#Curiosité Voici une plaque commémorative romaine pour un chien au Ier siècle après J.-C.
« J'avais l'habitude de m'allonger sur les genoux moelleux de mon maître [...] maintenant j'ai été vaincu par la mort et la terre m'a recouvert sous ce petit morceau de marbre. »
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On y lit aussi :
« La Gaule m'a donné ma naissance [...] J'ai été entraîné à courir hardiment à travers des forêts et à chasser des bêtes sauvages dans les collines sans jamais être tenues par des chaînes ni à endurer des coups cruels sur mon corps blanc comme neige. » 2/3
De nombreuses pierres tombales pour chiens de compagnie ont survécu à l'époque romaine, mais aucune n'est aussi élaborée et détaillée que celle-ci.
Le poème est écrit en vers, comme s'il était prononcé par "Margarita", une chienne de Gaule. 3/5
Dans l'Antiquité, un certain type de chien était à la fois prisé comme chien de chasse et comme animal de compagnie.
Le poème montre l'importance que Margarita a joué dans la vie de son propriétaire. Il y a de nombreuses références à Ovide (Art de l'amour et de la beauté). 4/5
Les informations de ce fil proviennent du British Museum.
L'illustration choisie pour accompagner le texte est une statue en marbre d'un chien (molosse). Il s'agit d'une copie romaine du IIe siècle après J.-C. à partir d'un original en bronze hellénistique. #Animaux
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L’extraordinaire voyage d’un Perse.
Au XIXe siècle, le Shah de Perse parcourt l’Europe et note ce qu’il voit : trains, villes, musées, parlements, mœurs.
Ce récit étonnant offre un regard oriental sur la modernité occidentale.🔽
En 1873, Nāṣer al-Dīn Shāh parcourt l’Europe et consigne ses observations dans un journal personnel. Dès les frontières, le choc culturel est immédiat :
« Quelle différence le Créateur a placée entre ces deux pays ! L’esprit s’y perd. »
La technique l’impressionne et retient immédiatement son regard. Sur les chemins de fer, il note simplement :
« Cela fut pour nous une source d’émerveillement. De nombreuses lignes de chemin de fer sont tracées dans toutes les directions. »
Ils connaissaient les risques : la potence ou le massacre.
En 1524-1525, le Saint-Empire romain germanique connaît l’un des plus grands soulèvements populaires de l’Europe pré-industrielle : la guerre des Paysans.
Près de 300 000 insurgés, un phénomène sans précédent. 🔽
Le soulèvement s’étend sur un espace immense : Souabe, Franconie, Thuringe, Alsace, Palatinat, Tyrol, Salzbourg.
Le mouvement ne naît pas d’un cas isolé mais d’une accumulation : pression fiscale croissante, durcissement du servage, transformation du droit coutumier, etc.
La Réforme protestante joue un rôle décisif comme catalyseur idéologique.
La diffusion des écrits de Luther, puis leur lecture populaire, permet de formuler les revendications sociales en termes religieux.
Que pensaient les Chinois du XVIIIᵉ siècle des Européens ?
Ils les décrivent comme un peuple de marchands riches aux coutumes singulières, où les femmes seraient très estimées et le mariage fondé sur l’affection.
Regard chinois saisissant sur l’Occident. 🔽
La source est un manuscrit illustré du XVIIIᵉ siècle, le Huang Qing Zhigong Tu, vaste inventaire impérial des « peuples tributaires ».
Chaque groupe y est décrit en chinois et en mandchou, accompagné d’une paire de portraits stylisés destinés à identifier les étrangers.
Les auteurs chinois décrivent les Européens par leurs traits physiques : peau très blanche, nez proéminent, yeux bleu-vert, cheveux dissimulés sous des perruques.
Ces caractéristiques deviennent des marqueurs ethniques pour identifier un groupe rarement observé directement.
Quand l'égyptologue Auguste Mariette pénètre dans le Sérapeum de Saqqarah, en 1851, il n'en croit pas ses yeux.
Il découvre le célèbre « Scribe accroupi » dans un état de conservation remarquable (vers 2600 - 2350 avant J.-C.)
Fil sur les découvertes de Mariette. 🔽
« À l'ouest, noyées dans la poussière d'or et de feu du soleil couchant, se dressaient les Pyramides. Le spectacle était grandiose. »
C’est dans ces paysages fascinants qu’Auguste Mariette, mû par un vif intérêt pour cette culture, fit ses premières explorations en Égypte.
Né le 21 février 1821, Auguste Mariette est issu d’un milieu modeste. C’est au musée local, devant une momie égyptienne enfermée dans un double sarcophage, qu’il développe une vive passion pour l’Égypte ancienne.
Les peintures hiéroglyphiques le fascinent profondément.
C'est l'une des plus grandes défaites de l'histoire de France : Azincourt, le 25 octobre 1415.
10 à 15 000 hommes de l'armée royale, sous le commandement du connétable de France, échouent face aux troupes du roi d'Angleterre, Henry V. Autopsie d'un revers historique. [1/12]
Sur une plaine détrempée par l’automne, au cœur d’une contrée froide et hostile, s'écrit l’un des chapitres les plus sombres du royaume.
D’un côté, la puissante armée française sous le commandement de Charles d'Albret, forte de milliers de chevaliers, l’honneur de l'ost français ; de l’autre, un roi d’Angleterre, Henry V et ses redoutables archers. Et jour-là, comme on le pensait vertement à l'époque, Dieu choisira son camp. [2/12]
À l'issue de ce bref affrontement, 6 000 chevaliers français, autrement dit la fine fleur de la chevalerie, tomberont sous le sifflement mortel des flèches anglaises.
« Le royaume de France est une nef qui menace de sombrer », disait le grand orateur Jean de Courtecuisse, après la bataille d'Azincourt. [3/12]
Le Saint Empire romain germanique, un cas unique dans l'histoire des empires. 🔽
Quand Charles Quint meurt, le 21 septembre 1558, l'entité décentralisée était décrite comme un « empire en miettes », très difficile à gouverner.
Fil sur ce singulier espace géographique. [1/15]
Empire fragmenté, composé de centaines de duchés, de comtés, de villes libres et d'autres principautés ; il s'agit d'un casse-tête juridique et territorial.
Mais au départ est le sacre. L'entité prend forme le 2 février 962, lorsque Othon Ier est couronné empereur. 2/15
Pourtant, si on parle de « Saint Empire romain germanique » (Heiliges Römisches Reich), ce nom sera adopté en réalité bien plus tard, au XVe siècle, sous le règne de Frédéric III. 3/15