La question du jour:
Pourquoi il n’y a pas de ceinture de sécurité dans les trains ?
Dans une voiture où dans un avion, il y a une ceinture de sécurité. Mais pas dans un train?
Pourquoi?
Tout d’abord, les ceintures des avions et des bagnoles ne répondent pas à la même situation.
Dans une voiture elle vous sauve la vie en cas de crash.
Dans un avion, elle vous sauve « rarement » la vie en cas de crash.😁
Dans les avions c’est plutôt en cas de turbulences.
La photo floue que vous voyez est une hôtesse de l’air envoyée au plafond suite à un trou d’air.
La ceinture vous « retient » au siège. C’est son but.
Dans un train, rien de tout ça.
Les trous d’air sont inexistants, et les crashs, on en a, mais très très très peu.
En probabilité c’est super faible de vivre un accident de train dans sa vie. Même pour un cheminot.
Le législateur n’a donc pas prévu de ceinture de sécurité pour les trains (même nous les conducteur on n’en a pas).
Et je ne connais aucun train dans le monde qui en possède.
Car même si le risque zéro n’existe pas, il y a de fortes chances que les clients ne les mettent pas.
(Il n’y a qu’à voir les hôtesses devant faire le rappel dans les avions).
Idem sur les bus de ville, mais les autocars longue distance doivent en avoir eux.
Le bus de ville va trop lentement et les passagers montent et descendent souvent.
Par contre l’autocar roule plus vite et plus loin. CQFD.
Si malgré tout vous avez peur des crashs de train (ça arrive), alors voyagez dos au sens de marche du train.
Le siège fait une excellente ceinture de sécurité « a l’envers ».
Comme les siège bébé premier âge.
Voilà, c’était la réponse à la question du jour.
En préparant ce thread, j’ai découvert que l’on peut porter une vrai ceinture d’avion en guise de ceinture à pantalon.
Ce monde m’étonnera toujours.😄
1/ Le « temps ferroviaire » est un temps très long.
C’est une industrie qui doit voir loin, anticiper sur des années, investir beaucoup, et pour durer. Ça a toujours été comme ça.
L’Espagne a une série de TGV (les « Avril », fabriqués par le constructeur national Talgo) qui sont un échec industriel.
2/ La conséquence est que l’état espagnol a besoin de TGV pour les remplacer.
Sauf que, en Europe, les constructeurs ont déjà des carnets de commande pas mal rempli.
Et ils ont aussi des difficultés à respecter les délais.
3/ Pleins de facteurs expliquent cela: difficulté de recrutement, sous traitants à la peine, marché européen atomisé en une myriade d’opérateurs.
Aujourd’hui, on fabrique des trains par centaines d’unités seulement. Pas comme une série de voitures à 10.000 exemplaires.