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Jun 4, 2022 ‱ 6 tweets ‱ 2 min read ‱ Read on X
Unbelievable.... The Queen👑 having teađŸ«– with Paddington 🧾 for the #JubileeCelebration ! 😍
- Tea ?
- Never mind !
- So do I... I keep mine in here... for later !
- That's very kind !

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Dec 25, 2025
La sĂ©quence de cette interview de Margaret Thatcher frappe par sa clartĂ© conceptuelle autant que par son actualitĂ©. InterrogĂ©e sur la place du consensus en dĂ©mocratie, l’ancienne PremiĂšre ministre britannique rĂ©cuse sans dĂ©tour l’idĂ©e selon laquelle la dĂ©mocratie aurait pour finalitĂ© l’accord unanime. La dĂ©mocratie, affirme-t-elle, n’est pas la recherche du consensus, mais l’expression d’un choix politique Ă©clairĂ©, rendu possible par la confrontation explicite de visions adverses.

Cette prise de position, souvent mal comprise ou caricaturĂ©e, mĂ©rite pourtant d’ĂȘtre replacĂ©e dans une rĂ©flexion plus large sur la nature du politique et sur l’évolution contemporaine de nos dĂ©mocraties libĂ©rales, dĂ©sormais de plus en plus affaiblies.

Le consensus comme horizon ou comme illusion ?

Depuis plusieurs dĂ©cennies, une partie importante de la pensĂ©e politique et de la pratique gouvernementale en Occident tend Ă  faire du consensus non plus un rĂ©sultat contingent du jeu dĂ©mocratique, mais son objectif normatif. InspirĂ©e Ă  la fois par la recherche de stabilitĂ© sociale, par la technocratie managĂ©riale et par une mĂ©fiance croissante Ă  l’égard du conflit, cette vision considĂšre le dĂ©saccord comme un dysfonctionnement Ă  corriger plutĂŽt que comme une ressource Ă  organiser.

Or, comme l’ont montrĂ© des penseurs aussi diffĂ©rents que Max Weber, Carl Schmitt ou Hannah Arendt, le conflit n’est pas un accident de la dĂ©mocratie : il en est la condition mĂȘme. Toute sociĂ©tĂ© politique est traversĂ©e par des visions du monde concurrentes, irrĂ©ductibles Ă  une vĂ©ritĂ© unique, car elles reposent sur des hiĂ©rarchies de valeurs, des conceptions du bien commun et des reprĂ©sentations anthropologiques distinctes.

Faire du consensus l’horizon indĂ©passable de la dĂ©mocratie revient dĂšs lors Ă  nier cette pluralitĂ© constitutive.

Thatcher : conflit, décision et responsabilité ?

C’est dans ce cadre que l’intervention de Margaret Thatcher prend tout son sens. Loin de prĂŽner un unanimisme autoritaire, elle dĂ©fend une conception exigeante de la dĂ©mocratie : celle oĂč les citoyens sont confrontĂ©s Ă  des alternatives claires, portĂ©es par des projets cohĂ©rents, et appelĂ©s Ă  trancher.

La dĂ©mocratie, dans cette perspective, n’est pas la neutralisation des dĂ©saccords, mais leur mise en forme intelligible. Elle suppose le courage de nommer les divergences, de les assumer publiquement et de les soumettre au jugement populaire. Le choix majoritaire ne fait pas disparaĂźtre l’opposition ; il la rend lĂ©gitime tout en permettant l’action.

Cette vision entre en tension apparente avec le cĂ©lĂšbre slogan "There Is No Alternative" souvent associĂ© Ă  la PM britannique. Mais ce paradoxe est plus apparent que rĂ©el. Thatcher n’a cessĂ© de produire de l’alternative dans l’espace du dĂ©bat politique ; elle affirmait simplement qu’une fois la dĂ©cision dĂ©mocratique prise, la responsabilitĂ© gouvernementale exigeait cohĂ©rence et continuitĂ©. Autrement dit : pluralisme avant la dĂ©cision, autoritĂ© aprĂšs le choix.

De la démocratie conflictuelle à la démocratie morale ?

La portĂ©e contemporaine de cette interview apparaĂźt avec d’autant plus de force que nos sociĂ©tĂ©s semblent aujourd’hui traversĂ©es par une peur croissante de l’affrontement idĂ©ologique. Le dĂ©bat politique tend Ă  ĂȘtre reformulĂ© en termes moraux ou cognitifs : d’un cĂŽtĂ© la raison, la science, la modernitĂ© ; de l’autre les prĂ©tendues erreurs, la dĂ©sinformation, l’irrationalitĂ©.

Ce glissement est lourd de consĂ©quences. En substituant Ă  l’opposition entre visions du monde une opposition entre vĂ©ritĂ© et mensonge, on dĂ©lĂ©gitime l’adversaire politique comme interlocuteur lĂ©gitime. Le conflit n’est plus dĂ©battu, il est disqualifiĂ©. La dĂ©mocratie cesse alors d’ĂȘtre un espace de choix pour devenir un dispositif de correction des dĂ©viances.

