Première décision : la "transition écologique", c'est déjà fini. Priorité à la croissance ! Au moment où, pour ne citer que cet exemple, Barcelone va construire une (très polluante) usine de dessalement d'eau de mer pour permettre à ses habitants de boire. 2/
Cette priorité donnée à la croissance, c'est le massacre de la planète, des sols arides, des villes surchauffées, de la pollution, des maladies cardiaques, des cancers, une jeunesse sans espoir. Ah mais bravo les gars ! 3/
Il est consternant par exemple de lire la sempiternelle phrase concernant "la transition écologique et numérique", d'ailleurs reprise telle quelle dans l'article, ce qui n'est pas acceptable, car ces deux transitions *s'opposent*. 4/
La "transition numérique", c'est toujours plus d'acier pour les ordis, donc de consommation de charbon pour le produire, comme l'expliquent Jean-Baptiste Fressoz et toutes les personnes qui ont réfléchi plus de 30 secondes au sujet. 5/
Plus d'ordis, c'est plus de câbles, de serveurs, une folle consommation d'électricité qui nécessite de construire des centrales, donc du béton, et une hausse de la consommation de charbon puisque l'électricité est d'abord produite à partir de lui sur Terre. 6/
Il est donc, pardon, strictement impossible de mettre dans la même phrase "transition écologique et numérique". C'est aussi cohérent que moi quand je dis "J'ai envie d'être mince cet été, mais là je me fais une tartine de miel au saucisson". 7/
Célia Izoard : "Quand on s'intéresse à la chaîne de production du numérique, force est de constater que les deux "transitions" sont antinomiques". Encore faut-il s'intéresser à la production, aller voir les choses ! Suite... 8/
"On a équipé les foyers occidentaux des machines les plus intensives en matières premières que l'humanité a connues. Et on ose parler de "dématérialisation" et de... "nuage" !" 9/
"L'extraction est très violente." Réfléchir à ce mot, l'extraction... "En Birmanie, Inde, Amazonie, les États sacrifient les peuples autochtones pour construire des mines, des barrages, des routes". Vous avez déjà visité une mine, les débiles de la "dématérialisation" ? 10/
La source de cet indispensable entretien, que personne n'a lu chez les génies de l'UE, surpayés avec nos impôts, qui nous promettent aujourd'hui... de nous tuer. (La Croix). Bonne journée. ☀️ 11/11
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"Les milliardaires, tous prélèvements obligatoires compris, paient deux fois moins d'impôts que la moyenne des Français".
😳😳😳
Quand est-ce que des journalistes vont cesser d'accepter d'entendre cette fake news ?
J'explique, encore : lemonde.fr/politique/arti…
La "moyenne des Français" reçoit plus en services publics et en prestations sociales qu'elle ne paie en prélèvements obligatoires.
Il serait impossible qu'il en aille autrement. L'argent de l'État et de la Sécurité sociale va quelque part.
C'est impossible de ne parler que des prélèvements, sans mentionner leur contrepartie. C'est ce que font... les ennemis de l'État social, comme l'IFRAP.
Tous les chiffres
À la base de la proposition de taxe portée par l'ange Gabriel, il y a un graphique. C'est le fondement de son raisonnement. Il est tiré d'un livre de Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez en 2011, intitulé "Pour une révolution fiscale" (Seuil). Ce graphique, le voici :
Gabriel Zucman @gabriel_zucman l'a reposté dans ce fil :
Je mets les deux captures d'écran essentielles. Prenez tranquillement le temps de bien lire, on n'est pas pressés. ;-)
Ce graphique, je l'ai enseigné pendant des années. Je l'ai évoqué dans un article pour "Charlie Hebdo". Alors que j'écrivais sous pseudo, j'avais eu la grande surprise de recevoir un mail de Monsieur @sterdyniak, immense macro-économiste. Henri me disait que j'avais tort.
La proposition des fonctionnaires sur-payés de la Cour des Comptes d'indexer les remboursements de santé sur les revenus des personnes découle de ce que ces gens n'ont pas été formés à l'histoire sociale, l'histoire politique, ni à celle de la protection sociale. Sinon, elles et
ils sauraient que LA raison pour laquelle notre système de protection sociale existe encore un peu, c'est qu'il n'est PAS (trop) redistributif. Chômage, retraites : plus on gagne, plus on cotise ; et plus on cotise, plus on reçoit quand le chômage ou la vieillesse arrivent. Aux
États-Unis, au Royaume-Uni, ils ont des systèmes de protection sociale dits "beveridgien", où tout le monde reçoit la même - faible - somme. Donc quand vous avez un haut salaire, deux problèmes se posent. Un : vous cotisez plus que les autres (sous forme d'impôts). Deux : vous
Extraordinaires articles dans Les Échos ce matin, consacrés aux prix - notez le pluriel ici - de l'électricité en Europe. En France, nous avons trop de... prix négatifs. Oui oui.
Au nord, la Norvège, grosse productrice de jus grâce à ses barrages, veut limiter ses exportations
vers le Danemark, car elle en a marre de subir les variations de prix que les échanges avec celui-ci lui imposent. Enfin, la ministre suédoise de l'énergie est entrée en confrontation directe avec l'Allemagne. Elle estime que "Il n'est pas juste que les Suédois paient des prix
allemands pour des décisions allemandes". Gloups.
Sur le plan théorique, c'est passionnant : parce que l'on a créé à toutes forces un marché européen de l'électricité de manière théorique, on a engendré des prix tellement absurdes - jusqu'à être négatifs ! - et/ou qui
Aux États-Unis, les droits d'inscription très élevés que les Universités imposent à leurs étudiants leur permettent de verser des salaires de début de carrière près de 10 fois plus élevés qu'en France. Résultat : nos jeunes formés avec nos impôts à Polytechnique et à Normale Sup'
y courent. Et, contrairement à ce que fit Thomas Piketty en son temps, ils reviennent de moins en moins dans leur terre natale. Parmi 3 Prix Nobel "français" récents, 2 en physique et 1 en chimie, aucun ne travaille plus en France depuis des années, voire des décennies. C'est la
même chose dans les entreprises. Aux États-Unis, un économie fortement inégalitaire, à l'université comme dans la Silicon Valley, permet d'attirer les meilleurs cerveaux de la planète, d'où de fortes innovations, et donc une forte croissance de ce pays. Dans un monde devenu
Petite pensée du matin. Vous avez vu comme nous prenons certains problèmes à l'envers ?
Deux exemples. 1. De nombreuses femmes sont harcelées par des conducteurs de VTC ? Uber leur propose de choisir une conductrice. C'est une bonne idée. Mais, de façon complémentaire, et plus
importante, il faut éradiquer le problème à la racine.
C'est facile à faire, en obligeant les conducteurs de VTC à passer un diplôme - difficile -, où cette question serait centrale. Où ils prendraient conscience des risques pénaux qu'ils encourent. Où ils rencontreraient des
victimes. Où ils seraient formés. De plus, tous les conducteurs devraient être identifiés quand on commande une course et, au moindre problème, immédiatement suspendus. Tout cela coûte très peu d'argent, est facile à faire, et efficace.
Pourquoi ne le fait-on pas ? Parce