa déposition, s'excuse.
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"Quand j'ai lu ça, je me suis enfermé dans un bureau tellement j'étais en colère". Il serre les poings, marque un temps. "Il fallait contenir cette colère. Si je ne l'avais pas fait, je serai allé en découdre dans le bureau du chef."
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Il aurait voulu que son chef lui apporte un mot personnel de soutien, le prenne dans les bras. Mais il n'a eu "que" des médailles des autorités. On comprend combien la hiérarchie de ces deux gendarmes n'a absolument pas été à la hauteur. #AttentatsJanvier2015
(Pause dans le LT pour écrire mon 12h30, vous pouvez également suivre avec @helenesergent, @cocale ou @DebeaulieuLaure)
L'audience reprend après la pause déjeuner, avec la déposition de Michel Catalano, gerant de l'imprimerie CTD où les Kouachi s'étaient retranchés. Il s'avance à la barre.
#AttentatsJanvier2015
Il revient à la demande du président sur l'histoire de l'imprimerie. "On l'a créée en 2001 avec ma femme. Pour quelqu'un qui vient d'un milieu défavorisé comme moi, monter sa boîte, c'est l'entreprise d'une vie. 18h par jour, 6 jours sur 7, c'est le 3eme gosse qu'on n'a pas fait"
"On a déménagé dans ce bâtiment en 2007, on a tout nettoyé, installé, et on a terminé l'installation en 2014." Il raconte le quotidien d'un patron de TPE, "nos employés, on les connaît, on connaît leurs familles, ce n'est pas comme ceux du cac40".
#AttentatsJanvier2015
En 2015, il s'apprêtait enfin avec sa femme à souffler, la boîte étant sur les rails. "Seule ombre au tableau, mon père devait commencer une chimio le 9 janvier pour une récidive de son cancer. A part ça, tout allait bien." Le 9 janvier sera aussi le jour où les Kouachi arrivent.
Michel Catalano entame le récit des faits, qu'il dit avoir fait maintes et maintes fois dans les médias, les prisons, les écoles. "À chaque fois c'est douloureux, je sors vidé, mais ça me semble important."
#AttentatsJanvier2015
Le 7 janvier était le jour de son anniversaire et celui de son père. "Je découvre horrifié les attentats à Paris." Le 9 janvier, il part un peu précipitamment de chez lui, une chose si rare qu'il en oublie son téléphone portable à la maison.
#AttentatsJanvier2015
"Ce matin là, on était jovials, car on avait prévu avec Lilian de fêter mon anniversaire le midi. Et là on sonne à la porte. Je pensais que c'était Didier (le commercial qu'ils attendaient ce matin là). Lilian descend, ça prend du temps. Je regarde par la baie vitrée."
"Je vois un homme habillé en noir et armé d'une kalachnikov et d'un lance-roquettes. Je comprends. Je vais voir Lilian calmement pour le prévenir, il n'était pas encore à la porte. « Lilian, les terroristes sont là. Coupe ton portable et cache toi »." #AttentatsJanvier2015
"Lilian voit la peur dans mes yeux, je vois la peur dans les siens. Il part. Je marche vers les terroristes pour les ralentir. J'ai cru que j'allais mourir à ce moment là, car je savais de quelle violence ils avaient été capables deux jours avant." #AttentatsJanvier2015
"Cette sensation que je vais mourir, je lutte encore maintenant contre elle la nuit. Ils ont surgi devant moi en bas et m'ont demandé : "Tu nous reconnais ?"
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Les Kouachi demandent à M. Catalano de prévenir devant eux les forces de l'ordre qu'ils sont là. Il appelle.
- Les terroristes sont là et je suis pris en otage.
- Ils sont combien ?
- Plusieurs.
- Vous les avez devant vous et vous êtes pas capable de me dire cb ?
Il raccroche.
"Tout au long de la journée, j'ai essayé de les regarder dans les yeux et de leur parler poliment pour ne pas les énerver. J'ai pris toute la force en moi pour tenir bon. Je pensais mourir mais je ne voulais pas entraîner Lilian avec moi."
Michel Catalano parle en regardant un point fixe vers le bas. Regard intérieur qui montre qu'il semble revivre les scènes qu'il décrit. Les mains aggripees au pupitre devant lui, légèrement tremblantes.
#AttentatsJanvier2015
Michel Catalano raconte que l'un des Kouachi lui demande s'il est juif. "Je lui répond que je suis français d'origine italienne. J'ai compris plus tard que si j'avais été juif, je ne serai plus là aujourd'hui pour vous parler." Un silence dans la salle.
#AttentatsJanvier2015
Quand les Kouachi descendent tirer sur les premiers gendarmes qui viennent d'arriver, Michel Catalano se cache dans son bureau. Le bruit des balles, rafale. Il est terrorisé. Puis les pas, lourds, dans l'escalier, "ce bruit qui me hante encore".
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Les Kouachi remontent et le cherchent. "Vous êtes où ?". "Pour moi, il ne fallait pas qu'ils trouvent Lilian. Il fallait le protéger. Alors je suis sorti et je suis retourné vers eux."
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(Pause dans le LT pour écrire un papier)
Michel Catalano est exfiltré avant son employé Lilian, encore caché à l'intérieur. "Pour moi c'était l'horreur totale, il allait peut-être mourir et j'étais vivant. J'avais le souffle coupé, je suis resté en apnée jusqu'à savoir qu'il était vivant."
#AttentatsJanvier2015
Puis est arrivé l'assaut, une minute qui lui a semblé durer une heure. "Quand j'ai entendu « cible neutralisée, otage vivant » , j'ai respiré. Enfin. Ce que j'avais voulu depuis le début arrivait enfin, Lilian était vivant."