Cette logique unanimiste, souvent justifiĂ©e au nom du « vivre ensemble », repose paradoxalement sur une fiction : celle d’une sociĂ©tĂ© fondamentalement d’accord sur l’essentiel. Or l’histoire politique comme la sociologie contemporaine montrent que le pluralisme des valeurs n’est pas une pathologie Ă  rĂ©sorber, mais une rĂ©alitĂ© durable Ă  gouverner.

La noblesse du dissensus !

Ce que rappelle, avec une sobriĂ©tĂ© presque pĂ©dagogique, cette intervention de Margaret Thatcher, c’est une vĂ©ritĂ© souvent oubliĂ©e : le conflit politique peut ĂȘtre noble lorsqu’il est assumĂ©, argumentĂ© et institutionnalisĂ©. Il permet la clarification des enjeux, la responsabilisation des acteurs et la maturation du jugement citoyen.

Admettre l’existence de visions du monde incompatibles ne condamne pas au chaos ; c’est au contraire reconnaĂźtre la dignitĂ© du politique comme espace de dĂ©libĂ©ration et de dĂ©cision. Refuser cet affrontement au nom d’une harmonie factice, c’est risquer de dĂ©placer les conflits hors du champ dĂ©mocratique, lĂ  oĂč ils deviennent plus violents et moins contrĂŽlables.

En ce sens, cette interview dĂ©passe largement le cadre d’un tĂ©moignage historique. Elle constitue une invitation Ă  repenser la dĂ©mocratie non comme la nĂ©gation du dĂ©saccord, mais comme l’art difficile et courageux de le rendre fĂ©cond.
Dit en d'autres termes, la mise en conflit assumĂ©e des visions du monde dans l’espace de la reprĂ©sentation politico-mĂ©diatique constitue sans doute l’un des moyens les plus efficaces de prĂ©venir leur transposition brutale dans l’espace social rĂ©el, oĂč elles prennent la forme de tensions diffuses, de radicalisations identitaires et, dans les cas extrĂȘmes, de dynamiques prĂ©-insurrectionnelles. Lorsque le conflit est symbolisĂ©, argumentĂ© et institutionnalisĂ©, il devient un facteur de pacification ; lorsqu’il est niĂ© ou refoulĂ© au nom d’une harmonie factice, il tend Ă  resurgir sous des formes bien plus violentes.

À cet Ă©gard, les institutions gaulliennes de la VĂšme RĂ©publique ont prĂ©cisĂ©ment Ă©tĂ© conçues pour rendre possible cette conflictualitĂ© symbolique ordonnĂ©e : en organisant la confrontation des projets politiques et des visions du monde alternatives dans l'Ă©lection au suffrage universel direct du PrĂ©sident de la RĂ©publique, en permettant la dĂ©cision claire et en assurant la continuitĂ© de l’État, elles visaient Ă  transformer le dissensus en moteur de stabilitĂ© plutĂŽt qu’en ferment de dissolution. C’est cette capacitĂ© Ă  canaliser le conflit, et non Ă  l’abolir, qui fonde leur fonction pacificatrice.

À l’inverse, l’idĂ©ologie contemporaine du « vivre ensemble », lorsqu’elle se mue en injonction unanimiste refusant l’expression des dĂ©saccords fondamentaux, risque paradoxalement de prĂ©parer ce qu’elle prĂ©tend conjurer. En disqualifiant l’affrontement politique au nom d’une concorde abstraite et naĂŻve, elle ouvre la voie Ă  une conflictualisation souterraine, non mĂ©diatisĂ©e et non maĂźtrisĂ©e, qui constitue bien souvent le prodrome aux fractures les plus irrĂ©versibles.
Cf. Héraclite, Aristote et Thucydide... jusqu'à Jacques RanciÚre, Norbert Elias et Raymond Aron qui approfondissent ces sujets.
A l'inverse, le concept de "polarisation" apparait comme un outil idéologique de délégitimation des oppositions et des dissensus, servant objectivement les forces du statu quo. La science politique (sic) en important ce concept de "polarisation" du marketing et de la psychologie, a en réalité importé une pathologisation idéologique du conflit démocratique, qui constitue un instrument de dépolitisation au service du consensus technocratique.
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Dec 24, 2025
Qu'est ce que c'est que cette entreprise de lobbying dĂ©sinformatif de cette association qui veut imposer dans les mĂ©dias la propagande anti-science des riches lobbies des Ă©nergies intermittentes ? đŸ€” Image
Analyse rationnelle des affirmations citées dans l'Infographie de Quota Climat :

L’infographie publiĂ©e par Quota Climat prĂ©sente comme des « narratifs de dĂ©sinformation » plusieurs affirmations critiques Ă  l’égard des Ă©nergies renouvelables intermittentes (EnRi), en particulier l’éolien et le solaire, sur la base d’une analyse de contenus mĂ©diatiques diffusĂ©s en France entre janvier et aoĂ»t 2025.
Une lecture attentive des rapports institutionnels de rĂ©fĂ©rence, notamment ceux de RTE, de la Cour des comptes, du SĂ©nat, de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et de la Commission europĂ©enne, montre toutefois que nombre de ces affirmations reposent sur des constats techniques et Ă©conomiques objectivement documentĂ©s. Leur disqualification globale comme « dĂ©sinformation » apparaĂźt donc discutable sur le plan scientifique. Reprenons certaines des affirmations visĂ©es et contrairement Ă  une vision biaisĂ©e, ces points reposent sur la physique des systĂšmes Ă©lectriques, l'Ă©conomie Ă©nergĂ©tique et l'analyse industrielle.

