Aujourd’hui je vais tenter de vous expliquer les grades à la SNCF en utilisant les grades militaires.
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Chez nous on aime bien utiliser des acronymes. Beaucoup d’acronymes. Et pour les grades aussi.
DPX - DUO - DET - CTT ...
Je vais essayer de vulgariser ça au maximum.
On va commencer par les soldats de bases.
C’est l’immense majorité des cheminots.
Aiguilleurs, guichetier, agents de la voie, agents en atelier...
Il existe un nombre énorme d’acronyme pour chaque métier, je ne pourrais vous les citer tous.
A peu près 101.000 soldats de base constitue les forces vives de l’armée sncf.
(sans les conducteurs, on va en parler plus tard).
Il y a ensuite le DPX (le sergent).
C’est le chef de base mais Ô combien essentiel aux rouages de la mécanique.
C’est simple, il fait tout, court partout, reçoit des ordres contradictoires, et se démerde toujours pour ses hommes.
Le DPX (Dirigeant de Proximité).
Parfois le DPX en a marre, mais il aime son boulot donc il fait le taf. Il doit souvent composer avec le manque de moyen et des effectifs en soldats réduit.
Mais à la fin c’est toujours lui qui trouve la solution.
On a ensuite le DUO (Dirigeant dUnite Opérationnelle).
C’est notre capitaine à nous.
Il compte beaucoup sur ces sergents pour guider les soldats vers le lieu de la bataille.
Comme dans l’armée, un DUO commande entre 100 et 200 soldats (ça dépend du champs de bataille).
Ensuite vient le DET (Directeur d’établissement).
C’est notre colonel.
Comme le vrai colonel, il compte beaucoup sur ces sergent et ses capitaines pour la victoire.
Un bon colonel est respecté de ses hommes (enfin quand il le voit souvent).
Car parfois le colonel est souvent en réunion ou en téléconférence toute le journée avec les généraux.
« Mirabelle appelle Églantine »
Parois le colonel envoie des adjudants embêter les sergents.
Chez nous on appelle ça le « Pôle Sécu ».
Très procédurier mais essentiel pour vérifier que l’armement nous petera pas à la gueule.
1/ Le « temps ferroviaire » est un temps très long.
C’est une industrie qui doit voir loin, anticiper sur des années, investir beaucoup, et pour durer. Ça a toujours été comme ça.
L’Espagne a une série de TGV (les « Avril », fabriqués par le constructeur national Talgo) qui sont un échec industriel.
2/ La conséquence est que l’état espagnol a besoin de TGV pour les remplacer.
Sauf que, en Europe, les constructeurs ont déjà des carnets de commande pas mal rempli.
Et ils ont aussi des difficultés à respecter les délais.
3/ Pleins de facteurs expliquent cela: difficulté de recrutement, sous traitants à la peine, marché européen atomisé en une myriade d’opérateurs.
Aujourd’hui, on fabrique des trains par centaines d’unités seulement. Pas comme une série de voitures à 10.000 exemplaires.