[#PortraitGaulliste] Aujourd'hui, lumière sur le colonel Roger Barberot. Français libre, militaire de carrière, fantassin zélé du général de Gaulle, à la fois personnalité du gaullisme social mais aussi "barbouze" et homme des réseaux Foccart. Une vie dans l'ombre et la lumière.
Né le 20 janvier 1915, dans le Cotentin, Barberot se destine à une carrière militaire dans la Marine (après avoir fréquenté le gaulliste Roger Frey pendant ses études). Il sert ainsi sur le croiseur Jeanne d'Arc en 1936.
Apprenant la défaite de 1940 à Alexandrie (Égypte), l'enseigne de vaisseau Barberot s'enfuit et rejoint le général de Gaulle pour continuer le combat. Il sera de toutes les batailles (Libye, Érythrée, Syrie, Tunisie, Italie, France, Allemagne), notamment au sein de la 13ème DBLE.
Nommé capitaine de corvette, il rejoint le général de Gaulle au sein du Rassemblement du Peuple français (RPF) en 1947 comme délégué pour les questions de défense, chargé des déplacements du Général puis responsable départemental dans l'Ouest. L'inaction lui pèse cependant.
Mobilisé à sa demande en Algérie en 1956, il quitte le front au printemps 1957 pour dénoncer l'usage de la torture (racontant son expérience dans un livre). Il se dévoue alors au retour au pouvoir du général de Gaulle, mobilisant les réseaux des anciens de la France Libre.
Candidat malheureux aux législatives de 1958 (sous l'étiquette gaulliste), il intègre le cabinet d'André Boulloche, seul ministre socialiste du gvt. Proche de l'aile gauche du parti gaulliste, il milite alors dans ses mouvements, notamment l'Union démocratique du Travail (UDT).
Nommé ambassadeur de France en République centrafricaine (1960-1965) puis en Uruguay (1965-1968), il tente un retour en politique lors des législatives de 1967 et 1968, puis lors d'une partielle en décembre 1968. En vain. Il sera battu à trois reprises.
Proche de Foccart, à la fois gaulliste de gauche et gaulliste de choc, Barberot est éclaboussé par l'affaire Delouette en 1971, mêlant services de renseignement et trafic de drogue. Il est condamné, l'année suivante, dans une affaire d'escroquerie immobilière, aux contours flous.
Le colonel Barberot prend donc du champ comme administrateur des Terres australes et antarctiques françaises en 1973. Ce sera l'un de ses derniers grands combats en faveur de la préservation de ces espaces naturels. Il reste en poste jusqu'en 1980.
Retiré des affaires publiques après cette date, il se consacre essentiellement à la peinture, sortant néanmoins de sa réserve en novembre 2001 pour soutenir la candidature de @chevenement avec d'autres gaullistes historiques (Flohic, Lefranc, Triboulet).
Ce dernier combat politique entre en résonance avec l'odyssée de nombreux gaullistes sociaux en 2002, pour bcq opposants historiques de Chirac (comme Charbonnel). Devant l'échec de Séguin, Chevènement leur semble le dernier défenseur du gaullisme, yc dans sa dimension sociale.
Merci d'avoir lu, liké, partagé ce fil historique. N'oubliez pas de vous abonner à ce compte et, pour les curieux et curieuses, achetez et lisez l'autobiographie du colonel Barberot (Le Coeur) ou retrouvez-le dans mon livre (avec de nbx autres personnages).
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[#CeJourLà] 4 janvier 1948, à Saint-Etienne, le général de Gaulle défend l’association dans les entreprises, proposant que les travailleurs ne soient pas seulement des salariés, mais carrément « des sociétaires » 👨🏻🏭
Une des grandes idées du gaullisme social. Je vous raconte ⤵️
« Oh, je ne vais pas, à ce sujet, déclamer des tirades démagogiques. Mais je dirai simplement que si nous voulons cela, ce n'est pas seulement par souci d'élever la condition ouvrière… », commence le Général.
« C’est aussi par conscience de ce qui est nécessaire au renouveau de la France🇫🇷 et à l'avenir de la civilisation ». Rien que cela. De fait, l’association sera au cœur de son programme politique sous la IVe République.
