Il y a fort longtemps un exercice du lieu dans une immense zone chimique en France.
Il y eu juste un petit détail à la fin qui tua le game.
Thread.⤵️⤵️⤵️
C’était un exercice énorme, avec de nombreux pompiers, des véhicules spéciaux, des kilomètres de tuyaux.
L’exercice était prévu depuis longtemps. Tout était bien planifié.
(Images non contractuelles).
Le sujet du jour: fuite de gaz. Pas une petite, une grosse.
Une cuve géante sensée avoir perdu tout son gaz.
On a même coupé l’autoroute à côté, comme en vrai.
Priorité est donné aux véhicules de secours.
Toutes les usines autour jouent le jeu.
Elles font partie de l’exercice et on stoppé leurs productions.
Tout ça pour éviter la moindre étincelle.
Ça serait fâcheux avec la fuite de gaz.
Pour le coup, le préfet du département est présent ainsi que de nombreux journalistes. Télé, journaux, radio, la totale.
Il explique le thème de l’exercice. Et insiste surtout sur le fait que l’autoroute est fermé pour éviter le moindre moteur qui pourrait générer une étincelle.
C’est à ce moment là, en plein interview, qu’un TGV passe sur la voie ferrée à côté.
Et par ce froid jour d’hiver, son pantographe crachait sévère.⚡️⚡️⚡️
Tout le monde avait été prévenu.
Sauf la compagnie ferroviaire nationale.
Tout avait été prévue, enfin presque tout.
Ça sert aussi à ça les exercices.
Se tromper pour mieux réussir en vrai.👍
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1/ Le « temps ferroviaire » est un temps très long.
C’est une industrie qui doit voir loin, anticiper sur des années, investir beaucoup, et pour durer. Ça a toujours été comme ça.
L’Espagne a une série de TGV (les « Avril », fabriqués par le constructeur national Talgo) qui sont un échec industriel.
2/ La conséquence est que l’état espagnol a besoin de TGV pour les remplacer.
Sauf que, en Europe, les constructeurs ont déjà des carnets de commande pas mal rempli.
Et ils ont aussi des difficultés à respecter les délais.
3/ Pleins de facteurs expliquent cela: difficulté de recrutement, sous traitants à la peine, marché européen atomisé en une myriade d’opérateurs.
Aujourd’hui, on fabrique des trains par centaines d’unités seulement. Pas comme une série de voitures à 10.000 exemplaires.