1. « Les énergies renouvelables font exploser le prix de l'électricité »
L’affirmation selon laquelle « les Ă©nergies renouvelables intermittentes font exploser le prix de l’électricitĂ© » est souvent formulĂ©e de maniĂšre excessive. Toutefois, elle s’appuie sur un constat fondamental reconnu par RTE : le coĂ»t pertinent d’un systĂšme Ă©lectrique ne se limite pas au coĂ»t de production unitaire (LCOE), mais inclut l’ensemble des coĂ»ts systĂ©miques nĂ©cessaires Ă  son fonctionnement.

Dans Futurs Ă©nergĂ©tiques 2050, RTE distingue explicitement les coĂ»ts de production des coĂ»ts de rĂ©seau, de flexibilitĂ©, de stockage, de back-up pilotable, de rĂ©serves de puissance et d’interconnexions. Ces coĂ»ts augmentent de façon non linĂ©aire avec la part des EnRi variables. RTE montre que, Ă  hypothĂšses de demande comparables, les scĂ©narios comportant une forte proportion de nuclĂ©aire (N2 et N03) sont les moins coĂ»teux en coĂ»ts complets, tandis que les scĂ©narios reposant majoritairement sur les EnRi intermittentes (notamment M100) sont les plus onĂ©reux, avec des surcoĂ»ts cumulĂ©s de plusieurs dizaines de milliards d’euros Ă  l’horizon 2050.

Il est donc scientifiquement fondĂ© d’affirmer que le dĂ©ploiement massif d’EnRi intermittentes tend Ă  augmenter le coĂ»t global du systĂšme Ă©lectrique, non parce que leur production est intrinsĂšquement chĂšre, mais parce qu’elle impose des infrastructures redondantes et coĂ»teuses. À l’inverse, le nuclĂ©aire, exploitĂ© en production pilotable Ă  fort facteur de charge (baseload), contribue historiquement Ă  une Ă©lectricitĂ© stable et Ă©conomiquement compĂ©titive en France.

Sources : rte-france.com/donnees-public
 ; assets.rte-france.com/prod/public/20
 ; strategie-plan.gouv.fr/files/files/Pu
 ; actu-environnement.com/media/pdf/news


2. « Les énergies renouvelables sont inefficaces ou inutiles en raison de leur intermittence »
L’idĂ©e selon laquelle les EnRi seraient « inefficaces ou inutiles » est scientifiquement incorrecte si elle est prise au sens absolu. En revanche, le cƓur technique de l’argument est robuste : les EnRi variables ne peuvent pas, Ă  elles seules, assurer l’équilibre permanent entre l’offre et la demande d’électricitĂ©.

Les rapports de RTE et de l’ENTSO-E soulignent que les pĂ©riodes de pointe hivernale en France correspondent frĂ©quemment Ă  des situations anticycloniques caractĂ©risĂ©es par une faible production Ă©olienne et solaire. Les facteurs de charge moyens observĂ©s — de l’ordre de 25 Ă  35 % pour l’éolien terrestre et de 10 Ă  15 % pour le solaire — reflĂštent cette variabilitĂ© structurelle. Dans ces conditions, seuls des moyens pilotables, tels que le nuclĂ©aire et l’hydraulique (notamment les STEP), sont capables de garantir la continuitĂ© de l’approvisionnement.

Par ailleurs, l’intĂ©gration massive d’EnRi non pilotables contraint le parc nuclĂ©aire Ă  une modulation plus frĂ©quente et plus rapide. Cette situation, reconnue par EDF et documentĂ©e par la Cour des comptes, entraĂźne des contraintes thermomĂ©caniques accrues sur les installations, une augmentation des coĂ»ts de maintenance et une dĂ©gradation de l’optimisation Ă©conomique du parc. Il s’agit d’un effet systĂ©mique rĂ©el, rarement Ă©voquĂ© dans le dĂ©bat public.

Sources : techniques-ingenieur.fr/actualite/arti
 ; senat.fr/rap/r25-166/r2
 ; ccomptes.fr/sites/default/
 ;

3. « Le soutien de l'État aux Ă©nergies renouvelables est gigantesque (de l'ordre de dizaines voire centaines de milliards d'euros dans les prochaines dĂ©cennies) »
L’affirmation selon laquelle le soutien public aux EnRi serait « gigantesque » est parfois exagĂ©rĂ©e dans sa formulation, mais elle renvoie Ă  une rĂ©alitĂ© budgĂ©taire documentĂ©e. En France, les mĂ©canismes de soutien aux EnRi Ă©lectriques (complĂ©ments de rĂ©munĂ©ration, contrats d’achat) reprĂ©sentent environ 6 milliards d’euros par an en 2025, avec des engagements cumulĂ©s dĂ©passant la centaine de milliards d’euros sur plusieurs dĂ©cennies.

