Ceux qui se revendiquent écolos, ont la fâcheuse tendance d'abuser d'une forme de complotiste lorsqu'ils sont confronté à des arguments qui s'opposent à leurs convictions.
Pour cela c'est très facile, il suffit d'insinuer que ces idées sont insufflées par un de leurs ennemis.
C'est exactement ce que fait Matthieu Orphelin en insinuant que les propos de Phillipe Lecompte servent la cause de l'entreprise BASF.
Pour une telle accusation on s'attendrait à un minimum de preuve.
Rien de cela ici, il suffit d'insinuer le lien et de terminer par #Lobby
Alors, il faut aller voir soit même !
On constate assez rapidement que BASF est bien un partenaire de l'asso Biodiversité pour les abeilles que préside Philippe Lecompte, en fait 1 partenaire parmi 20 ! reseau-biodiversite-abeilles.fr
Du coté de chez BASF, le partenariat est aussi parfaitement assumé, il s'agit clairement d'établir des synergies entre les agriculteurs et les apiculteurs.
On apprend au passage que BASF a développé une solution de lutte contre le varroa.
→ agro.basf.fr/fr/agroecologi…
✅ On doit donc reconnaître qu'il existe un lien d'intérêt entre Philippe Lecompte et BASF
Est-ce que cela suffit à prouver qu'il manipule pour servir les intérêts de BASF ? 🤔
1⃣ il faudrait montrer que ce qu'il dit n'est pas conforme aux faits scientifiques.
✅ Il dit que les abeilles peuvent très bien cohabiter avec des betteraves traitées aux NNi, ce qui semble être le cas avec l'étude agrapi qu'il cite : symbiose-biodiversite.com/lanses-en-sort…
✅ Il minimise ensuite les risque en disant que l'étude de l'INRA qui prétendait démontré un risque réel avait en fait utilisé une dose 10 fois plus importante que celle rencontrée en conditions réelles. Cela semble attesté dans cet article: pseudo-sciences.org/Les-abeilles-v…
✅ Il indique par la suite que le rôle des pesticides est marginal parmi les différentes causes d'effondrement des ruches, et cela semble tout à fait exact: france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone…
2⃣ Il faudrait aussi démontrer que BASF ait intérêt à la manipulation.
Sauf que BASF ne commercialise aucun néonicotinoïde destiné aux betteraves. D'ailleurs il n'en a pas développé un seul !
Les producteurs de NNi, sont ses concurrents :Bayer, Syngenta, Sumito, Soda, et Mitsui.
BASF ne commercialise actuellement qu'un seul insecticide destiné aux betteraves le Mageos, et c'est un produit de la classe des pyréthrinoïdes qui n'est même pas destiné à lutter contre les pucerons
M. Orphelin accuse M. Lecompte de manipuler l'opinion en service commandé pour BASF, sauf que comme on vient de le voir:
1⃣ ses propos sont conformes au consensus sur le sujet
2⃣ BASF n'a manifestement aucun intérêt à voir les NNi ré-introduit pour les betteraves.
On assiste donc ici à une insinuation malveillante et gratuite, qui semble faire sens à priori, mais qui s’effondre complètement si on prend le temps de l'évaluer un peu (merci Brandolini).
Perso je trouve ça assez sale comme façon de faire de la politique 🤮
Poke @RBAbuzz
Le tweet initial
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Je trouve ça dingue comment @EDelbourg s'exprime avec autant d'assurance tout en racontant autant de ̶c̶o̶n̶n̶e̶r̶i̶e̶s̶ erreurs.
À peu près tout ce qu'elle dit sur le sujet est faux 🤦♂️
❌ Prélever l'hiver dans la nappe pour pouvoir irriguer l'été est pertinent là où les nappes ont peu de capacité et d'inertie.
C'est précisément le cas autour du marais Poitevin, ce qui explique que le principe y est pertinent, et pas forcément ailleurs.
→ sigespoc.brgm.fr/spip.php?artic…
❌ l'évaporation représente 10 à 20% du volume
→ en pratique, on observe plutôt entre 3 et 4% pour les réserves voisines de Vendée, et pour 2022 qui préfigure l'avenir du réchauffement climatique, on atteint tout juste 6%
Sur ce point, je suis en désaccord. Vous liez explicitement le sujet des réserves de substitution avec la situation Espagnole.
À mon humble avis ce n'est pas pertinent pour plusieurs raisons, mais vous ne manquerez pas de me corriger si je me trompe.
1- La gestion de l'eau et de l'irrigation en Espagne n'a pas grand chose à voir avec ce que l'on fait dans le Poitou.
L'Espagne mobilise 19.2% de sa ressource en eau, pour l'irrigation et continu de l'augmenter, contre 1.5% en France.
2- Il y a aussi une différence énorme sur la gouvernance. En Espagne ce sont les confederacions hidrographicas, qui jouent à la fois le rôle de comités de bassin, de planificatrice, de maître d'ouvrage et de gestionnaire de la ressource. Et avec des priorités ≠ de la France.
Sincèrement la discussion serait nettement plus agréable si: 1- Factsory ne m’avait pas bloqué 🤷♂️ 2- Si il ne commençait pas son thread en jetant l’anathème sur nous 3- Si son argumentation relevait d’autre chose qu’un hareng fumé
Je suis d’accord sur le fait que l’importance relative de l’évaporation n’éteint pas le risque de mal-adaptation, mais je ne vois vraiment pas où quelqu’un aurait prétendu le contraire.
Et surtout il me semble que le point précis de l’évaporation était assez mal traité, raison pour laquelle j'ai trouvé judicieux de partager mon travail d’investigation. Mais je pense qu'il est assez clair que mon fil ne traite que ce point précis.
THREAD
Sur l’évaporation dans les ̶b̶a̶s̶s̶i̶n̶e̶s̶ réserves de substitution.
On entend tout et surtout n’importe quoi sur ce sujet. Quelle est la vraie part de l’évaporation, et pourquoi presque tout le monde se trompe (sauf moi 🤓).
À l’intérieur de la controverse des bassines/réserves de substitution, un argument revient de façon récurrente, c’est le gaspillage d’eau perdu par évaporation. Comme souvent dans ce genre de polémique, on trouve des chiffres assez éloignés entre les promoteurs et les opposants.
Pour ces derniers c’est souvent la fourchette 20-60 % de pertes annuelles qui est avancée, alors que la coop de l’eau la juge assez négligeable de l’ordre de 3-4 %. On voit bien que les chiffres avancés sont incompatibles.
Je partage donc mes propres recherches sur ce sujet.
Ce matin dans le journal de 7h de @franceinter , @AFeuga donne la parole à @NicolasGirod3, futur-ex secrétaire général de la @ConfPaysanne.
Comme d'habitude il nourrit l'opposition entre les agricultures bio et conventionnelle en proférant une grosse énormité.
Le passage commence à 10"20s, je vous mets ma transcription: radiofrance.fr/franceinter/po…
« Aujourd’hui en France les niveaux de production en blé conventionnel plafonnent voir diminuent. Parce que à force d’arroser de produits chimiques, le terrain n’arrive pas à produire plus. .../
..../ Si on passe à une agriculture sans chimie, on peut retrouver un sol qui produit autant voir plus dans les années qui viennent, alors que l’agriculture conventionnelle pourrait se heurter à des diminutions dues à un appauvrissement des sols.»