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A 2h du matin, il retrouve enfin ses proches. "Je tremblais, je pleurais, je n’arrivais pas à parler. C’est comme ça que ma famille m’a récupérée, ma femme, mes enfants, ma sœur, mon frère."
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Quand sa femme découvre l'imprimerie détruite, placée sous scellés pendant trois semaines, elle s'évanouit. "C'était quatorze ans de travail acharné parti en fumée en une journée."
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Michel Catalano raconte l'après. "Aller dehors, c'était une épreuve. Sortir de mon lit, c'était une épreuve. Vivre en fait, c'était une épreuve. Pas être capable de dire trois mots à ses enfants sans pleurer, c'était très compliqué." À la barre, il sanglote.
#AttentatsJanvier2015
"Mon père est décédé en 2015. Il m'a dit "La plus belle chose que tu aies pu m'offrir, c'est de ne pas mourir avant moi". Michel Catalano est effondré, bouleversant.
#AttentatsJanvier2015
Lui qui a lutté toute sa vie pour monter son entreprise s'est battue pour la sauver, malgré les assureurs, les crédits qui se sont accumulés après les attentats, les dettes. "Je ne lâcherai pas, c'est ce qui me fait tenir."
#AttentatsJanvier2015
"On parle souvent de victimes directes, de victimes indirectes, de victimes par ricochet, d'instants brefs : voilà ce que ça fait les instants brefs". Il est en sanglots. Difficile de retenir nos larmes dans la salle.
#AttentatsJanvier2015
A la fin de sa déposition, Michel Catalano est resté en larmes, pétrifié au pupitre. Ses proches se massent autour de lui. Puis il marche vers l'entrée dans la salle et Lilian vient vers lui. Ils se serrent dans les bras pendant de longues minutes, en pleurs #AttentatsJanvier2015
C'est au tour de Lilian de déposer à la barre. Il travaillait en tant que graphiste dans l'imprimerie. Quand les terroristes arrivent, son chef Michel Catalano lui dit de se cacher pour le protéger.
#AttentatsJanvier2015
Il se précipite vers l'évier de la cuisine, ouvre la porte en dessous et se recroqueville. Il va rester dans cette boîte plus de 8h. La photo du meuble est projetée dans la salle. Minuscule, rempli d'objets. Lilian, à la barre, paraît encore plus immense.
#AttentatsJanvier2015
"J'ai entendu des pas se diriger vers moi. A ce moment là, j'ai eu peur, je me suis dit qu'ils inspectaient les pièces. Mon cœur s'est arrêté de battre. J'ai arrêté de bouger. Puis j'ai entendu les pas repartir et la porte de la pièce se refermer."
#AttentatsJanvier2015
"J'ai pensé à ma famille. J'ai pensé à Michel. (pleure en silence). Michel qui s'était sacrifié pour moi."
#AttentatsJanvier2015
"Je voulais prendre mon téléphone mais dans la position ds laquelle j'étais, je ne pouvais pas y accéder. J'ai entendu la rafale de tirs (contre les gendarmes primo-intervenants). Puis les terroristes revenir et chercher Michel, qui est alors sorti volontairement de sa cachette."
Les heures passent. Le téléphone de Lilian vibre. Ses proches sont morts d'inquiétude. "J'avais tellement peur que le bruit du téléphone me trahisse. Alors je m'étais mis dans une position pour qu'il ne touche pas le fond du meuble." #AttentatsJanvier2015
"J'ai entendu les hélicoptères. J'avais vu des reportages sur le GIGN. Nos murs, c'était du placo. Je me suis dit qu'en cas de tirs, ça allait transpercer les murs et nous tuer."
#AttentatsJanvier2015
Lilian parle doucement, lentement. La voix entrecoupée de sanglots. "Je pensais à l'après pour tenir le coup. Je me disais que j'allais demander ma femme en mariage. Parce que ça vaut le coup. Je me disais que j'allais voir plus mes parents. Parce que c'est important."
Lilian revient sur le moment le plus terrible de ce huis clos, quand l'un des Kouachi rentre dans la cuisine où il se terre. "Il a commencé à ouvrir les placards un par un, pour chercher de la nourriture. Il a ouvert les portes à côté de moi."
Il s'étrangle dans un sanglot.
"Puis il allume l'eau dans l'évier au dessus de moi. J'étais tétanisé. Mon cerveau était en pause. Mon cœur était en pause. C'était irreel. La serviette était sur la porte du meuble. S'il décidait de s'essuyer les mains, il m'aurait vu. Il ne l'a pas fait."
#AttentatsJanvier2015
Pendant l'assaut, il se recroqueville encore plus. Puis finit par sortir. "Je n'avais plus de jambes, j'ai dû ramper sur les premiers mètres."
Il retrouve ses proches, s'effondre. Et pleure en le racontant aujourd'hui à la barre.
#AttentatsJanvier2015
Les jours d'après, il décrit les médias devant chez lui, les inconnus qui le contactent, qui le reconnaissent dans la rue. "Tout le monde savait tout de mon intimité, de l'épreuve la plus difficile que j'avais vécue dans ma vie. Moi je ne voulais pas, je voulais être tranquille."
Lilian restera enfermé quatre mois chez ses parents. "Je me suis réfugié dans les jeux vidéo. Avant d'aller me coucher, je vérifiais sept fois ma porte. Je ne prends plus les transports en commun. J'ai peur dans plein d'endroits. Ça fait cinq ans et c'est toujours là."
C'est ce qui lui fait le plus mal, devoir vivre amputé de cette insouciance d'avant. "C'est un sujet tabou. On n'en parle jamais. Mais c'est là." Il a essayé de retourner travailler dans l'entreprise de Michel Catalano. Impossible. "Je sursautais tout le temps", dit-il.
La suite ici, à cause d'une fausse manip :

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