À l’inverse, le parc nuclĂ©aire historique français a Ă©tĂ© majoritairement financĂ© par emprunt, puis amorti par la vente de l’électricitĂ© produite, gĂ©nĂ©rant une valeur ajoutĂ©e considĂ©rable pour l’économie nationale. La filiĂšre nuclĂ©aire reprĂ©sente aujourd’hui environ 250 000 emplois et une contribution industrielle et stratĂ©gique majeure, reconnue par l’OCDE et l’AIE.

Cette asymĂ©trie met en Ă©vidence une dĂ©pendance structurelle des EnRi aux mĂ©canismes de soutien public, contrairement au nuclĂ©aire et Ă  l’hydraulique, dont la rentabilitĂ© repose largement sur leur caractĂšre pilotable et leur durĂ©e de vie longue.

Sources : lemonde.fr/blog/huet/2018
 ; revolution-energetique.com/actus/le-souti
 ; oecd-nea.org/upload/docs/ap
 ; sia-partners.com/fr/publication
 ; sfen.org/app/uploads/20
 ; garonne-energie.fr/avantage-du-nu
 ; gifen.fr/le-gifen/filie


4. « Les EnRi variables compromettent la sĂ©curitĂ© d’approvisionnement et provoquent des blackouts »
Aucun blackout ne peut ĂȘtre attribuĂ© Ă  une cause unique. Toutefois, l’augmentation de la part d’EnRi intermittentes pose des dĂ©fis croissants de stabilitĂ© du rĂ©seau, en particulier en raison de la diminution de l’inertie Ă©lectromĂ©canique fournie historiquement par les centrales thermiques et nuclĂ©aires.

RTE souligne que le maintien de la sĂ©curitĂ© d’approvisionnement dans des scĂ©narios Ă  forte pĂ©nĂ©tration d’EnRi suppose des investissements lourds et continus dans les rĂ©seaux, les dispositifs de compensation et les capacitĂ©s pilotables de secours. Sans ces investissements, le risque de dĂ©sĂ©quilibre lors d’évĂ©nements climatiques extrĂȘmes augmente. Il s’agit lĂ  d’un constat de gestion de rĂ©seau, largement partagĂ© par les gestionnaires de systĂšmes Ă©lectriques europĂ©ens.

Sources : rte-france.com/donnees-public
 ; senat.fr/rap/r23-714-1/
 ; assets.rte-france.com/prod/public/20


5. « En France, le nucléaire suffit à répondre aux besoins et le mix est déjà décarboné »
GrĂące Ă  la combinaison du nuclĂ©aire et de l’hydroĂ©lectricitĂ©, la France dispose dĂ©jĂ  d’un des mixes Ă©lectriques les plus dĂ©carbonĂ©s au monde, avec une intensitĂ© carbone comprise entre 20 et 60 gCO₂/kWh selon les annĂ©es. Dans ce contexte, remplacer des moyens nuclĂ©aires existants par des EnRi intermittentes n’apporte qu’un gain climatique marginal, tout en augmentant les coĂ»ts et la complexitĂ© du systĂšme. C'est une spĂ©cificitĂ© française.

Les rapports de RTE convergent sur un point central : la prioritĂ© climatique française rĂ©side moins dans la dĂ©carbonation supplĂ©mentaire de l’électricitĂ© que dans l’électrification des usages aujourd’hui fossiles, ce qui implique une augmentation significative de la demande de puissance pilotable. Le nuclĂ©aire et l’hydroĂ©lectricitĂ©, en particulier les STEP, apparaissent ainsi comme des piliers indispensables de cette trajectoire.

Sources : la-fabrique.fr/fr/publication
 ; rte-france.com/donnees-public
 ; lignes-droites.fr/energies-renou
 ; 
tion-strategie-energie-climat.gouv.fr/sites/default/


6. « Le bilan environnemental des éoliennes est négatif et elles sont un désastre pour la biodiversité (oiseaux) et la santé humaine »
Enfin, l’affirmation selon laquelle le bilan environnemental des Ă©oliennes serait globalement « dĂ©sastreux » est excessive. NĂ©anmoins, il existe des impacts rĂ©els et documentĂ©s sur la biodiversitĂ© (oiseaux, chauves-souris, fragmentation des habitats) et des nuisances locales (bruit, paysage) qui doivent ĂȘtre pris en compte.

Si ces impacts sont globalement moindres que ceux d’autres activitĂ©s humaines, ils ne sont ni nuls ni anecdotiques. Leur prise en compte renforce l’idĂ©e que les EnRi ne peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©es comme une solution neutre ou universelle, mais comme un Ă©lĂ©ment parmi d’autres d’un systĂšme Ă©nergĂ©tique rationnel.

Sources : afis.org/Les-eoliennes-
 ; eolien-biodiversite.com/IMG/pdf/lpo_on
 ; parlonssciences.ca/ressources-ped
 ; connaissancedesenergies.org/idees-recues-e


Les affirmations qualifiĂ©es de « dĂ©sinformation » dans l’infographie de Quota Climat correspondent, pour une large part, Ă  des constats techniques Ă©tablis, issus de rapports publics et institutionnels de rĂ©fĂ©rence. Si certaines formulations mĂ©diatiques peuvent ĂȘtre excessives, leur disqualification globale revient Ă  ignorer les conclusions mĂȘmes de RTE, de la Cour des comptes et d’autres organismes officiels.

