En Somalie 🇸🇴, l'Egypte 🇪🇬 et l'Ethiopie 🇪🇹 au bord de la confrontation militaire.
Da manière unilatérale, Addis Abeba a lancé la 5ème phase de remplissage du barrage de la Renaissance, provoquant une réaction hostile du Caire.
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Sur ses réseaux sociaux, le premier ministre Ethiopien Abiy Ahmed 🇪🇹 pose fièrement devant l'immense barrage de la Renaissance sur le Nil bleu à la frontière Soudanaise.
Ce projet pharaonique doit fournir le pays en électricité et en eau pour son agriculture.
Le bassin du Nil traverse plusieurs pays pays, l'Ethiopie et la région des grands lacs (Ouganda, Rwanda…) sont les châteaux d'eau des Nil bleu et blanc.
L'Egypte se situe à l'embouchure du fleuve. Dans cette zone désertique, le fleuve est un sillon de vie indispensable.
L'Ethiopie a entrepris la construction du barrage de la Renaissance de manière unilatérale, un barrage qui pourrait en faire devenir une véritable puissance régionale.
Des accords de partage des eaux ont eu lieu avec les deux pays en aval, le Soudan et surtout l'Egypte.
L'Ethiopie, une fédération multiethnique surnommée la "Yougoslavie d'Afrique" sort d'une guerre dans la région du Tigré au nord du pays.
Le premier ministre Abiy Ahmed a de grands projets pour son pays, qui accueille nombre d'investissements.
Mais il n'a pas d'accès à la mer...
L'Ethiopie est un Etat instable. Le peuple des Somalis à l'est du pays, ethniquement proches de la Somalie a été à l'origine de la guerre de l'Ogaden entre 1977 et 1978.
En 1991, l'Ethiopie perd le contrôle de l'Erythrée après 30 ans de guerre, une nouvelle guerre commence alors pour le tracé de leurs frontières, la paix n'étant signée qu'en 2018.
L'Ethiopie perd ainsi tout accès à la mer. Alors, le gouvernement d'Abiy Ahmed cherche des ports.
Il y a Djibouti, certes, mais c'est là qu'intervient le Somaliland. Ce pays reconnue par aucun autre Etat est l'ex Somalie Britannique, qui exerce sa propre souveraineté.
Officiellement, le Somaliland fait partie de la Somalie. Mais depuis la guerre civile de 1991, le pays est en pratique complètement indépendant, avec son armée, son drapeau, sa monnaie et sa capitale, Hargeisa.
Mais le Somaliland, oublié du monde, dispose d'un atout, ses ports.
L'Ethiopie l'a compris et en s'engageant à reconnaitre le Somaliland comme Etat, elle se voit offrir un accès privilégié au port de Berbera sur le golfe d'Aden.
Depuis plusieurs mois, les investissements Ethiopiens se sont accélérés au Somaliland.
L'Italie 🇮🇹 a apporté un soutien matériel à la Somalie, son allié historique face à l'Ethiopie, offrant plusieurs hélicoptères BELL.
La Somalie dispose aussi de nombreux alliés Africains dans la lutte contre Al Shababs, dont une présence militaire Ethiopienne.
Mais ce qui retiendra notre attention, c'est l'annonce de l'arrivée de 10 000 soldats Egyptiens 🇪🇬 dans le cadre d'une mission de l'Union Africaine en Somalie.
L'Egypte pourrait même utiliser les bases aériennes Somaliennes avec ses avions de chasses.
La décision Egyptienne est à interpréter ainsi :
L'Egypte refuse de voir l'Ethiopie bénéficier d'un accès à la mer. Et puis, les négociations sur le remplissage du barrage de la Renaissance sont au point mort.
L'Egypte saisit le Conseil de Sécurité de l'ONU (communiqué).
Mais l'Egypte n'en reste pas là, le pays sait que l'Ethiopie peut menacer son approvisionnement en eau à tout moment.
Le Caire menace Addis Abeba de prendre toutes les mesures possibles pour conserver sa souveraineté.
C'est dans l'éventualité d'un bombardement du barrage de la Renaissance que l'Egypte s'est fournie en Rafales auprès de la France.
L'achat de porte-hélicoptères amphibie "Mistral" donne aussi la possibilité de s'approcher de l'Ethiopie via la mer rouge en cas de guerre.
Pour donner un autre contexte à la confrontation entre les deux pays, le Soudan était au cœur du jeu.
L'Egypte disposait d'un accès privilégié aux installations militaires Soudanaises avant le début de la guerre civile, avec une présence de Mig-29 sur la base de Merowé.
Dans la guerre civile en cours au Soudan, l'Egypte et l'Ethiopie restent très prudent, au risque de perdre la main.
De ce qu'il en ressort, l'Egypte soutien l'armée régulière et l'Ethiopie est plus proche des Forces de Soutien Rapide (paramilitaires). (via @ThomasVLinge)
En déployant des milliers d'hommes en Somalie, l'Egypte envoie un signal très clair à Addis Abeba, l'Egypte soutiendra la Somalie dans son intégrité territoriale et sera prête à intervenir directement en Ethiopie.
Nous ne sommes pas à l'abris d'escarmouches frontalières en 🇸🇴
Dans la corne de l'Afrique, c'est Djibouti qui est inquiet. Le pays profite de l'utilisation par l'Ethiopie de ses ports.
L'accord avec le Somaliland mettrai ainsi Djibouti sur la touche. Le MAE a donc proposé un port à l'Ethiopie, ce qui a provoqué l'ire de l'Erythrée 🇪🇷.
