Vous croyez voir un quai d’une petite gare de Dordogne, mais sur cette photo se cache une magnifique petite légende ferroviaire.
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Nous sommes à la gare de Belves en plein Périgord noir.
Aujourd’hui c’est une modeste halte ferroviaire sur la ligne Perigueux Agen.
Belves eu la chance d’avoir pour maire de 1904 à 1942 un personnage haut en couleur.
Mr André Déjean de Fonroque. Et ce notable local réussit à avoir aussi quelques bons postes à la capitale.
Il fut adjoint de ministre (des transports).
Et surtout il fut administrateur des Chemins de Fer de l’état.
C’était une des compagnies qui existait avant la SNCF, et qui irriguait le grand ouest de la France.
A ce titre il avait une voiture de chemin de fer de première classe aménagée rien que pour lui.
(Photo non contractuelle).
Pour la petite histoire, ce monsieur avait une très haute estime de lui même.
Aujourd’hui on pourrait dire qu’il avait un mega melon.
Le boulard de première.
Les chevilles qui gonfle.
Bref, il se prenait pas pour de la merde.
Et malgré le fait que son réseau ne desservait pas la gare de Belves (qui appartenait au réseau du Paris Orléans P.O.) , sa voiture personnelle était rattachée au train direct de Paris à Agen.
1/ Le « temps ferroviaire » est un temps très long.
C’est une industrie qui doit voir loin, anticiper sur des années, investir beaucoup, et pour durer. Ça a toujours été comme ça.
L’Espagne a une série de TGV (les « Avril », fabriqués par le constructeur national Talgo) qui sont un échec industriel.
2/ La conséquence est que l’état espagnol a besoin de TGV pour les remplacer.
Sauf que, en Europe, les constructeurs ont déjà des carnets de commande pas mal rempli.
Et ils ont aussi des difficultés à respecter les délais.
3/ Pleins de facteurs expliquent cela: difficulté de recrutement, sous traitants à la peine, marché européen atomisé en une myriade d’opérateurs.
Aujourd’hui, on fabrique des trains par centaines d’unités seulement. Pas comme une série de voitures à 10.000 exemplaires.