Le dĂ©bat rĂ©el n’oppose pas la science Ă  la dĂ©sinformation, mais deux visions de l’architecture du systĂšme Ă©lectrique : l’une fondĂ©e sur la pilotabilitĂ©, la robustesse, la souverainetĂ© et l’optimisation systĂ©mique, l’autre sur une confiance encore largement hypothĂ©tique dans la gestion industrielle de l’intermittence Ă  grande Ă©chelle.Image
Les prises de position de cette association, reconnue par l'@Arcom_fr, font davantage penser à une opération d'influence et de lobbying qu'à une démarche scientifique argumentée fondée sur les faits.
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Sep 12, 2025
Selon Florence Guetté, l'économiste de LFI, qui représente bien le consensus médiatique de la presse en France, il y a eu en France une "envolée du patrimoine moyen des Français les plus riches depuis 15 ans". Mais si on regarde les données du World Inequality Database de Piketty, Zucman et Cie, la part du patrimoine des 10 % et 1 % les plus riches en France est quasi-similaire à la situation en 1968.
En revanche la part du patrimoine des 50 % des français les moins riches s'est dégradée depuis 1988, le second septennat de François Mitterrand, pendant lequel Jean-Luc Mélenchon était sénateur socialiste et Ministre...Image
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Depuis la seconde guerre mondiale, le montant des revenus des 50 % les moins riches est trÚs supérieur au montant des revenus des 1 % les plus riches (avant impÎts). C'est une inversion par rapport à la situation avant la seconde guerre mondiale. Image
Si l’on compare la France Ă  l’international, la part du patrimoine dĂ©tenue par les 1 % les plus riches y est aujourd’hui bien infĂ©rieure Ă  ce qu’elle Ă©tait dans les annĂ©es 1960, et demeure plus faible que dans la plupart des autres pays dĂ©veloppĂ©s. Une exception notable est le Royaume-Uni, oĂč la part du patrimoine des 1 % les plus riches n'a pas augmentĂ© depuis les annĂ©es 1990. Cette Ă©volution s’explique notamment par les rĂ©formes des annĂ©es 1980 (par exemple le programme Right to Buy lancĂ© sous Thatcher), qui ont permis Ă  de larges fractions de mĂ©nages modestes d’accĂ©der Ă  la propriĂ©tĂ©, Ă©largissant ainsi la base des dĂ©tenteurs de patrimoine et rĂ©duisant mĂ©caniquement la part relative des plus riches.Image
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Sep 12, 2025
Le graphique sur l’impĂŽt au barĂšme par tranche d’imposition selon les donnĂ©es de la DGFIP permet de comprendre comment se structure rĂ©ellement la contribution des foyers fiscaux français selon leur taux marginal d’imposition (TMI). Contrairement Ă  une idĂ©e reçue, l’impĂŽt sur le revenu ne pĂšse pas uniformĂ©ment sur l’ensemble des contribuables : il est fortement concentrĂ© sur les tranches supĂ©rieures.

En 2023, les foyers imposĂ©s au taux marginal de 11 % reprĂ©sentent une masse fiscale relativement modeste : environ 14,9 milliards d’euros, avec un impĂŽt moyen de seulement 723 €. Cette tranche correspond Ă  une population large mais aux revenus modestes, pour qui l’impĂŽt reste faible voire symbolique.

Les choses changent radicalement avec le taux marginal de 30 % : cette catĂ©gorie, qui regroupe des classes moyennes supĂ©rieures et des mĂ©nages dĂ©jĂ  relativement aisĂ©s, contribue Ă  hauteur de prĂšs de 49 milliards d’euros. L’impĂŽt moyen y atteint 7 639 €, soit plus de dix fois celui de la tranche prĂ©cĂ©dente. Cela illustre le saut significatif dans la progressivitĂ© du systĂšme.

La tranche Ă  41 %, bien plus rĂ©duite en effectifs, gĂ©nĂšre environ 17 milliards d’euros, avec un impĂŽt moyen par foyer de 40 337 €. On entre ici dans le cercle restreint des mĂ©nages trĂšs imposĂ©s, qui supportent individuellement un effort fiscal considĂ©rable.

Enfin, la tranche marginale Ă  45 %, qui concerne une minoritĂ© infime de contribuables (les 0,15 % les plus riches), illustre l’extrĂȘme concentration de l’impĂŽt : malgrĂ© leur faible nombre, ces foyers apportent prĂšs de 11 milliards d’euros Ă  eux seuls, avec un impĂŽt moyen record de 179 634 € par foyer.

Ce graphique montre donc deux faits majeurs :

Une base trĂšs Ă©troite de contribuables finance l’essentiel de l’impĂŽt sur le revenu. Plus de la moitiĂ© des recettes provient des tranches supĂ©rieures (30 % et au-delĂ ), malgrĂ© le faible nombre de foyers concernĂ©s.

La progressivitĂ© est extrĂȘmement marquĂ©e, chaque palier supĂ©rieur entraĂźnant un bond spectaculaire dans le montant moyen payĂ©.

