Je vous propose une recette exceptionnelle mesdames et messieurs.
Le fameux SANDWICH SNCF version 1990, un incontournable de notre histoire culinaire française.
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L’important étant bien sûr d’avoir un bon pain.
C’est l’ingrédient principal, vous devez donc le choisir avec soin.
Fabriqué avec des farines solides, qui tiennent aux corps.
Car le voyage en train peut durer longtemps.
Il faut donc qu’avec un seul sandwich, on puisse tenir plusieurs heures.
Coupez le en deux dans le sens de la longueur.
Ne sous estimez pas cette étape importante.
Cela aére la mie du pain qui n’est pas encore tout à fait sèche.
Deuxième ingrédient. Un fromage de nos régions, ici un Chedar de Anvers.
Faites très attention à son épaisseur! Sinon, vous pouvez couler le budget!
Visez le 0,5 mm maximum.
Viens le jambon. Ici une épaule de cochon élevé avec amour dans une stabulation bretonne.
Cuit à l’étouffé dans un bouillon d’aromates et d’antibiotiques.
Pareil que précédemment, faite gaffe à l’épaisseur.
Ne dépassez pas 10 grammes de viande pour 100 grammes de pain, on a des normes à respecter.
Refermer le tout.
N’oubliez pas que le sandwich doit pouvoir être manipuler dans tout les sens. Et voyager loin.
Voilà, vous avez un magnifique sandwich Sncf de 1990.
Vous pouvez épater vos amis, et accessoirement les faire payer, y’a pas de petits profits.
Demain, un thread sur une canette de coca.
Préparer vos cartes bleus. J’ai quelques numéros à vous demander.
👍
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1/ Le « temps ferroviaire » est un temps très long.
C’est une industrie qui doit voir loin, anticiper sur des années, investir beaucoup, et pour durer. Ça a toujours été comme ça.
L’Espagne a une série de TGV (les « Avril », fabriqués par le constructeur national Talgo) qui sont un échec industriel.
2/ La conséquence est que l’état espagnol a besoin de TGV pour les remplacer.
Sauf que, en Europe, les constructeurs ont déjà des carnets de commande pas mal rempli.
Et ils ont aussi des difficultés à respecter les délais.
3/ Pleins de facteurs expliquent cela: difficulté de recrutement, sous traitants à la peine, marché européen atomisé en une myriade d’opérateurs.
Aujourd’hui, on fabrique des trains par centaines d’unités seulement. Pas comme une série de voitures à 10.000 exemplaires.