Alors que les puissances régionales se pressent en Somalie, les dissensions internes sont bien visibles : des manifestations contre la présence Egyptienne ont éclaté au Somaliland.
Le ministère des affaires étrangères du Somaliland a aussi dénoncé ce déploiement Égyptien.
Depuis quelques mois, la décision d'une future reconnaissance du Somaliland a jeté un froid entre l'Ethiopie et d'autres Etats qui lui reprochent d'encourager la déstabilisation de la Corne de l'Afrique
Un ambassadeur du Somaliland en 🇪🇹 a été officiellement nommé cette semaine.
Le conflit régional s'est même élargi avec la signature d'une alliance militaire entre le Maroc et l'Ethiopie.
Entre temps, la Somalie a décidé de renvoyer les 3 000 soldats Ethiopiens présents dans le cadre de l'Union Africaine et les 5 à 7 000 présents indépendamment.
Malgré les alliances, on en peut pas résumer la situation si facilement, mais pour faire simple :
3 jours après une triple offensive du JNIM et du FLA contre l'armée malienne 🇲🇱 et l'Afrika Corps russe 🇷🇺, le point sur la situation :
Le Front de Libération de l'Azawad a levé ce matin son drapeau sur Kidal, marquant une retentissante victoire.
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Alors que les rebelles touaregs du Front de Libération de l'Azawad (FLA) levaient leur drapeau sur Kidal, russe de l'AC et une partie des maliens (FAMA) étaient escortés par le groupe terroriste JNIM (groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans) en dehors de la ville.
Le 14 novembre 2023, deux semaines après le départ de la MONUSCO de Kidal, les FAMA et Wagner aveint relancé la guerre contre les touareg (malgré les accords de paix d'Alger), s'emparant de la ville.
Depuis, les FAMA et Wagner maintenaient une série d'avant postes dans le nord.
Ce que beaucoup de leaders ne comprennent pas, c'est que Moscou se fiche de protéger un homme, ils protègent leur influence (parfois même en négociant directement avec leur ennemi, comme avec l'Azerbaïdjan, HTS ou le JNIM).
En Afrique, l'influence russe est en réalité assez faible. Ils tentent surtout de contrer l'influence occidentale.
Les investissements en Afrique ne sont pas russes, ils sont chinois, émiratis, turcs... les russes sont là que pour la propagande et une apparente sécurité.
A la suite d'une alliance, les djihadistes du JNIM et les rebelles du FLA ont lancé une vaste offensive commune ce matin au Mali.
Les armées maliennes 🇲🇱 et russes 🇷🇺 sont en difficulté dans le nord mais gardent le contrôle de la capitale Bamako.
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Deux semaines plus tôt, la junte malienne 🇲🇱 a décidé de reconnaitre le Sahara Marocain 🇲🇦 provoquant l'ire de l'Algérie 🇩🇿.
Les tensions croissantes entre Alger de Bamako sont visibles dans cette offensives, notamment au vu de la proximité entre le FLA et l'Algérie.
Qui sont les acteurs ?
FLA = front de libération de l'Azawad, rébellion (principalement Touareg) unifiée contre Bamako, souhaitant l'indépendance du nord du pays
JNIM = Al Qaida au Mali
EIGS = Etat Islamique au Grand Sahara, concurrent du JNIM, ne semble pas impliqué dans les combats
FAMA = Forces Armées Maliennes
AC = Africa Corps, nom de l'armée russe d'Afrique présente au Mali
On entend souvent qu'un drone à 1 000€ peut détruire un char à plusieurs millions, rendant celui-ci obsolète.
Et bien c'est faux et je vais vous le démontrer. D'abord, il ne faut en général pas un drone mais plus de 15, parfois jusqu'à 40 pour simplement immobiliser un char.
Les chars sur le front ukrainien ressemblent désormais à des cages hideuses. Ils peuvent résister à des dizaines d'impacts de FPV.
Evidemment, si vous envoyez 10 T72 classiques pour prendre un village en Ukraine, il est très probable qu'aucun ne reviendra
This month of april 2026, Russia seized 117km2, of which 55% are located on the UKR-RUS 🇺🇦🇷🇺 border
Since the start of the year, Russian northern corps expanded its infiltrations in Sumy and Kharkiv regions
This strategy is forcing Ukraine to defend the border
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The current war is mainly fought in the blue area, the active frontline. The green area is a secondary frontline (Dnipro river).
Expanding the war on the black line (border) means a lot bigger frontline. Grey borders are unlikely to be expanded into conflict. (@UAControlMap)
According to data gathered by @Pouletvolant3, Russia seized 117km2 of Ukraine this month (still 8 days to go).
The situation is similar to 2024 and 2025, but this year has seen less progress than in 2025 (Kursk not included + half of this year is in Sumy last year was in Donbas)
Un drone FPV ukrainien 🇺🇦 du 1er corps Azov a survolé le stade du Shakhtar Donetsk.
A plus de 55km de la ligne de front, la ville de Donetsk n'est plus à l'abris des drones. En parallèle, l'armée ukrainienne intensifie ses frappes dans les territoires occupés.
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Publiée par le 1er corps d'Azov, cette vidéo montre les drones FPV ukrainiens volant librement au dessus du cœur de la ville de Donetsk, plus grande ville ukrainienne occupée par l'armée russe.
Les drones visent également de nombreux camions de logistique de l'armée russe.
En parallèle, l'armée ukrainienne multiplie les frappes à moyenne portée, principalement avec des drones FP-1 et FP-2.
Des dizaines de frappes ont lieu chaque jours et mettent à mal l'armée russe dans la profondeur.