Ainsi, le systĂšme français repose sur une minoritĂ© qui assume la quasi-totalitĂ© de l’effort contributif, confirmant la logique de redistribution massive qui caractĂ©rise notre modĂšle socio-fiscal.Image
Le deuxiùme graphique met en lumiùre un point crucial du systùme socio-fiscal français : la disproportion entre la masse des foyers fiscaux et leur contribution effective à l’impît sur le revenu.

Sur les 41 millions de foyers fiscaux, une grande majoritĂ© ne supporte en rĂ©alitĂ© qu’un impĂŽt trĂšs faible, voire nul :

13,5 millions de foyers se situent dans la tranche à 0 %, c’est-à-dire qu’ils ne paient aucun impît sur le revenu.

20,6 millions de foyers appartiennent Ă  la tranche marginale de 11 % : leur impĂŽt moyen est de seulement 723 € par an, un montant relativement symbolique au regard de leur poids dĂ©mographique.

Cela signifie que dĂ©jĂ , plus de 80 % des foyers fiscaux (34 millions sur 41) contribuent de façon trĂšs faible ou nulle Ă  l’impĂŽt sur le revenu.

La véritable charge fiscale repose sur les tranches supérieures, mais celles-ci rassemblent un effectif trÚs réduit de foyers :

À 30 % de taux marginal, seulement 6,4 millions de foyers paient en moyenne 7 639 €, soit plus de dix fois la moyenne nationale.

La tranche Ă  41 % est encore plus Ă©troite : 421 000 foyers, avec un impĂŽt moyen de 40 337 €, soit prĂšs de 20 fois la moyenne nationale.

Enfin, la tranche Ă  45 %, vĂ©ritable sommet de la progressivitĂ©, ne regroupe que 61 000 foyers (0,15 % de la population fiscale). Mais leur impĂŽt moyen atteint 179 634 €, soit 80 fois l’impĂŽt moyen de l’ensemble des foyers fiscaux.

Ce graphique illustre donc un double enseignement :

La redistribution repose sur une base Ă©troite : une minoritĂ© extrĂȘmement rĂ©duite finance l’essentiel de l’impĂŽt sur le revenu, tandis que la majoritĂ© des foyers en est largement exonĂ©rĂ©e.

L’impĂŽt moyen est exponentiel au fur et Ă  mesure que l’on monte dans les tranches : les hausses ne sont pas proportionnelles, mais progressives au point de crĂ©er un effort fiscal massif pour une Ă©lite contributive minuscule.

Ainsi, ce graphique complĂšte parfaitement le prĂ©cĂ©dent : il montre non seulement le montant payĂ© par tranche, mais surtout le dĂ©sĂ©quilibre entre la masse de foyers exonĂ©rĂ©s et la petite minoritĂ© sur laquelle repose l’essentiel du financement.Image
Le troisiĂšme graphique met en Ă©vidence le rĂŽle redistributif massif de l’impĂŽt sur le revenu en France, notamment lorsqu’on intĂšgre les rĂ©ductions et crĂ©dits d’impĂŽt (RICI).

La premiĂšre observation est frappante : pour les cinq premiers dĂ©ciles (la moitiĂ© infĂ©rieure de la population), l’impĂŽt net est nĂ©gatif. Autrement dit, ces foyers perçoivent davantage en crĂ©dits et rĂ©ductions qu’ils ne paient d’impĂŽt. En moyenne, les 20 millions de foyers fiscaux situĂ©s dans ces dĂ©ciles bĂ©nĂ©ficient d’une redistribution nette, leur revenu disponible augmentant au lieu de diminuer.

À partir du 6e dĂ©cile, l’impĂŽt devient positif mais reste modeste : environ 190 € pour le 6e dĂ©cile, puis 715 € pour le 7e, et 1 464 € pour le 8e. On voit donc que la classe mĂ©diane et la classe moyenne supĂ©rieure supportent un impĂŽt faible en proportion de leur revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence (RFR).

La charge réelle se concentre à partir du 9e décile et surtout sur le dernier décile :

Les foyers du 9e dĂ©cile paient en moyenne 3 047 €, soit dĂ©jĂ  plus que l’ensemble des huit premiers dĂ©ciles rĂ©unis.

Mais c’est le dernier dĂ©cile (les 10 % les plus aisĂ©s) qui concentre l’essentiel de l’effort : avec un revenu fiscal moyen de 62 716 € par part, ils paient en moyenne 15 298 € d’impĂŽt net.

Ce graphique démontre ainsi deux réalités fondamentales :

Un systĂšme hyper-redistributif : la moitiĂ© des foyers bĂ©nĂ©ficie directement de transferts via l’impĂŽt, et ne contribue pas au financement du revenu public.

Une concentration extrĂȘme de l’effort contributif : les 10 % les plus aisĂ©s assurent presque Ă  eux seuls la totalitĂ© du produit de l’impĂŽt sur le revenu, avec un niveau d’imposition moyen sans Ă©quivalent dans les autres dĂ©ciles.

