#CeJourLà 20 juin 1894 : date majeure dans l'histoire de la médecine. Alexandre Yersin, médecin et bactériologiste, découvre le bacille de la peste dans une cabane à Hong Kong.
Avec des moyens très limités, il met seulement 3 semaines pour isoler ce fléau immémorial, la peste.
Voyageur solitaire, il s'embarque vers l'Indochine en 1890. Aventurier dans l'âme, il parcoure les hauts plateaux de Cochinchine et l'arrière-pays d'Annam.
La peste se déclare alors en Chine méridionale. Envoyé en mission par l'Institut Pasteur, il atteint Hong Kong.
La maladie a déjà fait 100 000 morts à Canton en 1894. Malgré la concurrence japonaise, il découvre et isole l'agent responsable.
Le microbe très résistant porte depuis lors son nom (Yersinia pestis) : « De petits bâtonnets trapus, à extrémités arrondies. »
Par la suite, il s’intéresse à l’élevage bovin (pour la fabrication du serum antipestique) et à la culture de l’Hevea brasiliensis, l’arbre à caoutchouc.
En outre, il acclimate l’arbre à quinquina au pays, une denrée essentielle pendant la Seconde Guerre mondiale.
Fuyant les honneurs, il sera vite oublié en Europe mais pas au Vietnam.
« Je ne voudrais pas faire de la médecine un métier, c-à-d que je ne pourrais jamais demander à un malade de me payer pour des soins que j’aurais pu lui donner. Je considère la médecine comme un sacerdoce. »
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Cette vue aérienne de Sienne révèle une ville dont l’aspect a été encadré par la loi.
Cité médiévale par excellence, en Toscane, Sienne fait dès le XIIIe siècle un choix radical : inscrire dans la loi des règles pour empêcher l’enlaidissement de ses quartiers. ⤵️
Vue du ciel, Sienne ne suit aucun plan antique : pas de quadrillage, mais un tissu urbain irrégulier, lié au relief et à son histoire politique.
Mais contrairement à beaucoup de cités italiennes, cette forme a été encadrée et progressivement harmonisée par des règles communes.
Au centre, la Piazza del Campo structure la ville. Autour d’elle, le Palazzo Pubblico incarne le pouvoir communal exercé par le gouvernement des Neuf, composé de marchands et d’artisans.
La place devient ainsi le cœur politique et symbolique de la cité.
L’extraordinaire voyage d’un Perse.
Au XIXe siècle, le Shah de Perse parcourt l’Europe et note ce qu’il voit : trains, villes, musées, parlements, mœurs.
Ce récit étonnant offre un regard oriental sur la modernité occidentale.🔽
En 1873, Nāṣer al-Dīn Shāh parcourt l’Europe et consigne ses observations dans un journal personnel. Dès les frontières, le choc culturel est immédiat :
« Quelle différence le Créateur a placée entre ces deux pays ! L’esprit s’y perd. »
La technique l’impressionne et retient immédiatement son regard. Sur les chemins de fer, il note simplement :
« Cela fut pour nous une source d’émerveillement. De nombreuses lignes de chemin de fer sont tracées dans toutes les directions. »
Ils connaissaient les risques : la potence ou le massacre.
En 1524-1525, le Saint-Empire romain germanique connaît l’un des plus grands soulèvements populaires de l’Europe pré-industrielle : la guerre des Paysans.
Près de 300 000 insurgés, un phénomène sans précédent. 🔽
Le soulèvement s’étend sur un espace immense : Souabe, Franconie, Thuringe, Alsace, Palatinat, Tyrol, Salzbourg.
Le mouvement ne naît pas d’un cas isolé mais d’une accumulation : pression fiscale croissante, durcissement du servage, transformation du droit coutumier, etc.
La Réforme protestante joue un rôle décisif comme catalyseur idéologique.
La diffusion des écrits de Luther, puis leur lecture populaire, permet de formuler les revendications sociales en termes religieux.
Que pensaient les Chinois du XVIIIᵉ siècle des Européens ?
Ils les décrivent comme un peuple de marchands riches aux coutumes singulières, où les femmes seraient très estimées et le mariage fondé sur l’affection.
Regard chinois saisissant sur l’Occident. 🔽
La source est un manuscrit illustré du XVIIIᵉ siècle, le Huang Qing Zhigong Tu, vaste inventaire impérial des « peuples tributaires ».
Chaque groupe y est décrit en chinois et en mandchou, accompagné d’une paire de portraits stylisés destinés à identifier les étrangers.
Les auteurs chinois décrivent les Européens par leurs traits physiques : peau très blanche, nez proéminent, yeux bleu-vert, cheveux dissimulés sous des perruques.
Ces caractéristiques deviennent des marqueurs ethniques pour identifier un groupe rarement observé directement.
Quand l'égyptologue Auguste Mariette pénètre dans le Sérapeum de Saqqarah, en 1851, il n'en croit pas ses yeux.
Il découvre le célèbre « Scribe accroupi » dans un état de conservation remarquable (vers 2600 - 2350 avant J.-C.)
Fil sur les découvertes de Mariette. 🔽
« À l'ouest, noyées dans la poussière d'or et de feu du soleil couchant, se dressaient les Pyramides. Le spectacle était grandiose. »
C’est dans ces paysages fascinants qu’Auguste Mariette, mû par un vif intérêt pour cette culture, fit ses premières explorations en Égypte.
Né le 21 février 1821, Auguste Mariette est issu d’un milieu modeste. C’est au musée local, devant une momie égyptienne enfermée dans un double sarcophage, qu’il développe une vive passion pour l’Égypte ancienne.
Les peintures hiéroglyphiques le fascinent profondément.
C'est l'une des plus grandes défaites de l'histoire de France : Azincourt, le 25 octobre 1415.
10 à 15 000 hommes de l'armée royale, sous le commandement du connétable de France, échouent face aux troupes du roi d'Angleterre, Henry V. Autopsie d'un revers historique. [1/12]
Sur une plaine détrempée par l’automne, au cœur d’une contrée froide et hostile, s'écrit l’un des chapitres les plus sombres du royaume.
D’un côté, la puissante armée française sous le commandement de Charles d'Albret, forte de milliers de chevaliers, l’honneur de l'ost français ; de l’autre, un roi d’Angleterre, Henry V et ses redoutables archers. Et jour-là, comme on le pensait vertement à l'époque, Dieu choisira son camp. [2/12]
À l'issue de ce bref affrontement, 6 000 chevaliers français, autrement dit la fine fleur de la chevalerie, tomberont sous le sifflement mortel des flèches anglaises.
« Le royaume de France est une nef qui menace de sombrer », disait le grand orateur Jean de Courtecuisse, après la bataille d'Azincourt. [3/12]