🤔 Mais qui est Pierre de Chevigné, cet homme que @MichelBarnier a cité hier en introduction de sa #DPG et auquel le général de Gaulle avait confié en 1942 : « Je vous demande de faire beaucoup avec peu, en partant de presque rien. »
Je vous raconte sa vie ! 🧵⤵️
Né en juin 1909, à Toulon, il est un lointain descendant du marquis de Sade et le petit-fils de la comtesse de Chevigné, qui a servi de modèle à Marcel Proust pour un des personnages d’À la recherche du temps perdu.
Après des études à Saint-Cyr, il sert dans l’armée entre 1929 et 1934, étant affecté au 1er régiment d’infanterie à Cambrai. Il quitte cependant les armes pour reprendre les rênes de l’entreprise familiale et diriger un groupe de presse dans le Béarn.
[#LeSaviezVous] Le 17 août 1967, le général de Gaulle signe l’ordonnance sur la participation des salariés aux fruits de l’expansion des entreprises.
C’est un des aboutissements de son grand projet de participation et la marque de fabrique de son « gaullisme social » 👨🏻🏭🧵⤵️
Dès janvier 1959, revenu au pouvoir, le général de Gaulle crée en effet l’intéressement et met en place le système de la participation de manière facultative. Seules 250 entreprises franchissent toutefois le cap.
Devant la tiédeur des entreprises 🇫🇷, le Général commande donc une première mission d’évaluation en 1961, pour comprendre les raisons de cet échec.
Plusieurs pistes d’amélioration en émergent : meilleure association des syndicats, exonération d’impôts, etc.
Connaissez-vous le Père Pierre Bockel (1914-1995), prêtre catholique, écrivain, journaliste, résistant, aumônier de la brigade Alsace-Lorraine et Juste parmi les nations ? Je vous raconte l’histoire de ce personnage incroyable. 🧵 ⤵️
Né en octobre 1914, à Saint-Amarin, près de Mulhouse, il fait le collège séminariste de Fribourg, en Suisse, trouvant sa vocation à l’été 1929.
Entre temps, il débute néanmoins des études de lettres, à Paris, se liant d’amitié avec le poète Max Jacob et pensant à devenir médecin, chef d’orchestre… et même clown, ayant en effet une passion pour les cirques !
[#LeSaviezVous] L’élection du 1️⃣er président de l’@AssembleeNat de la Cinquième République, en décembre 1958, ne s’est pas passée comme prévue. Un candidat s’est en effet imposé au nez et à la barbe du général de Gaulle. Je vous raconte cette histoire incroyable ! 🏛️⤵️
Nous sommes en décembre 1958. Fin novembre, les premières élections législatives de la Vème se sont tenues et le camp présidentiel a fait le plein avec une majorité de sièges. L’union est cependant hétéroclite : 2️⃣0️⃣6️⃣ gaullistes, 1️⃣1️⃣7️⃣ indépendants, auxquels s’ajoutent des représentants de l’Algérie et du Sahara ainsi que des démocrates-chrétiens.
Le général de Gaulle verrait bien son vieil ami Paul Reynaud prendre la présidence de l’Assemblée nationale, le fameux Perchoir. Après tout, Reynaud a présidé le Comité constitutionnel mis en place à l’été 1958. Il se souvient aussi de son soutien au moment des jours terribles de mai-juin 1940. Antoine Pinay, son ministre des Finances, l’assure du soutien et du vote des indépendants.
[#CeJourLà] 29 mai 1968. Bon sang, mais où est donc passé le général de Gaulle ?! Officiellement parti pour Colombey, le Général fausse compagnie à son entourage. Disparition organisée ? Fuite ? Comment et pourquoi ? Récit d’une folle journée ! 🤯🧶⤵️
Il est 8h, ce matin-là, quand agacé du rythme et de la violence des manifestations, le général de Gaulle fait savoir à Xavier de La Chevalerie, son directeur de cabinet, qu’il souhaite faire annuler le Conseil des ministres. 1/18
9h, La Chevalerie prévient Bernard Tricot, secrétaire général de l’Elysée, qui met au courant Jean Donnedieu de Vabres, secrétaire général du gouvernement. Le Conseil des ministres est ajourné au lendemain, 15h. 2/18