En somme, ce graphique clĂŽt la dĂ©monstration : le systĂšme socio-fiscal français est fortement Ă©galitariste, en rĂ©duisant considĂ©rablement les inĂ©galitĂ©s aprĂšs redistribution, mais il repose pour son financement sur une Ă©lite fiscale restreinte. Ce choix traduit une volontĂ© politique d’équitĂ©, mais pose aussi la question de la soutenabilitĂ© Ă  long terme d’un systĂšme oĂč une minoritĂ© finance la majoritĂ©.Image
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Aug 24, 2025
"L'Europe perd. L’Europe a pris un retard considĂ©rable en termes de dynamisme Ă©conomique et de puissance militaire. Le continent qui dominait autrefois le monde deviendra-t-il un spectateur passif de l’histoire ?
Le 13 mai, SpaceX d'Elon Musk a lancé 28 satellites en orbite en une seule journée, l'un des plus de 100 lancements orbitaux américains réussis cette année. La Chine a envoyé plus de 40 fusées dans l'espace depuis janvier. La Russie, embourbée dans la guerre en Ukraine, a lancé 10 fusées.
L'Europe, en revanche, en a lancĂ© quatre. MĂȘme cela reprĂ©sente une amĂ©lioration : pendant plus d'un an, le continent a dĂ©pendu de SpaceX pour lancer des infrastructures critiques.
Tomber derriÚre dans la course à l'espace n'est qu'un exemple de la façon dont l'Europe a perdu son chemin."
Par David Luhnow et Tom Fairless, WSJ.
"Aujourd'hui, l'Europe, en particulier l'Europe occidentale, se trouve Ă  la dĂ©rive, un continent vieillissant perdant lentement son influence Ă©conomique, militaire et diplomatique. « L'Europe a façonnĂ© l'histoire, mais le risque maintenant est que nous soyons simplement des spectateurs de l'histoire Ă  l'avenir », dit JĂ©rĂ©mie Gallon, un ancien diplomate français. Les Ă©conomies du continent ont Ă©tĂ© largement stagnantes pendant environ 15 ans, probablement la plus longue pĂ©riode de ce type depuis la RĂ©volution industrielle, selon des calculs de la Deutsche Bank. L'Ă©conomie allemande est 1 % plus grande qu'elle ne l'Ă©tait Ă  la fin de 2017, tandis que l'Ă©conomie amĂ©ricaine a crĂ» de 19 %. La part de l'Europe dans la production Ă©conomique mondiale, mesurĂ©e en dollars courants, est passĂ©e d'environ 33 % Ă  23 % entre 2005 et 2024, selon les donnĂ©es de la Banque mondiale. Une grande partie de ce dĂ©clin relatif est due Ă  l'ascension de la Chine et de l'Inde, mais la part des États-Unis dans la production mondiale s'est maintenue beaucoup mieux. La proportion de l'Europe dans l'Ă©conomie mondiale est maintenant probablement la plus basse depuis le Moyen Âge, selon le Maddison Project, une base de donnĂ©es qui suit l'histoire Ă©conomique Ă  l'UniversitĂ© de Groningen aux Pays-Bas."
"La longue pĂ©riode de croissance europĂ©enne faible a ouvert un grand Ă©cart de revenus entre les États-Unis et l'Europe. La richesse des mĂ©nages europĂ©ens a augmentĂ© d'un tiers de celle des AmĂ©ricains depuis 2009. Le PIB par habitant aux États-Unis est maintenant de 86 000 dollars par an, contre 56 000 dollars pour l'Allemagne et 53 000 dollars pour le Royaume-Uni.
Un dollar fort fausse quelque peu les comparaisons, et les Européens obtiennent certains biens clés comme les soins de santé bien moins chers que les Américains. Les Européens vivent plus longtemps, ont plus de temps libre et moins d'inégalités de revenus, et vivent souvent dans des villes et des villages magnifiques construits au fil des siÚcles. Mais de plus en plus, les Américains jouissent d'un niveau de vie plus élevé. Ils ont en moyenne plus de 50 % d'espace de vie par personne. Plus de quatre Américains sur cinq ont des climatiseurs et des sÚche-linge à la maison, contre entre un cinquiÚme et un tiers des Européens."
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May 2, 2025
L’article d'El PaĂ­s d'aujourd'hui sur le #blackout apporte quelques nouvelles informations, notamment sur l'analyse de frĂ©quence autour du dĂ©crochage, vers 12h30.
elpais.com/clima-y-medio-

