Selon un document de la Commission Européenne relayé par @ContexteEnergie, l'Union Européenne a quasiment divisé par 4 ses imports de gaz russe
Cela veut toutefois dire qu'il reste 40mmc de gaz importés de la Russie dont une moitié sous forme de GNL
Pour ce qui est de la part de GNL, le marché est mondial. Mettre un embargo sur le GNL russe n'aurait pas réellement d'effet
Pour le gaz russe toujours importé par pipeline, certains pays aiment bien leurs contrats long terme peu chers (Hongrie et Slovaquie en tête)
Réduire de 75% les imports de gaz russe en seulement 2 ans, sachant que certains pays ne jouent pas complètement le jeu, c'est toutefois une énorme performance alors que la Russie représentait avant la guerre la moitié du gaz européen
Pour la suite...
Pour la suite, maintenant que les approvisionnements sont sécurisés et que la consommation a chuté, les prix du gaz dégringolent malgré le froid de l'hiver. C'est une réussite
Il faudra toutefois réussir à se sevrer de ce gaz fossile importé, que nous n'achèterions pas, sous forme de GNL ou autres, si nous n'en avions pas besoin !
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En 2023, en UE 27 et Royaume-Uni, les énergies électriques décarbonées ont représenté... plus des deux tiers de la production d'électricité !!
C'est très encourageant pour l'évolution du mix électrique européen. Quelques explications ⤵️
Pour commencer, il faut bien voir que la consommation d'électricité en Europe a été en recul en 2023. Grâce au merit order du marché européen, ce sont les énergies fossiles qui en pâtissent le plus (et tant mieux)
Ensuite, certaines énergies renouvelables font de grandes percées. Pour le solaire, qui représente désormais 7% de la production électrique européenne, la progression est impressionnante, même dans des pays peu ensoleillés comme les Pays-Bas ou la Pologne (5 GW)
Faire dire n'importe quoi à des copies d'écrans instantanées ECO2MIX et Electricity Maps, un thread
Il parait que le solaire fait moduler le nucléaire à la baisse et ne sert donc à rien, comme le montrent ces copies d'écran du mois de mai 2022.
Vraiment? ⤵️
Voici des copies d'écrans plus récentes datant du 15 décembre dernier : on voit bien que le solaire ne fait moduler le nucléaire... Tout du moins ce n'est pas tout le temps vrai
Voici une autre copie d'écran d'été où la consommation est basse. En 2022, année exceptionnelle, on était bien content d'avoir du solaire en pleine journée quand le consommation augmente et que nous sommes déjà bien au taquet sur les importations
Nous parlions l'an dernier beaucoup des risques de coupures électriques. Pour cette année, @rte_france publie ses perspectives.
Spoiler : les risques sont bien plus faibles pour cet hiver
Quels sont les déterminants de cela?
Un thread, avec du marché aussi ⤵️
La consommation électrique est très basse et c'est là le principal déterminant. Cette courbe est bien corrigée de l'aléa climatique donc pas la peine de commenter à base "oui mais il fait chaud"
La demande électrique est basse, même sans tenir compte des températures
Pourquoi la consommation électrique est basse? Plusieurs effets se combinent : effets prix, rémanence du plan de sobriété (19°C max, suppression de certains usages) et bien évidemment, production industrielle à la baisse dans certains secteurs...
"Si le nucléaire est régulé à 60 ou 90 €, c'est fini du nucléaire à 42€ et on va forcément payer plus cher"
❌FAUX : le système est tellement inadapté aujourd'hui que même si on régulait le nucléaire à 90€ et plus 42€, les factures baisseront
Un fil d'explication ⤵️
Commençons par la situation d'aujourd'hui. Le nucléaire est régulé à 42€/MWh. Dans une facture d'électricité, il occupe en théorie deux tiers de la part énergie de la facture
MAIS...
MAIS en fait, cette part régulée occupe désormais moins de deux tiers de la part énergie de la facture. C'est l'aberration de "l'écrêtement" : plus il y a de concurrence, moins il y a de nucléaire régulé pour tous
Le Bilan Prévisionnel de @rte_france 2023-2035, suite des Futurs Energétiques 2050, est disponible !! Les messages sont nombreux et devraient aider à déminer certains débats (accélération EnR, modulation du nucléaire...)
Pour commencer, le rapport regarde jusqu'à 2035. A cet horizon, il n'y aura pas de nouvel EPR, hors Flamanville. Donc il faut tabler sur autre chose que les EPR pour réduire significativement nos émissions de CO2 à cette échéance
Le travail de décarbonation se poursuivra au-delà de cette échéance de 2035 et là, des options plus long terme (EPR 2, SMR, éolien flottant, extensions d'hydraulique...) seront également pertinentes
C'est un fait peu connu, mais le bouclier tarifaire électricité n'a pas coûté un seul euro à l'Etat en 2022
En revanche, le nucléaire (et donc EDF) a été mis à contribution cette année-là
En 2023, le coût sera plus élevé aussi.
Pourquoi? Regardons en détail
Petit prélude pour comprendre : les tarifs réglementés sont fixés en février et en août d'une année en regarder les conditions de marché de l'année précédente
Raison pour laquelle en 2023 on paye les déboires du nucléaire de 2022, nous allons le voir après
Deux choses ont permis d'alimenter le bouclier tarifaire de 2022 pour limiter la hausse des tarifs réglementés à 4% :
- La baisse de la taxe "CSPE" sur nos factures
- La hausse des volumes d'ARENH (le nucléaire régulé vendu par EDF à ses clients et ses concurrents)