Selon Red ElĂ©ctrica Española (REE), le gestionnaire du rĂ©seau, l’incident a dĂ©butĂ© Ă  12h20 avec une forte variation de frĂ©quence dans le rĂ©seau espagnol, qui est passĂ© de 50 Hz (la frĂ©quence standard en Europe) Ă  50,9 Hz en quelques secondes, avant de chuter brutalement.
-PremiĂšre chute (49,95 Hz → 49,85 Hz) aprĂšs 12:33:16 : Cette baisse initiale de 0,1 Hz indique une premiĂšre perte de gĂ©nĂ©ration, probablement due Ă  la dĂ©connexion d'une centrale solaire dans le sud-ouest de l’Espagne, comme mentionnĂ© par REE. Bien que la chute soit modeste, elle signale une perturbation initiale que le rĂ©seau a tentĂ© de compenser.
-DeuxiĂšme chute (49,85 Hz → 49,75 Hz) un peu avant 12:33:18 : Une deuxiĂšme perte de gĂ©nĂ©ration, 1,5 seconde plus tard, entraĂźne une baisse supplĂ©mentaire de 0,1 Hz. La faible ampleur de cette chute suggĂšre que le rĂ©seau Ă©tait encore en train de se stabiliser, mais l’inertie insuffisante (75 % de la production Ă©tait renouvelable, sans inertie) a limitĂ© sa capacitĂ© Ă  compenser.
-Chute en cascade (49,75 Hz → 49,25 Hz pour Malaga, courbe noire, et sous les 49 Hz pour Oporto, courbe grise) vers 12:33:20 : De 12:33:19 Ă  12:33:20, la frĂ©quence chute rapidement de 49,75 Hz et sous les 49,5 Hz. Cette chute en cascade reflĂšte l’incapacitĂ© du rĂ©seau Ă  gĂ©rer les pertes successives de gĂ©nĂ©ration, entraĂźnant une dĂ©connexion avec l’Europe et un effondrement total (blackout).
◟Cette variation a dĂ©clenchĂ© des mĂ©canismes automatiques de dĂ©lestage pour protĂ©ger le rĂ©seau, mais l’ampleur de la chute a conduit Ă  un effondrement total du systĂšme. « Nous enquĂȘtons sur les causes exactes, mais il est clair que le rĂ©seau n’a pas pu absorber une variation aussi rapide », a dĂ©clarĂ© un porte-parole de REE. Une variation d’énergie dans le rĂ©seau n'a pas Ă©tĂ© convenablement gĂ©rĂ©e et les dĂ©lestages automatiques n'ont pas suffi Ă  stabiliser le rĂ©seau, entraĂźnant un effondrement total. Cela reflĂšte un manque d’inertie et de capacitĂ©s d’absorption des variations de frĂ©quence, comme le note l’article.
â—ŸïžĂ€ noter sur le graphique de la variation de frĂ©quence : la rĂ©silience du rĂ©seau français (courbe jaune), qui bĂ©nĂ©ficie d’une forte inertie grĂące Ă  ses centrales nuclĂ©aires et de meilleures interconnexions avec l’Europe, par rapport Ă  la chute brutale des rĂ©seaux espagnol (en noir) et portugais (en gris), handicapĂ©s par une faible inertie due Ă  leur dĂ©pendance aux renouvelables (75 % de la production) et Ă  l’arrĂȘt de sources synchrones comme les rĂ©acteurs nuclĂ©aires.Image
"Les énergies qui n'apportent pas d'inertie représentaient environ 70 % du total pendant la matinée du blackout"
Graphique en aires empilées (stacked area chart) montrant l'évolution de la production d'électricité en mégawatts (MW) au cours de la matinée du 28 avril 2025, jour du blackout.
-Zone grise : Énergies qui n’apportent pas d’inertie ("No aportan inercia"), principalement les Ă©nergies renouvelables comme le solaire et l’éolien.
-Zone jaune : Énergies qui apportent de l’inertie ("SĂ­ aportan inercia"), comme les centrales nuclĂ©aires, hydrauliques, ou Ă  gaz.

◟Forte dĂ©pendance aux renouvelables (75 % de la production) Ă  faible inertie :
â–ȘPendant la matinĂ©e du blackout, environ 70 % de l’électricitĂ© produite provenait de sources qui n’apportent pas d’inertie au rĂ©seau, principalement des Ă©nergies renouvelables comme le solaire et l’éolien. Cela corrobore le thread que j'avais dĂ©jĂ  fait, qui indique que 60,64 % de la production Ă©tait solaire (17 657 MW) et 12,02 % Ă©olienne (3 499 MW), soit un total de 72,66 % pour ces sources non pilotables.
â–ȘLes Ă©nergies qui apportent de l’inertie (comme les centrales nuclĂ©aires, hydrauliques, ou Ă  gaz) ne reprĂ©sentaient qu’environ 30 % de la production, soit environ 7 500 MW au maximum (sur un total de 25 000 MW).
â–ȘL’inertie est une propriĂ©tĂ© physique du rĂ©seau qui aide Ă  maintenir la stabilitĂ© de la frĂ©quence face aux variations soudaines de production ou de demande. Les sources renouvelables (solaire, Ă©olien) connectĂ©es via des onduleurs n’apportent pas d’inertie naturelle, contrairement aux gĂ©nĂ©rateurs synchrones (nuclĂ©aires, gaz, hydrauliques). Avec seulement 30 % de la production provenant de sources avec inertie, le rĂ©seau Ă©tait particuliĂšrement vulnĂ©rable aux variations de frĂ©quence, comme celles observĂ©es avant le blackout (49,95 Hz → 49,85 Hz → 49,75 Hz).

◟Surproduction et dĂ©sĂ©quilibre :
â–ȘLa montĂ©e de la production renouvelable (zone grise) juste avant 12h20 reflĂšte probablement un pic de production solaire, exacerbĂ© par une faible demande due aux vacances de printemps (comme mentionnĂ© dans l’article d’El PaĂ­s).
â–ȘL’effondrement brutal de la production (fin du graphique) correspond Ă  la chute de la frĂ©quence sous 49,5 Hz, causĂ©e par les dĂ©lestages automatiques qui ont tentĂ© de rééquilibrer le rĂ©seau, mais qui ont finalement conduit Ă  un blackout total.Image
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